Publié le dimanche 28 octobre 2012 à 12H00 - Vu 84 fois
Anne-Sophie Pagnier aspire à beaucoup mieux que sa moyenne actuelle de 4,8 points par match.
BASKET-BALL (L1 fém.) /Au moment d'accueillir Lattes-Montpellier, Anne-Sophie Pagnier souhaite que les Flammes carolos se libèrent en attaque.
PRÉCÉDÉE d'une réputation de shooteuse, Anne-Sophie Pagnier (25 ans) peine à retrouver sa dextérité de la fin de saison passée.
Mais l'ailière carolomacérienne promet de travailler pour remédier à sa frustration.
Anne-Sophie, existe-t-il plus de satisfactions que de regrets depuis le début de la saison ?
« Il y a beaucoup de satisfaction parce qu'on se donne à fond à chaque match. On ne lâche rien, on essaie de faire du mieux possible. On a parfois éprouvé de la malchance à la fin de certaines rencontres. En étant épuisées physiquement, on a eu du mal à se relancer.
La défaite à Mondeville a, par exemple, suscité énormément de frustration. On pouvait battre cet adversaire, mais après une très bonne première mi-temps, on a pris un gros coup dans le troisième quart-temps. À la fin, on a commis quelques erreurs en raison de la fatigue. »
« A Bayard, tout peut se passer »
Comment avez-vous préparé la réception de Lattes-Montpellier sans Djéné Diawara, ni Sheana Mosch ?
« On s'est bien entraîné, on a préparé cette rencontre comme toutes les autres. C'est vrai que Djéné était blessée et Sheana était rentrée aux Etats-Unis, mais les jeunes étaient là. On a bossé correctement pour essayer de battre Lattes-Montpellier. C'est une très bonne équipe, avec des joueuses performantes à tous les postes, mais on sait qu'à Bayard, tout peut se passer. »
Vous avez construit vos deux victoires grâce à une excellente défense. Sera-ce suffisant pour dominer le leader du championnat ?
« On défend bien, mais on manque de réussite en attaque. On peine à chaque fois à dépasser les 55 points. Il faut absolument qu'on marque davantage. Ça signifie qu'on doit être plus adroites, voire qu'on prenne plus de risques. La défense n'est pas un problème, ça correspond à notre style de jeu. Si on défend efficacement, on pourra développer du jeu rapide. »
Êtes-vous admirative du parcours de l'équipe héraultaise, invaincue en six rencontres officielles ?
« On est toujours admirative des grandes équipes, comme Bourges, mais aussi Lattes-Montpellier, qui dispute l'Eurocoupe. Quand on regarde jouer cette formation, on la trouve forte à tous les postes.
La meneuse Edwige Lawson-Wade est médaillée olympique, ce n'est pas rien. Mais on va essayer de rendre le match difficile aux Héraultaises. »
Même si vous manquez de rotations, vous bénéficierez peut-être d'une plus grande fraîcheur que votre adversaire qui s'est déplacé jeudi à Satu Mare (Roumanie) en Eurocoupe…
« Les Montpelliéraines vont sûrement vouloir qu'on joue vite. Au contraire, il va falloir placer notre jeu et poser les bons écrans. Il faudra les forcer à défendre davantage, car elles vont être fatiguées. »
Comment jugez-vous votre début de saison personnel ?
« Il existe un peu de frustration dans la mesure où je n'ai pas beaucoup d'adresse. Je travaille pour que ça change parce que j'avais débuté par un bon premier match à l'Open.
Il est certain qu'on a affronté de grosses équipes, mais j'ai eu des shoots ouverts pour marquer. C'est surtout une question de confiance, car je me sens bien dans l'équipe.
J'ai beaucoup travaillé individuellement pendant l'été, j'espère que la réussite va vite tourner. Pourquoi pas dès cet après-midi ? »
Propos recueillis par Cédric GOURE
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