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Le boulanger téméraire, il met des « pains » à son agresseur

Publié le mercredi 03 novembre 2010 à 10H22 - Vu 1095 fois


Durant toute la journée, hier, les Renwéziens sont venus prendre des nouvelles du boulanger et de sa vendeuse et se faire raconter les circonstances de leur agression.

Durant toute la journée, hier, les Renwéziens sont venus prendre des nouvelles du boulanger et de sa vendeuse et se faire raconter les circonstances de leur agression.


RENWEZ (ardennes). Régis Sitko a l'air d'être une bonne pâte, mais il ne faut surtout pas s'y fier.  L'agresseur qui s'en est pris, lundi, à sa vendeuse, est désormais dans le pétrin.

UNE agression ne se déroule pas toujours comme prévu et il arrive, parfois, que « les caves se rebiffent », c'est-à-dire que les victimes ne se laissent pas faire. Ainsi, en faisant irruption, lundi soir, cagoulé et armé, dans la boulangerie-épicerie de la rue Jean-Baptiste-Clément, le long de l'église de Renwez, le malfaiteur carolo de 32 ans, dont il est question ici, ne s'attendait certainement pas à être proprement mené à la baguette, quelques minutes plus tard, par ceux qu'il était venu dépouiller.
Il était 18 h 30, lorsque les faits se sont produits. Dans le beau magasin, bien agencé, Véronique Louviot, 43 ans, qui y est vendeuse depuis plus de dix ans, profitait de ce que la clientèle était rare à cette heure déjà tardive, qui plus est un jour de fête, pour nettoyer les vitrines intérieures et les présentoirs à confiseries.
Totalement investie dans sa tâche, elle ne releva donc même pas la tête en entendant s'ouvrir la porte. Aussi, sa terreur fut-elle absolue de se sentir brusquement assaillie par un gaillard, le visage masqué, la serrant brutalement à la gorge, tout en lui passant sous le nez le canon d'un gros pistolet noir, lui réclamant : « La caisse, vite ! », en lui tendant un sac en plastique.
La malheureuse, bien que les jambes littéralement coupées, trouva pourtant la force de se mettre à hurler « Au secours ! », en direction de son patron, Régis Sitko, qu'elle savait être dans son laboratoire, dans l'arrière-boutique. Effet immédiat, celui-ci surgit bien évidemment aussitôt. Mais, croyant de prime abord qu'il s'agissait d'une blague, il suggéra naïvement à son employée de ne pas avoir peur, persuadé qu'il s'agissait d'une manifestation… d'Halloween !
Une maldonne toutefois vite dissipée, au vu de l'attitude devenue extrêmement menaçante du malfrat, manifestement décontenancé de se trouver, subitement, avec deux personnes à tenir en respect et rendu de ce fait d'autant plus dangereux. Est-ce de sentir cette tension ? Toujours est-il que, sans réfléchir et sans tenir compte de l'arme, ce qui était d'une rare inconscience, le boulanger se jeta alors littéralement sur son agresseur, l'un et l'autre brisant une vitrine dans leur lourde chute au sol et se blessant.

Le braqueur s'en souviendra !


Un corps à corps sauvage allait s'ensuivre, durant lequel le voleur en lâcha son pistolet, tandis que Régis Sitko lui arrachait sa cagoule, tout en le bourrant de coups, mû autant par la peur que par la rage ; le malfaiteur ceinturé essayant vainement de s'arracher à sa prise pour s'enfuir, implorant la mansuétude, suppliant qu'on le laisse partir, faisant valoir qu'il avait deux enfants…
C'était sans compter sur Véronique Louviot qui, profitant de la confusion, était sortie du magasin en trombe, pour appeler les voisins et les passants à l'aide, les pressant d'appeler les gendarmes. Des minutes d'angoisse indicibles, jusqu'à ce que ces derniers arrivent enfin et prennent possession du « colis » et de sa panoplie.
Une scène que la malheureuse, complètement traumatisée, ne pouvait évoquer sans pleurer de peur rétrospective, hier après-midi encore, à la demande des clients ; la boulangerie étant devenue, depuis les faits, une véritable attraction pour tous les Renwéziens, peu habitués, il est vrai, à de tels méfaits dans leur localité.
Ce qui est sûr, c'est que le « braqueur » se souviendra longtemps de sa mésaventure et qu'il y regardera sans doute à deux fois, désormais, avant de s'en prendre à un commerçant apparemment sans défense.
Les « pains » qu'il a reçus, ajoutés à sa chute contre la vitrine, lui ont en effet valu de telles contusions, que les gendarmes ont d'abord dû le conduire à l'hôpital avant de pouvoir l'interroger.
Il était encore, hier soir, en garde à vue, en attente de sa mise en examen, vraisemblablement pour tentative d'extorsion avec arme (encore qu'il semble ne s'être agi que d'une réplique parfaite, à s'y méprendre, d'un MAS G1). De quoi, tout de même, se retrouver en cellule pour quelque temps. Au pain sec, bien entendu…
G.G.-M.

