Publié le samedi 11 décembre 2010 à 11H43 - Vu 411 fois
SÉCHAULT (Ardennes). Hier, à l'Assemblée nationale, Jeannette Bougrab a été rassurante sur l'avenir de cette base militaire. Sa pérennité a été confirmée.
LA base aérienne de Séchault-Vouziers ne sera finalement pas parachutée à un autre endroit. La menace de fermeture qui pesait depuis fin 2009 sur le site vouzinois a été définitivement écartée, hier, à l'Assemblée nationale. L'hypothèse d'une éventuelle délocalisation à un autre endroit est définitivement rangée aux oubliettes.
C'est en tout cas la réponse obtenue, hier, par le député des Ardennes, Jean-Luc Warsmann, à une question orale posée dans l'hémicycle au ministre de la Défense suite aux vives inquiétudes qui s'exprimaient depuis un an sur la pérennité du site dans le cadre de la réorganisation en cours des armées.
Répondant au député des Ardennes au nom d'Alain Juppé, Jeannette Bougrab, la secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse, a été on ne peut plus claire sur le sujet. « Il n'est pas question pour le ministère de la Défense de fermer cette base ». En réponse à l'élu ardennais, l'ancienne présidente de la Halde, entrée récemment au Gouvernement, a même précisé concernant cette structure qu'« elle permet de réaliser des missions présentant un intérêt tout particulier pour les armées et pas seulement pour l'armée de l'air. Ainsi, la formation et l'entraînement des personnels des armées et d'autres organismes dans le domaine de la neutralisation et de la destruction d'engins explosifs y sont assurés quarante semaines par an ».
Rattachée à Mourmelon
Dans la foulée, Jeannette Bougrab a aussi précisé que le site de Séchault, qui dépendait jusqu'alors de la BA 112 à Reims, serait à compter de janvier 2011 géré administrativement par la base de défense de Mourmelon. Elle a aussi précisé que le ministre avait indiqué que cette intégration devait « permettre d'optimiser cette emprise de l'armée de l'air en l'ouvrant plus largement, notamment, à l'armée de terre, tout en rationalisant les coûts ».
Convaincu de l'utilité de ce détachement dans le dispositif hexagonal, Jean-Luc Warsmann s'est bien sûr félicité de cette réponse qui permet de maintenir la présence de quelques dizaines de militaires dans un arrondissement rural. « C'est un élément important pour ce territoire ».
Existant depuis 1952 et initialement créé par l'Otan pour l'US Air Force, cette base aérienne implantée sur une superficie de 406 hectares s'étend sur les territoires de cinq communes : Séchault, Challerange, Montcheutin, Mouron et Bouconville. Elle a notamment servi de cadre à des exercices européens d'envergure comme Volcanex en 2006 et Bapex en 2008.
Ce détachement est composé de neuf bâtiments de vie (hébergement, restauration, secrétariat, ateliers divers), de deux hangars servant de stockage et d'activités de manœuvres et d'une piste de décollage et d'atterrissage, beaucoup moins utilisée ces dernières années par les avions de transport militaire.
En tout cas, l'impact économique de cette institution locale n'est pas anodin dans le Vouzinois puisque le détachement recensait 23 familles logées dans différents villages de ce secteur géographique. Cette base fait par ailleurs travailler les artisans et commerçants du coin. Cette partie du sud des Ardennes sera donc soulagée d'apprendre cette bonne nouvelle.
Pascal REMY
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