Publié le mercredi 08 février 2012 à 10H59 - Vu 382 fois
La première tranche du pont Saint-Nicolas devrait démarrer cette année, et il serait temps quand on voit son état !
REVIN (Ardennes). La ville se paupérise. Alors, la municipalité fait la fourmi en attendant des jours meilleurs. Elus, associations mais aussi personnel de la mairie vont être mis à contribution. Objectif : faire des économies.
«REVIN n'est plus ce qu'elle était ! » À cette phrase ô combien de fois entendue, il faudrait adjoindre : « Et ne peut pas se permettre la folie des grandeurs ! ». Pour preuve, la municipalité est obligée de ralentir le train des dépenses pour pouvoir mener à bien ses grands projets dont le pont Saint-Nicolas et la rénovation urbaine d'Orzy (Anru).
De la même manière qu'en 2011, les élus ont, en effet, souhaité, lors du débat d'orientations budgétaires (nos éditions de dimanche) articuler le futur budget 2012 autour de quatre grandes priorités dont voici le détail.
Mis à part pour la fiscalité où la municipalité a encore une fois voulu ne pas toucher directement au porte-monnaie des Revinois, cette fois-ci, il n'est plus question d'encadrer les dépenses de fonctionnement mais bel et bien de raboter là où c'est possible.
Départs non remplacés
Une réduction des dépenses courantes de fonctionnement a ainsi été évaluée à 7 %.
Elle concernera principalement les travaux en régie, les fluides, le traitement des déchets, et le poste assurances.
Les élus devraient montrer l'exemple et voir leurs indemnités amputées de 10 % pour un gain escompté de 10 000 euros. Les associations n'ont pas été oubliées et seront mises à contribution avec une réduction de 25 000 euros pour l'enveloppe globale des subventions.
Le personnel également sera revu à la baisse. Certains départs en retraite ne seront pas remplacés. Ce sera le cas pour trois agents cette année, un du service et deux de voirie. Le recours aux heures supplémentaires devrait être aussi diminué.
En revanche, l'enveloppe globale pour la masse salariale va grimper de 2,87 %. Ceci est dû à l'augmentation de la prime d'assurance du personnel liée à un taux de sinistres élevé qui passe de 1,45 à 2,15 % ; à l'embauche d'un agent aux Espaces verts et à l'office de tourisme (mi-temps), ainsi que de six agents du périscolaire et la cantine qui étaient auparavant intégrés dans le budget du CCAS ; l'augmentation d'un euro des chèques déjeuner à partir du 1er juillet, le glissement vieillesse-technicité (l'évolution de carrière des agents) et la modification du régime indemnitaire.
Dans la même veine, le CCAS verra sa subvention s'amoindrir, de par les transferts de personnel. Il n'octroiera désormais qu'au cas par cas une aide aux factures d'eau aux personnes âgées de plus de 70 ans.
La municipalité table aussi sur une maîtrise de son désendettement, et espère n'avoir à emprunter que 350 000 euros cette année.
Enfin, toutes ces économies devraient servir à pouvoir boucler les grands dossiers 2012 que seront le projet de l'accueil multi-services crèche pour un montant prévisionnel de 492 000 euros, la première tranche du pont Saint-Nicolas (il serait temps quand on voit l'état du pont) pour 150 000 euros, 50 000 euros pour terminer le groupe scolaire de la Bouverie, 97 884 euros de travaux divers de bâtiments, 130 880 euros d'acquisition du matériel, 18 000 euros d'étude d'actualisation du dossier Anru, 180 280 euros de travaux en régie dont 100 000 euros consacrés à la rénovation de l'éclairage public et 230 000 euros pour les travaux divers de voirie.
C.S.
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