Publié le jeudi 23 août 2012 à 11H00 - Vu 718 fois
Ce tableau a été découvert en 2005, à l'occasion de travaux de rénovation, derrière les grands rideaux qui habillaient la scène de la salle des fêtes de l'hôtel de ville. Il s'agit d'un tableau peint par un artiste corse Léon Charles Canniccioni (né à Ajaccio en 1879 et décédé à Courbevoie en 1957).
«ÇA a été une des grandes surprises de l'année Mézières ! » explique l'adjoint au maire en charge du secteur sauvegardé Raymond Stévenin, en montrant le grand tableau qui habille le fond de la salle des fêtes.
En 2005, Mézières avait été le cœur de toutes les attentions avec notamment le retour de Bayard sur son piédestal au square du même nom
A l'hôtel de ville, l'ancienne salle de bal, appelée aujourd'hui salle des fêtes, avait eu droit elle aussi à un lifting, et notamment la scène.
« Elle était entourée de grandes tentures rouges qui servaient par exemple dans le cadre des spectacles de théâtre des scolaires », se souvient l'adjoint.
Fatigués d'avoir beaucoup servis, ces grands rideaux avaient été décrochés à cette occasion et c'est à ce moment qu'on a découvert caché derrière un tableau « pas très couleur locale ».
Des hommes, un foulard rouge en guise de ceinture et des femmes la tête couverte de foulards blancs sont réunis autour de trois guitaristes assis par terre.
Derrière eux la mer et ce qui semble être une île. Ils boivent et dansent sous une treille de feuilles de vigne qui les protège d'un soleil lumineux.
Des Corses qui fêtent la fin des vendanges, peut-être ?
Une chose est sûre, ils ont été peints par un artiste corse reconnu, Léon Charles Canniccioni (né à Ajaccio en 1879 et décédé à Courbevoie en 1957).
Comment un tableau aussi ensoleillé est-il arrivé là ?
« L'hypothèse la plus vraisemblable » selon l'adjoint tient tout simplement au fait que Charleville fut en son temps administré par Jacques Bozzi, originaire lui aussi de l'île de Beauté.
Né le 24 avril 1883 à Pila-Canale, il est nommé professeur au lycée Chanzy après l'obtention d'une licence ès lettres et d'un diplôme d'études supérieures de philosophie.
En 1925, il devient conseiller municipal puis sera adjoint du maire Emile Boutet pendant plusieurs années.
En 1944, il apparaît comme « son successeur naturel et fut maire jusqu'en 1959 ».
Résistant durant la seconde guerre mondiale, arrêté en 1944 et placé en résidence surveillée jusqu'à la libération, il sera élu maire de Charleville et aussi député des Ardennes pour le groupe socialiste et occupera le poste de conseiller général du canton de Charleville de 1945 à 1958, le poste de sénateur des Ardennes de 1948 à 1955 puis de président du conseil général de 1945 à 1955. Il est mort le 25 mai 1961 à Charleville.
Rien ne dit dans les biographies officielles de chacun des deux hommes quand, ni où, ni même s'ils se sont rencontrés ?
Nathalie DIOT
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Les dernières contributions
themisblind
24/08/2012 à 14h16
Qu'est-ce que l'on va découvrir en soulevant les tapis ? Les boeufs du Mont Olympe ?
lafrite
24/08/2012 à 11h05
Cela fait des décennies que le grand ménage n'a été fait !
A moins que dissimulé pendant l'occupation pour le protéger ???
TRINIDAD
CHAMPAGNE
23/08/2012 à 22h08
grandes tentures devaient etre crades !
politinco
23/08/2012 à 17h18
eh oui, où se sont-ils rencontrés? c'est avec cette interrogation que l'affaire se corse !!