Publié le vendredi 09 septembre 2011 à 10H36 - Vu 1218 fois
SEDAN (Ardennes) Mabillon a figuré une nouvelle fois au rôle du conseil des prud'hommes. Mais avec, au final, une volonté manifeste d'apaisement des diverses parties.
ON croyait l'affaire une fois pour toutes clarifiée et résolue. Mais force est de constater que l'ambiance au collège et lycée Mabillon est restée polluée lors de la récente rentrée scolaire par le bras de fer opposant son président à la directrice de l'établissement. Pourtant les deux derniers épisodes de ce dossier sensible semblaient avoir définitivement clôturé ce différent récurrent.
D'abord, parce que Raymond Franey, l'avocat de Céline Colombo, avait obtenu gain de cause le 2 mai devant le conseil des prud'hommes en obtenant le rétablissement de sa cliente dans ses fonctions suite à une mise à pied avec mesure conservatoire survenue le 12 avril 2011 et finalement jugée « contraire aux règles légales et statutaires ».
Ensuite, du fait que le conseil d'administration de l'OGEC (organisme de gestion des établissements catholiques), réuni autour de son président, Laurent Jubeaux, le 24 mai, renonçait alors à poursuivre la procédure de licenciement entamée à l'encontre de la directrice de Mabillon. On se souvient qu'à l'époque, l'OGEC avait pris cette mesure pour « une série de dysfonctionnements graves portant préjudice à l'établissement ». Sans pour autant donner plus de détails sur les griefs retenus lors de la sanction.
Conciliation
Quatre mois après le début de ce conflit larvé, la cohabitation entre Laurent Jubeaux et Céline Colombo reste malheureusement tendue puisque, jeudi après-midi, les deux parties de même qu'Olivier Fetet, le nouveau directeur interdiocésain de l'enseignement catholique, se retrouvaient à nouveau convoqués devant les prud'hommes pour une audience de référé suite à une assignation de l'OGEC par Me Franey. « Rien n'est terminé. Je croyais pouvoir à nouveau travailler en adéquation avec toutes les prérogatives définies dans mon contrat de travail signé en juin 2010. C'est loin d'être le cas », assurait la plaignante le matin de ce rendez-vous sans vouloir donner de plus amples détails sur son mal-être.
Nommé par les évêques au poste de directeur interdiocésain de l'enseignement catholique en juin mais ayant seulement pris ses fonctions le 1er septembre, Olivier Fetet exprimait clairement la position de l'autorité de tutelle lors de l'audience. « Prenant les affaires en cours et n'ayant pas eu le temps de m'imprégner totalement de ce dossier parce que j'ai aussi en charge 32 000 élèves et 120 établissements, je demande donc le renvoi de l'audience pour laisser le temps à une conciliation ». Voulant éviter de s'engager dans un conflit qui a déjà trop duré, Olivier Fetet souhaite visiblement gagner du temps pour « trouver un modus vivendi et donner la priorité à une solution de recours interne, négociable entre les deux parties et en faisant respecter le statut de l'enseignement catholique. Et, dans ce statut il est dit qu'en cas de différent ou conflit, il existe une instance d'arbitrage académique pour régler le problème ».
Même s'il estime que « rien ne peut laisser justifier de laisser la situation en cours perdurer », Me Franey a dû se résoudre à la décision du conseil prud'homale : « L'affaire est renvoyée impérativement au 29 septembre ». Mais d'ici là, une solution pourrait être trouvée entre les différentes parties pour ramener la sérénité dans un ensemble scolaire qui avec le lycée, le collège et les classes maternelles et primaires recensent près de 1 400 élèves et 74 enseignants…
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