Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Écrasé par une porte blindée: une sangle à l'origine du drame

Publié le vendredi 10 février 2012 à 09H53 - Vu 1721 fois


Le chantier de cette agence bancaire de l'avenue d'Arches a été arrêté jusqu'à nouvel ordre.

Le chantier de cette agence bancaire de l'avenue d'Arches a été arrêté jusqu'à nouvel ordre.


CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). Après l'accident du travail dont a été victime un ouvrier marnais de 32 ans, mercredi, dans une agence carolomacérienne du Crédit agricole, les enquêteurs cherchent à comprendre comment une élingue a pu céder sous le poids de la porte blindée.

Evacué dans la soirée au CHU de Reims, l'homme se trouvait, hier, toujours dans le coma.

FRÉDÉRIC DENNEULIN s'est retrouvé à la merci du matériel. Quelques heures après l'accident du travail au cours duquel cet ouvrier de la société Bovis Champagne a été très grièvement blessé, mercredi, en fin d'après-midi, dans l'enceinte d'une agence carolomacérienne du Crédit Agricole.
C'est en tout cas l'hypothèse qui s'est imposée de façon privilégiée aux enquêteurs du commissariat de police de Charleville-Mézières. Les circonstances sont d'ailleurs d'autant plus claires qu'elles ont été corroborées par le témoignage du collègue qui faisait équipe avec la victime.

Le cœur comprimé

Salariés de l'agence marnaise de Bovis Champagne, installée rue de la Fosse Chenevière, dans la zone artisanale Derrière Moutier, à Gueux, les deux hommes s'étaient présentés le matin même dans les Ardennes, au Crédit Agricole de l'avenue d'Arches où les sous-sols sont actuellement en cours de réaménagement.
Leur mission consistait en l'occurrence à démonter une porte blindée faite d'acier et d'un alliage de béton, pesant environ 1,1 tonne et mesurant 17,5 centimètres d'épaisseur.
« Ils devaient juste enlever la porte, précise Marc Brechbuhl, le responsable de l'agence marnaise. On devait ensuite la coucher pour qu'elle soit déménagée puis ferraillée. »
L'opération complète ne devait durer qu'une journée. Mercredi matin, les gonds avaient d'abord été découpés. Mais au cours de l'après-midi, aux alentours de 16 heures, alors que la porte blindée venait d'être sanglée à l'aide d'élingues prévues à cet effet, l'une d'elle a soudain cédé de manière inexpliquée au moment où les ouvriers s'apprêtaient à la déplacer à l'aide d'un palan. « Cela arrive rarement, souligne le responsable de l'agence de Lille. En tout cas, en 32 ans de métier, jamais un de mes ouvriers ne s'était retrouvé sous une charge. »
C'est malheureusement ce qui s'est produit mercredi, entre 16 heures et 16 h 30. Situé à l'une de ses extrémités, Frédéric Denneulin s'est alors retrouvé coincé entre la descente d'un escalier et la porte blindée, opprimant de tout son poids sa cage thoracique. Sous le choc, une côte a été brisée et le cœur comprimé, choqué.
D'abord évacué dans un état grave au centre hospitalier Manchester de Charleville-Mézières, l'homme âgé de 32 ans, domicilié dans la Marne et père de deux enfants, a ensuite été transféré vers 23 heures au CHU-Robert Debré, à Reims, où il se trouvait toujours en observation hier soir.
Maintenu dans un coma artificiel, son état demeurait stationnaire mais encore incertain. « Pour le moment, les médecins ne veulent pas se prononcer, indique-t-on du côté de Bovis Champagne. Des examens sont en cours afin de déceler d'autres lésions éventuelles. »
En attendant, l'enquête diligentée par le parquet de Charleville-Mézières se poursuit afin de déterminer les causes qui ont conduit une élingue à céder aussi soudainement.
Pendant ce temps, le chantier débuté au Crédit Agricole a été condamné jusqu'à nouvel ordre.

Franck BRENNER

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


Doug

10/02/2012 à 20h34

Courage à la famille pour traverser cette épreuve, et une pensée pour cet homme, qu'il s'en sorte sans trop de séquelles voire pas du tout.

El sombrero de ...

#20 Nothing is to be taken seriously.

10/02/2012 à 20h17

Une porte de 4 tonnes, plus tard, elle en faisait 3... et aujourd'hui, 1.1 tonne. Sensationnalisme, quand tu nous tiens...

J'espère qu'il va s'en tirer sans trop de séquelle... Partir à cause d'un matériel défaillant, c'est moche.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

10/02/2012 à 19h59

Pour avoir vu manipulé ce genre de porte dans des escaliers en marbre, sans y faire une brèche, je peux vous dire que le matériel ne voulait pas lâché, mais maintenant, voilà rentabilité oblige, j'espère pour ce monsieur et sa famille qu'il sortira, ayons une pensée pour lui en ces moments douloureux !

ficelle 02500

picardie

10/02/2012 à 13h28

Le matériel doit être contrôlé, l'usure normale, la vétusté .....
Quelque soit les causses de ce regrettable accident, je croise les doigts pour cet ouvrier marnais....

Marguerite12

Charleville-Mézières

10/02/2012 à 12h57

Espérons, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Une pensée pour sa famille qui vit des jours d'angoisse.

french_redneck

10/02/2012 à 12h33

Et si je ne me trompe, changé a la date de péremption, s'agissant de matériel "synthétique"

HAWK51

10/02/2012 à 12h25

Le matériel n'est certes pas infaillible, mais pour l'éviter, il doit-être avant tout aussi régulièrement contrôlé.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952