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Frédéric François a ressuscité Édith, 100 ans

Publié le vendredi 28 septembre 2012 à 10H06 - Vu 971 fois


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On savait que la musique adoucissait les mœurs. On sait désormais qu'elle allonge l'espérance de vie.

On savait que la musique adoucissait les mœurs. On sait désormais qu'elle allonge l'espérance de vie.


RETHEL (Ardennes). Mercredi, Edith Hastir a soufflé ses 100 bougies à la maison de retraite de l'Étoile. Mais la doyenne de l'EHPAD revient de loin. Sa résurrection, elle la doit au « chanteur pour femmes » Frédéric François.

N'ALLEZ surtout pas l'appeler Madame Hastir. Et ne lui dites pas « vous ». Même « Édith », parfois, ça l'embête. Du coup, pour les aides-soignantes et les infirmières, c'est « Didith ». Et le tutoiement est de rigueur.
Mercredi, elles étaient toutes là, ainsi que les résidents, la direction de l'EHPAD, le maire Guy Deramaix et son homologue de Remaucourt, Jean-Pierre Douté, pour lui souhaiter un bon anniversaire. « Elle est notre doyenne, soufflait une employée émue. Sans notre Didith, je ne sais pas ce qu'on ferait. »
C'est peu dire qu'Édith, avec son « caractère bien trempé » et son sens inné de la répartie, a vécu un siècle bien rempli. « De joies et de peines », a rappelé Hubert Carier, responsable des Visiteurs aux malades.

Pupille de la nation

Ce dernier a résumé les premières années terribles de la jeune centenaire. Une mère décédée en lui donnant la vie, un père mort deux ans plus tard à Verdun. Pupille de la nation, Édith est élevée par sa tante, boulangère à Remaucourt. À 19 ans, elle épouse le fils du quincaillier du village. En 1940, c'est l'évacuation. Deux ans en Vendée. Puis le retour, les vaches maigres.
Pendant une quinzaine d'années, elle alterne couture… et piqûre. Deux métiers dont elle parle souvent. Tandis que ses doigts courent encore, par réflexe, comme si elle créait une nouvelle robe, elle plaisante en se disant « infirmière ». Lointain souvenir de la guerre, où un docteur lui avait enseigné comment piquer les malades.
Le second demi-siècle d'Edith s'est en grande partie déroulé à l'hôpital. À partir de 1956, elle est chef cuisinier à l'hospice de Château-Porcien. Après le décès de son mari en 1981, elle emménage en 1986 à la résidence Siégel. Puis en 2002, son état de santé se dégradant, elle entre en maison de retraite. Elle ne tarde pas à s'y faire des amis. Certains se souviennent qu'elle a cousu des robes pour leurs filles. D'autres apprécient ses répliques détonantes. « Un jour que je ne faisais pas ce qu'elle voulait, elle m'a dit : Mais t'es bornée comme un jardin ! »

« Elle a ressuscité »

Ces petites anecdotes nous ont été confiées mercredi par un personnel aux petits soins et une famille émue. Or à sa fille Bernadette, sa petite-fille Agnès et son arrière-petit-fils Jonathan, il faut presque ajouter… Frédéric François, tant il a occupé de place dans la vie d'Édith. Le chanteur pour midinettes, qui en quelques décennies a multiplié les bluettes romantiques, la compte parmi ses plus grandes fans.
Au point qu'elle a souvent dépensé plus que de raison pour le voir en concert. Au point qu'elle connaît son répertoire par cœur. Au point que mercredi, elle a esquissé un large sourire aux premières notes de Mon cœur te dit Je t'aime, et qu'elle a rajeuni d'un coup lorsqu'elle en a fredonné les paroles.
Au point, surtout, que le chanteur lui a sauvé la vie. Le personnel n'en revient toujours pas. « Il y a quelques mois, elle n'allait vraiment plus bien du tout, confient des aides-soignantes. On a cru que c'était la fin, que l'âge avait eu raison d'elle. Comme on savait qu'elle adorait Frédéric François, on a décidé de lui mettre un poste dans sa chambre. On a trouvé des disques et on les a mis en boucle. C'est incroyable, mais elle a alors repris des forces. On a senti qu'elle allait mieux. Elle a ressuscité grâce à Frédéric François ! »
Aujourd'hui, son état de santé n'inquiète plus les docteurs. Quant au chanteur, sollicité par Hubert Carier, il a offert à sa fan rethéloise le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire : une photo de lui encadrée et dédicacée ! Sur un petit carton rouge passion, il a écrit ces mots tout simples : « Bon anniversaire pour tes 100 ans Édith ! »
De quoi prolonger la vie de Didith de 100 bonnes années.

Guillaume LÉVY

 

Allez, pour les fans une petite vidéo...

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Les dernières contributions


ange51

29/09/2012 à 10h38

bravo également à mon ami frédéric françois comme quoi l'italie fait renaitre à la vie le coeurs et l'âme des femmes , merci frédéric

ange51

29/09/2012 à 10h35

bon anniversaire edith et fêtez en pleins d'autres une amies de reims qui espere encore vous le souhaiter longtemps moi aussi j'aime les chansons de fréderic françois ,il sait parler aux coeurs des femmes edith croyez moi je vous fait de gros bisous et si je passeà un moment ou un autre à rethel je viendrai vous faire le bisou autrement que par le biais de ce journal encore bon anniversaire
des articles comme celui ci qui font chaud au coeur il n'y en à pas beaucoup

Djay

28/09/2012 à 20h07 | 1

Comme l'a dit Michel Berger : la musique est une vraie thérapie.

Une belle histoire. Bon anniversaire à vous Madame. Désolé, je vous "vouvoie" ; mais trop de respect pour les "anciens".

Le Canard Déchaîné

Pigeon... mouton... vache à lait... suivant la saison, mais avec TOUS les gouvernements...

28/09/2012 à 18h58

Dans le coeur de ses fans, un chanteur a toujours 20 ans... et ses fans aussi...

microu

Sans haine ni passion

28/09/2012 à 17h49

@gerard cade,
Il a quand même 62 ans, le "jeune homme.

yonyon

28/09/2012 à 17h29 | 1

la musique adoucis les moeurs dit-on et bien on peut également se sentir revivre; Longue vie musicale à Didith !

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

28/09/2012 à 15h51 | 1

Comme quoi, il n'y a pas qu'à Lourdes que des miracles se produisent !

gerard cade

28/09/2012 à 15h23

très attentionné ce jeune homme , félicitations.

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