Publié le samedi 27 août 2011 à 11H00 - Vu 216 fois
Jérôme Bestel a emménagé à la ferme de la Malmaison en 2007. Il y élève, entre autres, des chevaux ardennais, sa passion depuis toujours. En selle !
JÉRÔME Bestel élève de chevaux ardennais depuis qu'il a... un an ! C'est son grand-père qui lui a transmis cette passion, en lui offrant, alors qu'il était tout petit, une pouliche. Une passion, c'est effectivement le mot. « Ce n'est pas ça qui me fait vivre, admet l'éleveur aujourd'hui âgé de 26 ans, mais plutôt mon élevage bovin… »
Malgré tout, dès printemps, Jérôme Bestel vend la moitié de ses bêtes : « J'avais 45 chevaux, il n'y a pas si longtemps. ». Il quitte la ferme familiale en 2007, quelques mois après avoir obtenu son BPREA (Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole) au CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricole) de Saint-Laurent. Il se renseigne sur les fermes mises en vente.
« Je n'en ai visité qu'une, c'est celle-ci ». Il a le coup de cœur pour la ferme de la Malmaison, un bâtiment imposant et ancien, en bordure du village, direction Briquenay.
Habiter à Harricourt, c'est pratique ! Ainsi, il peut toujours donner un coup de main à ses parents qui ont une ferme à Vaux-en-Dieulet, à dix kilomètres de là. « Mes parents étaient bien contents que je parte avec mes chevaux », plaisante-t-il.
Les parents Bestel n'en ont jamais élevés, mais jusqu'il y a quatre ans, les chevaux de Jérôme Bestel étaient sur leurs terres. Les puissants animaux emblématiques du département, qui peuvent peser de 800 kg à 1 tonne, ont besoin de beaucoup d'espace et de beaucoup de nourriture.
« Ils passent la journée au parc », explique Jérôme Bestel. « La seule chose que j'ai à faire, c'est de m'assurer du bon déroulement du poulinage et de rapprocher la jument de la maison, une semaine ou quinze jours avant le terme. Une fois le poulain né, il faut surveiller qu'il boit bien. »
De vraies gravures de mode
Ensuite, tout le monde retourne à la pâture… Leur carrure peut effrayer ceux qui ne sont pas habitués à leur contact, mais au bout de quelques minutes, on se rend vite compte que lorsqu'ils s'élancent vers vous, ils n'ont qu'une chose en tête : recevoir des caresses.
Certains d'entre eux, tout juste sevrés (entre 8 mois et un an) ou déjà plus âgés, seront vendus.
D'autres participeront à des concours et, à en juger par le nombre de récompenses que Jérôme Bestel a reçu et accroché sur la devanture d'un des bâtiments qui compose la ferme, ses chevaux sont de vraies gravures de mode. « Depuis 2000, je fais participer mes bêtes à des concours de modèle et allure. J'ai déjà été sélectionné trois fois pour exposer au Salon de l'Agriculture à Paris, en 2007, 2009 et 2010, suite au concours national ardennais. »
On lui souhaite autant de succès lors du prochain concours qui aura lieu les 2, 3 et 4 septembre à Vittel. Il y présentera notamment Ulouloute, une femelle de trois ans, et Tonnerre, un étalon de quatre ans dont la jolie crinière blonde fera sans aucun doute craquer les membres du jury.
Orianne ROGER
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez