Publié le mardi 25 septembre 2012 à 09H49 - Vu 353 fois
Une partie des salariés licenciés de chez Raguet répondaient à l'invitation de Me Xavier Médeau, leur défenseur et de leur délégué syndical FO Didier Petit, afin de recevoir le montant de la somme qui leur a été allouée en première instance par le conseil des prud'hommes.
MONTHERMÉ (Ardennes). Vendredi en fin d'après-midi, la salle des fêtes de Monthermé résonnait d'une ambiance particulière.
Une partie des salariés licenciés de chez Raguet répondaient en effet à l'invitation de Me Xavier Médeau, leur défenseur et de leur délégué syndical FO Didier Petit, afin de recevoir le montant de la somme qui leur a été allouée en première instance par le conseil de prud'hommes.
Tout le monde a forcément en tête la situation des ex-salariés d'Ardennes Forge à Nouzonville. L'AGS (caisse de garantie des salaires) réclame le remboursement de plusieurs centaines de milliers d'euros à une quarantaine de salariés parce que la cour d'appel a fixé des indemnités moins fortes que le conseil de prud'hommes en première instance.
Cette exigence de la caisse de garantie des salaires, unanimement condamnée par la classe politique ardennaise, a plongé certains ex-Ardennes Forges dans le désarroi.
Entre la prudence de ne pas puiser dans des sommes qui n'étaient pas définitivement acquises et l'impérieuse nécessité de faire vivre sa famille, certains d'entre eux n'ont pas eu le choix et les sommes réclamées aujourd'hui les plongent un peu plus dans la détresse.
Qu'en est-il des ex-Raguet ? Vont-ils eux aussi être plongés dans le même dilemme ?
Vendredi, Xavier Médeau a été très clair. « J'incite les gens à mettre cet argent de côté. Il y a un appel. Le risque de devoir rembourser une partie des sommes existe, comme pour Ardennes Forge », a expliqué l'avocat en remettant une quarantaine de chèques pour un montant global de près de 700.000 euros.
Paradoxalement, les premiers ex-Raguet à percevoir leur chèque sont les licenciés du deuxième groupe, les mystères de la procédure leur ayant alloué d'abord une indemnité, les premiers licenciés devant la recevoir ensuite.
« Il est préférable de percevoir cet argent et de le placer sans y toucher, avant d'être définitivement fixé. En appel, la somme peut être égale ou inférieure, mais elle peut aussi être supérieure. C'est déjà arrivé, note l'avocat. De toute façon, on va demander plus. Je suis confiant, mais je ne peux rien garantir. Il faut être prudent. »
Prudents, discrets et pudiques, les ex-Raguet l'ont été pendant la remise des chèques. « Nous ne serons jamais soulagés. Le combat continue. Il faut les faire payer ! » résumait l'un des premiers à recevoir son chèque des mains de son défenseur.
Mirko SPASIC
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site













Les dernières contributions
ann08
26/09/2012 à 09h23
Bon courage à vous !
Bonne idée pour le livret
JLL08
Charleville-Mézières
25/09/2012 à 12h45
Autant les mettre sur un livret, au moins les intérêts, mêmes modestes, seront acquis.