Publié le samedi 24 décembre 2011 à 11H14 - Vu 663 fois
Recouvrant près d'un tiers du département, le PNR contient 62.000 hectares de forêt (ici à Monthermé).
Ardennes. Après onze ans de gestation, le parc naturel régional des Ardennes, destiné à valoriser le territoire, est officiellement né mercredi par la signature du Premier ministre.
FRANÇOIS FILLON a donné officiellement naissance, mercredi 21 décembre, au Parc naturel régional (PNR) des Ardennes, le 47e du genre en France. Le décret signé par le Premier ministre concrétise un projet lancé à Hargnies en 1999, lorsque fut créée l'association de préfiguration du PNR.
Soumis en janvier dernier à enquête publique puis à la délibération des signataires (seule la commune d'Aouste, située au cœur de la Thiérache ardennaise, s'était opposée au projet), le projet de charte* reçut ensuite les avis favorables du Conseil national de la protection de la nature et de la Fédération des PNR de France.
Avis intermédiaire favorable
L'heureux épilogue de mercredi n'est pas une surprise depuis qu'en 2007, le ministère de l'Écologie avait décidé de rendre un « avis intermédiaire favorable » à ce projet de parc. Dans une charte aux élans parfois lyriques, le projet de PNR se justifiait par la volonté de « fédérer et coordonner un nouveau développement durable et sensibiliser visiteurs, habitants et touristes potentiels en prenant appui sur ces richesses qui se conjuguent au pluriel […] Ainsi sont les Ardennes, diverses, multiples, et une à la fois, d'une richesse incomparable ».
Suite à la signature du Premier ministre pour le « projet de territoire 2012-2024 », le président du PNR des Ardennes Jean-Marie Meunier s'enthousiasmait dans un communiqué : « Le PNR est un outil qui participera au développement économique du territoire. C'est une consécration et une reconnaissance pour le département tout entier ».
Ce parc à la mise en œuvre duquel Région, Département, communes, intercommunalités et Etat ont contribué, se compose de 91 communes (soit 77.000 habitants) et 6 communautés de communes. Désormais « reconnu pour la qualité et la fragilité de son patrimoine naturel et culturel », ce territoire s'étend sur près d'un tiers du département, de Nouzonville à Givet et de Gespunsart à Signy-le-Petit, soit 117.680 hectares dont 62.000 de forêt.
M.L.
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