Publié le vendredi 24 août 2012 à 09H58 - Vu 1006 fois
Comme le dit Rachel Roh, « Hello ! BIG TROUBLE IN LITTLE TOKYO… Vive la France ! »
NOUZONVILLE (Ardennes). Greg Willis, le patron d'Amérique, qui a fait tant de mal aux « Thomé-Génot », entre autres, vient de subir un retour de casier judiciaire. Forcé d'admettre qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, il a été contraint à la démission. Ainsi passe la gloire du monde…
Gregory Willis, 63 ans, ressortissant américain, ex-patron « providentiel » des Ateliers Thomé-Génot (ATG), condamné par le tribunal correctionnel de Reims à cinq ans d'emprisonnement, cinq ans d'interdiction de gérer et 20 millions d'euros de dommages et intérêts, pour abus de biens sociaux et banqueroute, n'a pas joui longtemps de son avantageux statut de président du Japanese American Cultural & Community Center (JACCC) de Los Angeles.
La révélation de son casier judiciaire français, de sa condamnation et de sa « cavale », précédemment occultés, l'a frappé d'une certaine forme d'indignité. Ce qui rendait vraisemblablement son maintien à la tête du JACCC insupportable pour la communauté américano-japonaise. De fait, l'affaire fait grand bruit à « little Tokyo », le quartier nippon de la cité des anges (250 000 âmes). Dans la nuit de mercredi à jeudi, nos interlocuteurs californiens, dûment informés de ce que « leur Greg Willis » était bien le même que celui qui avait été condamné par la justice française, nous ont appris que l'intéressé avait été vu en train de vider son bureau présidentiel au 244 S. San Pedro Street, et de plier bagage. Un agent du JACCC aurait rapporté ses propos : « It's been good working with you… [ça a été bien de travailler avec vous] » Un sentiment pas vraiment partagé par les salariés du centre communautaire auxquels M. Willis avait commencé d'appliquer ses méthodes de gestion expéditives.
De source interne au JACCC, depuis sa prise de fonction, « huit personnes au moins avaient démissionné ou été virées […] Il a créé un environnement de travail très hostile et semble ne pas se soucier le moins du monde des membres de l'équipe qui travaille avec lui, dont certains ont plus de 20 ans d'ancienneté […] ce qui n'a rien de surprenant quand on sait de quelle façon il a traité les travailleurs en France et au Canada… »
Ce mépris des salariés a causé sa perte. Car c'est en cherchant à se renseigner sur la personne de M. Willis, sur Google, que des salariés du JACCC ont conçu des doutes quant à son implication dans l'affaire « Thomé-Génot/Catalina ».
Pour en avoir le cœur net, avec le soutien de Kathy Masaoka, du Nikkei for Civil Rights & Redress, ils ont contacté l'union et nous nous sommes fait un plaisir de confirmer leurs suspicions, en identifiant le personnage et ses hauts faits, photos et documents à l'appui. Nous avons aussi adressé copie de nos articles, et l'ensemble de ces éléments à charge a été mis sous le nez des membres du « board [comité de direction] » alerté par les salariés diligents, ce qui a mis un terme à la carrière culturelle de M. Willis.
L'affaire a été rendue publique par les journalistes web Rachel Roh et Dennis Romero, le second reprenant et développant dans la rubrique « Crazy town » du L.A. Weekly, les éléments diffusés sur facebook par Rachel Roh. L'un et l'autre expliquent donc que Greg Willis, confronté à son passé criminel par le bureau du JACCC, a reconnu la réalité des faits ; en conséquence de quoi il aurait été contraint à la démission. Son adjointe Sandra Sakamoto reprendra ses responsabilités et fonctions ès qualités de directrice exécutive.
