Publié le mercredi 01 février 2012 à 11H20 - Vu 243 fois
Hier matin, les professeurs grévistes ont filtré la circulation devant le lycée Armand-Malaise pendant deux heures… dans la bonne humeur mais en faisant passer le message fermement.
ARDENNES. Des centaines d'enseignants, parents, élèves et élus ont manifesté hier dans les Ardennes contre la suppression de formations et classes à la rentrée prochaine. Avec déjà deux bonnes nouvelles à Sedan et Bazeilles.
A Charleville-Mézières les profs d'Armand-Malaise mobilisés
30 % de professeurs grévistes hier au lycée professionnel Armand-Malaise selon la direction de l'établissement, et 48 enseignants grévistes sur un effectif de 79 professeurs, selon les grévistes : quoi qu'il en soit, la mobilisation a apparemment été à la hauteur de la crainte du corps enseignant face à la récente annonce de la suppression de dix postes pour la rentrée prochaine.
Hier matin, les manifestants se sont rassemblés devant le lycée et ont organisé un barrage filtrant de 10 heures à midi sous la surveillance discrètement en retrait d'une patrouille de police.
Aucun incident à signaler mais une distribution de tracts en bonne et due forme titrés « Chronique d'une mort annoncée » pour rappeler la liste des griefs : transfert de la section « agent technique en milieu familial et collectif » vers le lycée d'Etion (qui ne serait pas équipé pour la recevoir) ; suppression de la moitié de la section des futurs agents de sécurité ; suppression du CAP de menuiserie ; et menace sur la section gros œuvre.
Sur toute l'académie de Reims, les lycées professionnels vont devoir rendre 72 postes à la rentrée et Armand-Malaise va payer un tribut relativement lourd. Une situation que le proviseur Frédéric Bleuze explique en partie par une brutale baisse des effectifs en terminale bac pro, conséquence du cumul de deux cursus qui va faire sauter quatre sections à la rentrée pour le seul établissement de la rue Bois-Fortant.
L'effectif est actuellement de 680 élèves, mais il faudra en compter une centaine de moins en septembre. « Jusqu'à présent, l'Education nationale a pourvu les postes mais si elle annonce des retraits, c'est bien parce que les élèves ne seront plus là ».
Transfert
Concernant la suppression du CAP de menuiserie qui affichait pourtant 80 % de taux de réussite à l'examen, le chef d'établissement précise qu'il y avait une baisse des demandes mais qu'elle sera compensée par une nouvelle section de bac pro menuiserie ; selon lui, un rééquilibrage plus valorisant.
En revanche, pour la formation des agents de sécurité, le proviseur n'exclut pas qu'elle finisse par quitter Armand-Malaise mais, selon, lui, ce ne sera qu'un transfert dans un autre établissement, et pas une fermeture.
P.F.
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