Publié le samedi 30 juin 2012 à 11H00 - Vu 74 fois
Lors de la visite des deux animateurs de Caritas Cap-Vert aux jardins solidaires de La Houillère du Secours catholique.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes) Le partenariat entre la Caritas du Cap-Vert et le Secours catholique de la région se poursuit. Là-bas, il faut ruser pour obtenir ce que la nature ne donne pas facilement.
COMMENT établir avec des populations dites du « Sud », qui connaissent des problèmes d'accessibilité à l'eau potable, en même temps que les ravages du sida et de l'alcoolisme, un partenariat qui ne soit pas condescendant mais au contraire fraternel et respectueux des différences culturelles de part et d'autre ?
Il semble que les délégations champardennaises du Secours Catholique aient trouvé un début de solution avec les îles du Cap-Vert. La coopération « privilégiée » entamée l'année dernière (éditions du 19 juillet 2011) se poursuit via le réseau Caritas International.
En 2011, l'animateur cap-verdien de Caritas, Joao Ramos Coelho, avait effectué une tournée dans la région pour à la fois pour faire un état des lieux des conditions de vie des populations des différentes îles de l'archipel cap-verdien et pour rendre compte des effets des premières actions menées ; notamment d'un programme d'aides ponctuelles pour financer la mise en œuvre de jardins collectifs, de petits élevages (porcs, chèvres) et de systèmes de récupération d'eau - car l'un des problèmes cruciaux de cet archipel d'une dizaine d'îles volcaniques situé au large des côtes occidentales de l'Afrique est précisément le manque d'eau (trois mois de pluie possible seulement) entraînant la nécessité d'importer 80 % des besoins alimentaires.
Cette année, deux autres animateurs de Caritas Cap-Vert, Filomena da Luz et José Lino Furtado, ont été invités par le Secours Catholique à venir témoigner en France. Une partie du mois de juin, ils ont sillonné la Marne et les Ardennes pour témoigner de leur volonté de vivre et de mettre en place un projet d'autonomisation des familles pauvres, ainsi que des campagnes de vaccination des enfants, la création d'un centre Irmaos Unidos pour les enfants des rues et un plan de lutte contre la malnutrition qui sévit au Cap Vert… grâce à la généralisation de la culture d'une plante très nutritive (vitamines, minéraux…) appelée moringa.
Entre de nombreuses visites sur le terrain, une journée festive dans la Marne et de nombreuses rencontres riches en émotions avec des groupes locaux du Secours catholique, les deux Cap-Verdiens ont fait une halte dans un chantier d'insertion à Rethel puis à Charleville-Mézières, et plus précisément dans le quartier de La Houillère, pour se faire expliquer par l'animatrice ardennaise Adélaïde Da Cruz et les bénévoles locaux, le fonctionnement des jardins solidaires que gère le Secours Catholique ; en l'occurrence une douzaine de petites parcelles individuelles, plus une grande dont une partie de la récolte est donnée à Solicœur - le tout s'étendant dans la partie verte de La Houillère sur environ trois hectares.
P.F.
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