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Les dernières contributions


didiwamdidi

04/11/2010 à 09h48

C'est vrai que la délinquance va croissant dans ce domaine, mais grâce à des boulangers courageux comme celui ci, les malfrats seront de plus en plus chocolat

Marre_des_pubs

04/11/2010 à 09h11

Bravo ! Très courageux le boulanger .

BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

04/11/2010 à 00h46

Profitant de l'absence de clients,la vendeuse en profite pour faire du travail de nettoyage et de rangement,ce qui n'a pas échappé à un individu bien attentionné et mal intentionné,qui en profite lachement pour pénétrer,cagoulé,dans le magasin et tenter de forcer la vendeuse à lui remettre les recettes de la journée. Morte de peur de se sentir serrée à la gorge,avec en plus une arme pointée sur elle,la vendeuse ne put s'empêcher de pousser des cris,alertant ainsi son patron qui,devant l'attitude menaçante du voyou,entre en bagarre avec lui et arrive à le maitriser jusqu'à l'arrivée des Gendarmes! La peur a du donner des aîles au boulanger et à sa vendeuse,qui ont en ont été quittes pour un choc psychologique,et pendant la bagarre,le boulanger avait fait une chute,ainsi que son agresseur,qui s'est ramassé des contusions ,plus les coups que dut lui envoyer le boulanger non pour l'agresser,mais seulement pour se défendre. Bravo Monsieur le Boulanger! Et ce qui me chagrine,dans l'histoire,c'est le voyou profite des contusions et des coups(envoyés non pour agresser mais se défendre) pour se faire établir un certificat médical et carrément porter plainte contre le boulanger,aussi révoltant que celà puisse être!

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

04/11/2010 à 00h26

Courageux, mais très dangereux, ne sachant pas que l'arme était factice, dans le cas d'une vraie arme, il aurait pu se prendre une prune qui ne lui aurait certainement pas laissé la même impression de résistance à l'adversaire !

trucmuch

Sur le sentier de l'indignation

03/11/2010 à 17h31 | 3

Un mec, vraisemblablement sans boulot, cherche à piquer du blé, et finalement se retrouve à plat ventre roulé dans la farine chez sa victime. Le nombre croissant de ces faits divers offre un mille-feuille journalistique inépuisable. Mais cette tranche de vie RENWEZ-renversante dans sa narration me ravit tout autant qu'une tarte ardennaise préparée par ma sublime boulangère.
Reste au malfrat qu'à prier SAINT-HONORE pour sortir du pétrin.

pasfou08

03/11/2010 à 17h27 | 3

Chapeau monsieur Sitko
Vous faite mieux que Sarko
De l’argent du pain il voulait
Des pains sans l’argent il récoltait
Pour sur vous êtes un Ardennais
N’en déplaise a certain Marnais
Je doute qu’il passe nous narguer à Renwez
De peur de se prendre un pain sur le Nez

BrunoTZ

ARUSHA

03/11/2010 à 17h16 | 3

Circonstances aggravantes pour ce malfaiteur malchanceux : il aurait touché les miches de la vendeuse, traité le boulanger de bâtard, aurait "blessé" deux religieuses dans sa chute et le bris de la vitrine aurait bloqué un Paris-Brest pendant plusieurs heures .. On ignore si la SNCF va porter plainte aussi ...
Epilogue de cette agression : le malfrat en est resté baba d'avoir pris autant de tartes ... Va t-il s'en tirer avec une belle "amande" .. ou se prendre une bûche devant le juge ?

Commentaires anonymes

03/11/2010 à 16h23 | 1

d'ici a se que le malfra porte plainte pour coûp et blessure contre le boulanger et de voire celui ci assis dans le box des accusés il ni a pas loin !!!!!!

Dechal

03/11/2010 à 16h01

"Moins d'agression" Peut être, mais sans doute plus de monde au cimetière !

bourquin230

03/11/2010 à 15h32

Cette histoire de 'pains' me rappelle le soir où le boulanger du Bourg. Le pétrisseur était venu se plaindre en faveur de son fils , bien moyen et même moins. Nous avons applaudi notre maître que nous aimions , même s'il nous balançait quelques 'tartes'.
Cette histoire aurait sans doute été appréciée par le père Michelet de Renwez.

DESUNION

03/11/2010 à 13h34 | 2

Bravo Monsieur le boulanger pour votre courage, même si le journaliste semble le minimiser en précisant bien que l'arme n'était qu'une réplique,au départ personne ne pouvait le savoir donc encore une fois bravo ,et si toutes les personnes agressées réagissaient comme vous il y n aurai peut-être moins d'agression.

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