Les salariés californiens ont donc eu la peau de leur « patron-voyou ». Ce qui nous vaut un vibrant « Vive la France ! » en provenance de Los Angeles, des remerciements, et quelques interrogations aussi, de la part de l'association Nikkei for Civil Rights & Redress : « Nous craignons que Greg Willis soit de nouveau en cavale […] nous avons contacté l'attaché de l'ambassade de France à Washington DC, Arnaud Baleste […] Ils ont été en relation avec le FBI, les US Marshalls et Interpol, mais rien ne s'est encore passé […] Savez-vous ce que nous pourrions faire pour aider à remettre cet homme à la Justice ? Pourquoi les autorités et Interpol ne l'ont-ils pas interpellé plus tôt afin d'assurer son extradition vers la France ? »
Pour l'heure, une chose est sûre, d'après nos confrères Los Angelenos, Greg Willis a fait ses bagages, son numéro de téléphone au JACCC renvoie sur une messagerie et Catalina Capital Advisors ne répond plus, la ligne ayant été déconnectée.
Philippe LE CLAIRE avec Rachel ROH & Dennis ROMERO
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Les dernières contributions
grandjack
25/08/2012 à 00h41
Certaines entreprises américaines, mais je devrait dire japano-américaines ont encore une certaine morale, et c'est tant mieux.
baltik
Le pingouin club de l'UMP m'a cherché ??? La belette est de retour !!! Epée de Damocles 3 éme dane , ça sent la fin mais je reviendrais !!!! Désormais les avatars qui ne rentre pas dans les normes sont supprimés je vais faire la méme demande pour vous
24/08/2012 à 21h22
la fripouille , a ce niveau ça ne reléve pas des Prud'hommes mais de la justice , merci de revoir ta copie !!!!
la fripouille
24/08/2012 à 19h40
Heureusement que cette affaire c'est passée au USA, pareille mésaventure en France, avec les Prud'hommes il empochait un chéque astronomique en récompense
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
24/08/2012 à 18h35
Ce mec est à traquer tant qu'il n'aura pas rendu des comptes !
miroir08
24/08/2012 à 17h21
Trés bonne nouvelle qui rechauffera le coeur des anciens salariés!
Gorgone
Avec la gauche au pouvoir il reste l'égalité et la fraternité : la liberté disparait progressivement !
24/08/2012 à 17h04
Après Lance Armstrong venu piller les routes du Tour de France à coups de seringue, voilà ce patron voyou sanctionné à son tour : ça chauffe aux "states" en ce moment !
baltik
Le pingouin club de l'UMP m'a cherché ??? La belette est de retour !!! Epée de Damocles 3 éme dane , ça sent la fin mais je reviendrais !!!! Désormais les avatars qui ne rentre pas dans les normes sont supprimés je vais faire la méme demande pour vous
24/08/2012 à 14h16
ça s'appelle avoir le retour du bâton , j'espère qu'il sera extradé et qu'il rendra des comptes aux Thomé-Genot !!!!!
themisblind
24/08/2012 à 13h27
Finalement le scoop se résume à ce que les salariés du JACCC se sont renseignés après avoir enquêté sur Google ?
adhonores
24/08/2012 à 12h17
EH bien tout les espoirs sont permis et merci pour l'excellente et rapide coopération les choses changeraient elle.......?ce serait un problème pour nos sabreurs qui seraient contraint de changer leur copié collé,bon pas encore ils faut plus de concret normal mais c'est un début....!
Et vive les états UNIS Décidément y a un vent.....!de changement,croisons les doigts,et se sentir en accordc'est quand meme bien.....!
eau de rose
24/08/2012 à 11h17 | 1
Bravo pour cette réaction rapide et efficaces das américains. Même si cela ne règle en rien le problème juridique en France, c'est une victoire morale symbolique pour les Thomé-Génot
Airborn
24/08/2012 à 11h15 | 1
La honte et le déshonneur sont les pires sanctions du monde.
"mal famae" en latin. La mauvaise réputation.
Cela a donné"mal famé" en français.
En américain...je ne sais pas..."bastard", peut-être...
Mille fois bravo à l'Union, qui réussit là un très beau coup journalistique.
Continuez.
Mais un pays, en général, n'extrade pas ses nationaux; il y a donc peu de probabilités de voir les USA nous envoyer ce voyou en recommandé. Dommage. Les prisons françaises lui auraient apporté de nouveaux horizons...
Commentaires anonymes
24/08/2012 à 11h11
C'est un début !
Bravo à Philippe LE CLAIRE, Rachel ROH et Dennis ROMERO pour ce qu'ils ont fait. Ne baissez pas les bras et continuez dans ce sens.