Publié le mercredi 11 janvier 2012 à 12H00 - Vu 248 fois
La nouvelle maquette intercommunale de référence est en vigueur pour six ans.
Véritable cheval de bataille du préfet durant l'année 2011, la refonte de la carte départementale de coopération intercommunale a été définitivement adoptée le 16 décembre dernier.
LE schéma amendé en l'espace de huit mois _ ce qui a paru trop rapide aux adhérents de l'Unimair lesquels avaient suspendu leur participation durant une séance _ a permis de définir un nouveau périmètre.
Le maillage final mis en place aboutit à une modification en profondeur de l'organisation administrative de notre département avec le passage de dix-sept à onze intercommunalités. Par ailleurs, les onze communes dites « blanches » qui continuaient de faire cavalier seul, volontairement ou contre leur gré, sont désormais inscrites dans une démarche communautaire. Il s'agit de : Revin, Anchamps, Murtin-Bogny, Neufmanil, Gespunsart, Corny-Machéroménil, Barbaise, Bazeilles, Escombres-et-Le Chesnois, Marlemont et Nouvion-sur-Meuse.
Par ailleurs, six communes (Etalle, Maubert-Fontaine, Regniowez, Chilly, Fagnon et Saint-Marceau) ont fait l'objet d'un transfert dans une autre communauté de communes.
Enfin, 29 des 178 syndicats encore existants dans les Ardennes ont été sacrifiés sur l'autel de la réforme des collectivités territoriales.
Des attentes insatisfaites
Il s'agit en l'occurrence de structures devenues obsolètes, non pertinentes voire « hors la loi ». Par ailleurs, deux autres seront transformées en un regroupement.
Mais de nombreuses attentes ont été insatisfaites et plusieurs élus qui ont vainement effectué des contre-propositions pour aller plus loin dans le processus ont critiqué ce découpage. Comme le tandem Herbillon-Ledoux qui défendait la constitution d'une grande métropole autour de Charleville-Mézières et Sedan, Philippe Vuilque lequel voulait rejoindre Ardennes Rives de Meuse, Joseph Afribo, hostile à l'émergence d'une seule entité dans le sud des Ardennes, et Erik Pilardeau, déterminé à lancer les bases d'une vaste interco Nord Ardennes. Tous ont dénoncé le « manque d'ambition et de cohérence du document définitif ». Il appartient maintenant aux élus de se prendre en charge. Mais pour eux, tout dépendra aussi de l'arsenal financier qu'on leur garantira par le biais d'aides comme la dotation globale de fonctionnement ou la dotation globale d'équipement dans le cadre des compétences transférées…
Pascal REMY
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