Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Le futur hôtel de Rethel appelle à l'actionnariat privé

Publié le mardi 26 juin 2012 à 09H40 - Vu 420 fois


Patrick Monod se tourne vers un autre mode de financement pour la construction de son hôtel : les actions et obligations privées.

Patrick Monod se tourne vers un autre mode de financement pour la construction de son hôtel : les actions et obligations privées.


RETHEL (Ardennes) Il n'avait jamais imaginé se heurter à ce point à un mur. Patrick Monod, propriétaire du restaurant La Table de Sandorine, zone de l'Étoile à Rethel, multiplie depuis deux ans les rendez-vous auprès des banques.

En vain. Son projet de création d'un hôtel franchisé ne trouve plus aucun soutien. « Nous avons 30 % d'apport sur un projet dont le coût s'élève à 2,2 millions d'euros : soit 850 000 € et Oseo garantit la moitié du prêt si une seule banque s'engage… C'est un risque à 750 000 euros pour la banque, soit l'équivalent d'un trois pièces parisien ! » s'étrangle le restaurateur. Si, initialement, certaines banques s'étaient dites prêtes à l'accompagner, aujourd'hui la porte est résolument close. La crise et la réduction des crédits sont passées par là. « On avait même signé des accords de marché avec des entreprises locales et des travaux étaient en préparation sous réserve de l'accord des banques. » Mais l'accord n'est jamais venu. Pourtant, ce projet n'a rien de fantaisiste.

Un hôtel deux étoiles sous la franchise Balladins disposant de 44 lits et construit en vue d'obtenir l'éco label européen (économies d'énergie, pompe à chaleur, isolation renforcée ne nécessitant pas de climatisation, etc.). Et qui surtout fait l'objet d'un large consensus autant des politiques et de la population que des entreprises confrontées au déficit criant d'établissements d'hébergement sur ce territoire. Les banquiers locaux y seraient même favorables, selon le restaurateur. Mais ça coince dans les sièges sociaux parisiens avec pêle-mêle comme argument : « Le département des Ardennes est sinistré », « Rethel n'est pas connu », « L'hôtellerie est un secteur compliqué »...

Alors, avec le soutien d'un expert financier, le chef d'entreprise s'apprête à s'orienter vers des financements privés. « Deux millions de Français ont retiré leurs investissements boursiers depuis trois ans », constate-t-il. Autant d'investisseurs potentiels à qui pourrait être proposé soit de devenir actionnaires et donc copropriétaires de l'établissement, soit d'investir via des obligations privées, autrement dit un simple prêt, mais avec un taux d'intérêt plus élevé.
Dix-sept actionnaires avaient déjà été réunis préalablement, permettant de réunir 450 000 euros. « L'idéal serait de réussir un mixte entre gros et petits investisseurs. » La prospection est en cours et les modalités sont actuellement à l'étude. Une fois le capital réuni, Patrick Monod n'écarte pas l'hypothèse de s'adresser à des banques étrangères pour, enfin, finaliser son projet.

carl hocquart
Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Les dernières contributions


Commentaires anonymes

27/06/2012 à 11h44

tout a fait d accord avec vous chgros08 le projet est tres bon mais les banques ne peuvent pas suivre qu un seul homme

Chgros08

27/06/2012 à 11h27

Jumbo, il faut savoir suivre les porteurs de projet lorsqu'il y a pénurie.
Au niveau hébergement sur Rethel, ça craint.
Mis à part le Moderne et le Sanglier (et là j'aurais peur d'y aller), pas grand chose si ce n'est aller à Reims ou Charleville. Je pense très sincèrement qu'il s'agit d'un dossier viable déposé au mauvais moment...

Commentaires anonymes

27/06/2012 à 10h25

cet homme a deja ouvert un restaurant il y a peu de temps, la il veut un hotel, ce serait trop facile si les banques suivaient tout le monde tout le temps, on aurait chacun notre resto et notre hotel et pourquoi pas un bowling!

Argon

26/06/2012 à 18h00

Oui, c'est bien cela la réalité actuelle intensifiée dans les zones sinistrées auxquelles appartiennent les Ardennes quelque soit la "majesté" de Woinick et le déni de certains. C'est cela que vivent toutes les personnes qui veulent obtenir un prêt, ne serait-ce que pour financer un modeste logement.

Champ

26/06/2012 à 13h55

Il faut aller prospecter du côté du Qatar !

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952