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Les dessous de la vente à domicile

Publié le jeudi 04 octobre 2012 à 09H28 - Vu 455 fois


Un mode de vente qui se développe.

Un mode de vente qui se développe.


VOUZIERS (Ardennes). Ce soir, à 18 h 30, à la salle Bellevue, des vendeuses à domicile en lingerie fine recrutent. Mais en quoi consiste exactement cette activité encore méconnue ?

Josette Henseval, 64 ans, a connu des activités professionnelles diverses.

Il y a environ quatre ans, elle prend sa retraite, quittant son emploi dans le notariat. Et quelques mois après, la voilà vendeuse de lingerie à domicile ! Un métier qu'elle exerce toujours depuis.

« Tout se passe comme une réunion Tupperware®, explique-t-elle. J'arrive chez une personne qui a invité des amies, des voisines… Je me présente, j'explique ce que je fais, je montre le catalogue. Puis viennent les essayages dans la salle de bain, et je prends les commandes. »

Aujourd'hui, Josette parvient à vendre pour 1.600 euros de lingerie par mois, avec un maximum de cinq ou six réunions. Mais sur ces 1.600 euros, elle ne touche qu'une commission.

Le niveau de cette commission augmente selon le chiffre réalisé, mais également avec le recrutement de nouvelles vendeuses.

Et cet esprit se retrouve partout : ainsi, celle qui accueille simplement une réunion aura un cadeau si un chiffre suffisant est réalisé.

Autant le dire, il paraît difficile de vivre de cette pratique.

« Pour moi, c'est un complément de revenu, résume Josette, qui a «mis en route» une dizaine de vendeuses. On a le statut de vendeur à domicile indépendant (cumulable avec le chômage, NDLR), donc si on ne fait pas de chiffre, personne ne nous tape sur les doigts. Je pars aussi en vacances si je veux. »

Le seul vrai risque, à l'entendre, est de voir trop grand la première année et de se retrouver avec du stock sur les bras. « Au début, c'est difficile, on invite la famille, on fait du ''phoning'', du démarchage, reconnaît-elle. Mais moi, dès la première année, je n'ai pas perdu d'argent. »

Ce soir, de 18 h 30 à 21 heures, salle Bellevue, entre un défilé de lingerie (« mais soft, on ne veut pas de gens qui viennent là pour s'amuser »), des vendeuses témoigneront… avec l'objectif avoué d'en recruter d'autres.

Mais n'est-ce pas se créer sa propre concurrence ? « Vous savez, à Vouziers, il y a dix ans, il y avait trois magasins de lingerie, répond Josette. On nous dit que notre clientèle, ce sont toutes les femmes avec une petite culotte. Donc toutes les femmes. »

On se gardera bien de réfléchir trop longtemps à cette dernière déduction, pour écouter Josette décliner les avantages annexes de sa nouvelle activité : « Ça m'a apporté plein de choses, notamment de la confiance en moi, une facilité à parler devant un groupe de personnes… Et ça me fait sortir de chez moi. »

Ça, c'est du soutien.

Jeudi 4 octobre, de 18 h 30 à 21 heures, salle Bellevue. Témoignages, défilé, tombola (lots, 150 et 50 euros de lingerie). Entrée gratuite.

J.B.
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Commentaires anonymes

05/10/2012 à 06h59

quand on est a la retraite , mais pour les jeunes, temps et gains , je ne pense pas que ça les fera vivre

TRINIDAD

CHAMPAGNE

04/10/2012 à 19h36

à quand les ventes à domicile de "lingerie " Homme ?

Commentaires anonymes

04/10/2012 à 18h58

Pas facile comme JOB !

lucreims

reims

04/10/2012 à 17h38

j'espère que c'est imposable !!

contreuve1911

04/10/2012 à 12h47

Voila qui permet d'assurer son avenir.

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