Publié le lundi 23 juillet 2012 à 12H22 - Vu 320 fois
A Fumay, les Revolver étaient de sortie. Et le public s'est régalé !
© Hervé Dapremont / DarkRoom - www.assodarkroom.fr
GIVET (Ardennes) Malgré des conditions météo loin d’être idylliques, le festival a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Vivement l’année prochaine !
TOUTES les bonnes choses ont une fin, même le Festi’Meuse. La 9e édition du festival s’est ainsi achevée samedi soir, après le traditionnel feu d’artifice tiré à Haybes.
Comme chaque année, c’est la compagnie gardoise Focus Pyro qui a régalé, avec cette fois encore quinze minutes de très grand spectacle. Le bouquet final et la cascade lumineuse, qui s’est échappée du pont pour « couler » dans la Meuse, ont notamment fait sensation auprès des spectateurs. Vraiment, chapeau Messieurs les artificiers !
Avant cela, les 4 500 festivaliers avaient progressivement pris place sur les quais, guidés par l’odeur des barbecues et pas moins de quatre spectacles de rue.
Les contes de Swan Blachère et les improbables « coulisses de l’enfer » (une pièce en réalité pleine… d’humour !) ont ainsi rapidement affiché « complet ». Tant et si bien que les organisateurs ont même dû refuser du monde !
De son côté, le jongleur burlesque Reverbère en a également séduit plus d’un. Quant aux quatre DJ déjantés de Tudansesmonchou, ils se sont démenés comme ils ont pu pour entraîner la foule dans une danse géante… à laquelle seuls des enfants et une grosse poignée de fêtards ont participé.
De quoi malgré tout patienter dans la bonne humeur avant le feu d’artifice final, pour lequel la voie verte était littéralement noire de monde. Ce qui a ainsi permis à la fréquentation 2012 de franchir la barre des 12 000 spectateurs.
Un vrai succès, qui s’est même vérifié à Givet, où la « mayonnaise » n’avait pas forcément pris ces dernières années avec Jean-Louis Murat (2010) et I’m from Barcelona (2011).
Là, cette fois, Mustang et La Grande Sophie ont réussi à attirer plus de 2 000 personnes, soit à peine moins qu’à Vireux, le lendemain, où les concerts ont été largement perturbés par la pluie. Conséquence directe : la foule (2 500 fidèles) y était moins compacte que pour Murray Head il y a deux ans et Cock Robin l’an passé.
La voie verte noire de monde
Sur scène, on retrouvait pourtant Brigitte et le phénomène anglais Alt-J, le « gros coup » du programmateur David Folliot, qui a été le tout premier à convier le groupe britannique en France depuis sa récente éclosion. Ce qui a d’ailleurs valu au Festi’Meuse les honneurs de France Inter et de France Info.
Mieux encore : une trentaine de Britanniques, qui avaient fait le déplacement tout spécialement pour Alt-J, ont profité du voyage afin de passer cinq jours dans la Pointe. Ce qui, évidemment, est toujours un « plus » appréciable pour le territoire.
Enfin, autre satisfaction du millésime 2012 : la soirée organisée vendredi à Fumay, qui a bénéficié d’une programmation très riche (Louis Aguilar, Lewis Floyd Henry, Revolver…) et d’un temps enfin au beau fixe. Résultat : près de 3 000 spectateurs étaient au rendez-vous.
Un joli plébiscite pour le festival, qui ne cesse de grandir au fil des éditions. « Et on va tout faire pour continuer ! », promet déjà David Folliot, qui se penchera sur les concerts 2013 « dès la rentrée ».
Seule certitude, à ce jour : la participation du groupe amateur ardennais Butcher mobile band, qui a remporté le tout premier « Tremplin rock » organisé en marge des festivités. Ce qui lui permettra ainsi de jouer sur la grande scène l’an prochain.
Pour le reste, et notamment les futures têtes d’affiche, il va en revanche falloir attendre jusqu’au printemps, avant d’en savoir plus. Patience, donc !
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