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Economie, enclavement, sécurité routière : les dossiers vus par l'Etat

Publié le mercredi 08 août 2012 à 09H56 - Vu 228 fois



VOUZIERS (Ardennes). Suite de notre entretien avec Joël Dubreuil, sous-préfet sur le départ. Le représentant de l'Etat entre dans le détail des sujets qui l'ont occupé depuis septembre 2010.

JOËL Dubreuil, vous citez le développement économique comme une des missions majeures du sous-préfet. Quel pouvoir possède le représentant de l'État face à des intérêts privés ?
« D'abord, l'État peut aider à l'installation. C'est le cas lors du financement d'une ZAC, ou de l'accompagnement du budget d'une collectivité locale comme une communauté de communes.
L'État participe aussi à des dispositifs comme l'Orac (Opération de restructuration de l'artisanat et du commerce).
Il s'agit aussi de défendre les entreprises qui existent. Là, un certain nombre d'outils existent comme le financement du chômage partiel, le Service public de l'emploi (une table ronde), l'appui aux entreprises pour leur financement…
L'État aide des entreprises à ne pas couler. C'est beaucoup de travail en sous-marin, pas toujours visible.
Paradoxalement, en pleine crise, c'est le Vouzinois qui a le moins souffert. Il n'y a pas eu de pertes d'emplois aussi visibles qu'ailleurs, avec des licenciements de 3 ou 400 personnes.
Ici, il n'y a pas d'entreprises en grande difficulté, mais des locomotives comme AMI, Nestlé, Leclerc ou Luzéal.
Je n'ai pas réussi à faire en sorte qu'il y a ait de la création d'emplois. Mais je le disais en arrivant : l'avenir du Vouzinois ne passe pas forcément par l'accueil de très grandes entreprises, qui peuvent repartir comme elles sont venues.

« Garder un véritable service d'urgences »

On imagine que ces entreprises préfèrent des villes mieux desservies...
Je trouve que le réseau routier est bon, du moins pour un particulier. C'est sûr que si on avait une autoroute, un chemin de fer et un aéroport, ce serait mieux.
Mais on n'aurait peut-être plus 23.000 habitants, dont la plupart font leurs courses à Vouziers. Ce serait une stratégie différente.
Je ne pense pas que l'enclavement soit le handicap principal de l'arrondissement. On verra comment la ZAC se remplira, mais je suis confiant. Il y a de la place pour permettre à une entreprise de se développer.
 

Parmi les dossiers qui préoccupent les Vouzinois, l'avenir de leur centre hospitalier occupe-t-il une place importante ?C'est quelque chose dont j'entends parler régulièrement.
Aujourd'hui, l'hôpital dépend totalement de l'ARS (agence régionale de santé, NDLR), le sous-préfet n'a pas compétence pour décider des moyens du Groupe hospitalier Sud-Ardennes. Il faut garder un véritable service d'urgences, dont le besoin est réel et par ailleurs, un nouvel équilibre s'est créé autour de la notion d'établissement de proximité.
Plus un établissement a d'activités, plus ses recettes sont garanties. En tout cas, il n'est pas question de supprimer le centre de Vouziers.
 

Comment jugez-vous votre bilan sur la sécurité, notamment routière ?
La situation est relativement apaisée depuis le début de l'année, même si chaque mort est une mort de trop.
Depuis le début de l'année 2012, on a déploré six accidents corporels, contre 13 en 2011, à la même période. On compte un tué (5 en 2011) et six blessés graves (14 en 2011).
Je pourrais me contenter de dire « On a bien fait notre boulot », mais je sais que c'est aussi une histoire de chance. Je suis très modeste par rapport à ça.
Il faut maintenir le message mais on ne pourra jamais être partout, derrière chaque conducteur. De façon générale, je voudrais dire que la répression doit intervenir quand tout le reste a échoué.
Je préfère un contrôle visible, qui fait ralentir un automobiliste, qu'un contrôle réalisé en se cachant derrière un arbre.
On doit avoir la peur de la mort, pas celle du gendarme. La prévention routière restera un objectif national, car tout le monde peut s'y reconnaître, elle n'est ni de gauche, ni de droite.
Concernant la lutte contre la délinquance, il y a beaucoup de cambriolages, de vols. J'ai piloté l'action des forces de l'ordre, de la gendarmerie.
Mais il faut rappeler de fermer sa maison, de ne pas laisser le moteur tourner quand on achète le pain, etc. C'est une responsabilité collective et individuelle.

Propos recueillis par Jacques BERTHION

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Les dernières contributions


joarden

Les abus de la liberté tueront toujours la liberté(André Maurois)

12/08/2012 à 18h29

Pas grand'chose à propos de la sécurité dans nos villages,à vrai dire rien!
Toujours la même rengaine,fermez vos portes,il faut au moins la formation d'un sous-préfet pour nous prodiguer de tels conseils,quand on sait que la grande majorité des cambriolages ont lieu après effraction.
Mr le sous-préfet nous prendrait-il pour des sous-développés intellectuels.
Bon voyage Monsieur,et sans regrets.

madeleine08

09/08/2012 à 14h08 | 1

Le vouzinois a moins perdu d'emplois surtout parce que il y en a beaucoup moins!!! difficile de perdre beaucoup d'emplois encore moins facile de se retrouver avec une vague dans une entreprise qui perdrait 3 ou 400 emplois ....................une telle entreprise n'existe pas sur le vouzinois

Il est toujours possible d'essayer de rassurer mais il faut appeler un chat un chat

TRINIDAD

CHAMPAGNE

09/08/2012 à 12h04

priorite pour désenclaver la traversee de Vouziers !

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