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La salle des fêtes entièrement ravagée par le feu

Publié le mardi 28 juin 2011 à 10H23 - Vu 223 fois


De la salle polyvalente qui, dimanche, avait servi de cadre à une joyeuse fête de famille, il ne restait plus rien, hier matin, que des décombres fumants. Les pompiers s'activaient à finir de noyer les décombres et à commencer le déblai.

De la salle polyvalente qui, dimanche, avait servi de cadre à une joyeuse fête de famille, il ne restait plus rien, hier matin, que des décombres fumants. Les pompiers s'activaient à finir de noyer les décombres et à commencer le déblai.


CHAMPIGNEUL-SUR-VENCE (Ardennes). Les sapeurs-pompiers ont protégé, en priorité, la mairie et un logement attenant, celui-ci étant occupé par une jeune femme et son enfant, qui ont été sauvés de justesse.

UN vrai spectacle de désolation, d'autant plus navrant sous le beau soleil levant, s'offrait hier matin, au cœur du petit village de Champigneul-sur-Vence, alors que quelques sapeurs-pompiers s'activaient encore, sous l'autorité de l'adjudant-chef Ludovic Gervaise, de Poix-Terron, à finir de noyer les décombres, tout en procédant à un début de déblai, dans un enchevêtrement de poutres calcinées et de panneaux de laine de verre arrachés.
Quant au maire, Guy Sellier - sosie de l'acteur Philippe Léotard, ce qu'on lui dit souvent - il poursuivait ce qu'il avait commencé à faire dès la nuit, c'est-à-dire déménager, le plus vite possible, tous les documents et registres administratifs de sa mairie, pour les emporter sécher chez lui. Dont, en particulier, le plan cadastral de sa commune, mais aussi les archives du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de la Gironde, dont le siège est à Champigneul.
Toute cette « paperasse » s'est en effet trouvée noyée sous le flot intense répandu par les sauveteurs, soucieux de sauver en priorité, non seulement l'édifice municipal, mais surtout le logement attenant, occupé par Karine René et sa petite Celia, 4 ans, qui dormaient à l'étage. Une jeune femme, actuellement en recherche d'une formation de coiffeuse et son enfant, vivant sous le même toit que la mairie. Elles avaient été tirés du sommeil, un peu plus tôt, par une âcre odeur de fumée et de plastique fondu, en même temps que par les cris de voisins, Jacques et Jérôme Bourgain, leur hurlant de vite sortir, car il y avait le feu !

Cause accidentelle

Ces deux hommes - le père et son fils - ont d'ailleurs été les premiers à avoir été réveillés, par les lueurs et les craquements sinistres de l'incendie, vers deux heures du matin et à avoir ainsi donné l'alerte. Ce qui fait que très vite, une grande échelle et plusieurs fourgons, venus de Poix-Terron, Charleville, Vrigne-aux-Bois, Nouvion-sur-Meuse, ont convergé vers Champigneul. Et qu'une trentaine de soldats du feu, aux ordres des lieutenants Jacques Hallai et Freddy Delsarte, ont pu mettre plusieurs lances en batterie, pour combattre le feu très violent et très spectaculaire. Malheureusement trop tard pour l'empêcher de ravager la pimpante salle des fêtes et sa cuisine ; mais suffisamment tôt pour pouvoir sauver le reste du bâtiment et veiller, surtout, à ce qu'il n'y ait pas de victime.
Cet incendie, dont l'intensité donne à penser qu'il avait dû « couver » avant d'éclater brusquement à l'air libre, est pour l'heure inexplicable et une enquête a évidemment aussitôt été ouverte par la gendarmerie de la communauté de brigades de Flize, avec les experts de la cellule d'identification criminelle de Charleville. Mais, a priori, la cause accidentelle ne semble guère faire de doute. Toute la journée, en effet, la salle avait été utilisée par le maire lui-même, pour une joyeuse fête de famille.
Vers 22 h 30, une fois tout rangé et les lieux remis en état d'accueillir une prochaine manifestation, tout le monde s'était séparé. Et, à ce moment-là, tout semblait parfaitement normal. Mais, peut-être, une plaque électrique ou un barbecue avaient-ils continué à chauffer sans qu'on s'en aperçoive ?
Toujours est-il que le local a donc été entièrement ravagé et qu'il va falloir entièrement reconstruire cette salle polyvalente, qui était le lieu de rencontres conviviales de la commune, capable de contenir une soixantaine de convives. C'est d'ailleurs là que devait se dérouler, le 30 juillet prochain, le mariage de Guillaume, le fils du maire. Heureusement, sa fiancée, Juliette Baelden, étant de la commune voisine de Saint-Pierre, il est donc probable que Guy Sellier devra demander à son homologue de l'accueillir, ce jour-là, et de recevoir la noce.
Bernard DORDONNE et G.G.-M.

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