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Le tulipier de Marie-Antoinette à vendre dans les Ardennes

Publié le mardi 14 février 2012 à 11H59 - Vu 846 fois


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Réparties en 22 lots,  les planches représentent plus de 260 mètres cubes d'essences nobles :  chêne, tulipier  de Virginie, noyer et loupe de noyer, sycomore, séquoia, châtaignier, pin, merisier, cyprès chauve, charme, hêtre, orme, loupe de frêne, etc.

Réparties en 22 lots, les planches représentent plus de 260 mètres cubes d'essences nobles : chêne, tulipier de Virginie, noyer et loupe de noyer, sycomore, séquoia, châtaignier, pin, merisier, cyprès chauve, charme, hêtre, orme, loupe de frêne, etc.


TOULIGNY (Ardennes). Le village de Touligny accueille jeudi après-midi une vente aux enchères insolite : suite à la liquidation de la scierie Rohart, des arbres du château de Versailles, arrachés par la tempête de 1999, seront mis en vente. Parmi eux, le célèbre tulipier de Virginie planté par la reine Marie-Antoinette en 1783.

CE n'est pas une histoire drôle, mais deux histoires tristes. Chacune se déroule en décembre.
Premier acte : dans la nuit du 25 au 26 décembre 1999, des rafales atteignant 210 km/h soufflent pendant deux heures dans les jardins du château de Versailles. Près de 20 000 arbres (sur 200 000) sont touchés. Soit fendus, soit déracinés. Selon les historiens du château, « parmi les arbres touchés, 80 % des espèces rares sont détruites. Figurent, parmi eux, quelques spécimens historiques tels, au Trianon, les deux tulipiers de Virginie plantés par Marie-Antoinette en 1783. »

La tempête du siècle

Ces deux arbres, sans doute les plus photographiés de France, deviennent rapidement un des symboles du désastre causé par la tempête du siècle.
Acte II : douze ans plus tard, le 21 décembre 2011, à 248 kilomètres du hameau de la reine, la liquidation judiciaire des établissements Rohart, à Touligny, est prononcée. Son patron, Bernard Rohart, spécialisé dans la scierie et la vente de bois, a dû mettre la clef sous la porte, suite à des soucis de santé et de trésorerie. La liquidation se traduit par la vente aux enchères publiques du matériel de l'entreprise. Or c'est à cette occasion que nous avons découvert qu'en plus des outils et des véhicules propres à son activité, seront également vendus des centaines de mètres cubes de bois précieux. « Environ 80 % proviennent des coupes qui ont été effectuées dans les jardins du château de Versailles et du Petit Trianon suite à la tempête », souligne le commissaire-priseur Dominique Bauer.

Il avait racheté le bois des rois

Touché par le spectacle affligeant qu'offrait le château, Bernard Rohart avait en effet décidé de racheter d'importantes quantités du bois des rois. Il avait même rédigé un livret à compte d'auteur, intitulé « Tempête sur Versailles », dans lequel il précisait sa démarche.
Évoquant l'« œuvre forestière » du château, la « désolation dans le secteur du Petit Trianon » (*), il écrit : « Les pertes sont inestimables. Le souvenir de ces géants couchés, de ces arbres uniques blessés jusqu'au cœur, restera à jamais gravé dans ma mémoire. Abattu devant ce champ de bataille désastreux, je me suis senti mu par un désir de sauver ces arbres magnifiques. La tempête les avait fauchés, mais je pouvais les acheter afin qu'ils ne disparaissent pas complètement. Je m'y suis attelé malgré les difficultés et mes moyens limités. »
Il admirait tout particulièrement un arbre : le fameux tulipier de la reine Marie-Antoinette, dont on raconte qu'il lui faisait perdre la tête. Elle adorait cet arbre jaune venu d'Amérique, qu'elle avait planté en même temps qu'elle faisait construire le « hameau de la reine ».
Maître Bauer raconte qu'avec le placage de ce tulipier, Bernard Rohart confectionnait de petits bibelots artisanaux, « qu'il vendait accompagnés d'un certificat attestant l'origine du bois ». C'est donc un pan d'histoire qui sera vendu aux plus offrants à Touligny. Si les différents lots intéressent essentiellement les ébénistes, menuisiers et marchands de bois, les passionnés de Versailles comme les nostalgiques de l'Ancien régime ne resteront pas non plus… de bois.
Guillaume LÉVY

* Construit par Louis XV pour Madame de Pompadour et prisé par Marie-Antoinette.
Vente le 16 février à 14 heures aux établissements Rohart, 6 rue Basse à Touligny (près de Poix-Terron). Exposition le jour de la vente à 10 h 30. Renseignements au 03.24.57.42.66 (ou sur www.interencheres.com/08001).

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kristian02

14/02/2012 à 23h58

Contrairement à "Mac_tarry" il ne me semble pas que ce bois ne finira pas dans la cheminée, mais en export (Chine ?), et sera de retour dans plusieurs mois en France et en Europe de l'Ouest sous forme de petits bibelots.
Mais enfin cela fera beaucoup plus de carbone que la combustion dans une cheminée avec le transport (sans taxe sur les carburants pour le transport), et sans faire travailler nos proches compatriotes de France et de Belgique.

Mac_tarry

14/02/2012 à 23h40

Tout est bon à vendre pour les commissaire priseurs. Si cela ne part pas dans la cheminée, cela permettra de stocker du carbone !!!

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