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Electrolux / Les syndicats rencontrent le préfet vendredi prochain

Publié le vendredi 01 octobre 2010 à 08H47 - Vu 149 fois



REVIN (Ardennes). La possibilité que deux des cinq machines Faure produites actuellement à Revin soient délocalisées en Pologne a mis le feu aux poudres. L'intersyndicale a rencontré Philippe Vuilque hier matin et sera reçue en préfecture vendredi prochain.

LA journée d'hier a été particulièrement chargée pour les salariés d'Ardam-Electrolux. Après le débrayage de mercredi (nos éditions d'hier), les délégués CFDT, CGT et CGC ont rencontré durant une heure Philippe Vuilque, député-maire, et Dominique Ruelle, conseillère générale du canton.
Ils ont rappelé aux élus leurs craintes quant au devenir du site de production revinois. Jacques Faieff (CFDT) : « Le seuil critique de rentabilité de l'usine est à 400.000 machines par an. On nous avait promis qu'on produirait, en 2010, 2011 et 2012, entre 430 et 450.000 machines chaque année. Or cette promesse est d'ores et déjà non tenue, puisque pour 2010, on sera à moins de 420.000. Si maintenant on perd le monopole de la marque Faure et que deux des cinq modèles de la marque sont délocalisés en Pologne, on ne va plus être rentable… »
Pendant que Jacques Faieff fait ces calculs en mairie, Lysian Fagis (CFDT), lui, est à Reims, dans les locaux de France 3, où il intervient dans le journal de la mi-journée.
« À Revin, Faure représente 70.000 machines par an. Si on passe de 420.000 à 350.000, ça va aller très mal », s'inquiète-t-il.

Vuilque veut en savoir plus

Retour à la mairie de Revin. Alors que les « anciens » se souviennent avec émotion de l'époque, pas si lointaine, où le site employait près d'un millier de salariés (544 aujourd'hui) et produisait près de 800.000 machines, Philippe Vuilque dit comprendre les craintes des salariés.
« Je partage leur inquiétude, nous a-t-il indiqué au sortir de la réunion. L'annonce du départ de machines vers la Pologne est inquiétante. Mais mon devoir dans un premier temps est d'en savoir plus. Il faut avant tout vérifier si les craintes des salariés sont fondées. Je vais donc rencontrer le directeur de l'usine Régis Chainot ce lundi matin. Je souhaite obtenir des informations auprès de la direction nationale et internationale d'Electrolux, pour comprendre la stratégie industrielle du groupe à Revin. »
Les syndicats rappellent que leur objectif est d'être reçus au ministère de l'Industrie.
Pour l'heure, ils ont déjà obtenu un rendez-vous en préfecture : le préfet les recevra le vendredi 8 octobre.

Guillaume LÉVY
Nous n'avons pas réussi à joindre la direction de l'usine hier.

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Les dernières contributions


expat08

08

02/10/2010 à 09h56

il veut juste en savoir + mais souhaite-t-il en faire + ??

VEVE08

01/10/2010 à 17h42

Vuilque ne comprend rien du tout. Il s'en fout ! Lorsqu'il aura fini son mandat, il partira de Revin... Alors, ses industries...

carine08

ardennes

01/10/2010 à 17h07

De toute facon ils ne changeront pas d'avis le prefet il s'en fiche..

JLL08

Charleville-Mézières

01/10/2010 à 12h00

Face à la conjoncture économique européenne et les objectifs du groupe je crains que la machine soit en route de façon inexorable.

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