Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Débrayage chez Spartech / Les salariés réclament un treizième mois

Publié le jeudi 09 février 2012 à 11H02 - Vu 239 fois


Les salariés mécontents ont dressé un piquet de grève devant les portes de l'entreprise  empêchant ainsi les camions de pénétrer sur le site ou de le quitter

Les salariés mécontents ont dressé un piquet de grève devant les portes de l'entreprise empêchant ainsi les camions de pénétrer sur le site ou de le quitter


DONCHERY (Marne). 40 des 52 salariés que compte la société Spartech à Donchery ont entamé un mouvement de grève, hier, à partir de 14 heures. Ils réclament un 13e mois.

À l'appel conjoint des syndicats FO, CFDT et CGT, un mouvement de grève a été déclenché, hier à partir de 14 heures, au sein de la société Spartech, implantée à Donchery, spécialisée dans la production de granulés plastique destinés au marché automobile.
Les grévistes (tout près de 80 % du personnel), entendent ainsi manifester leur mécontentement après s'être vu refuser par la direction l'obtention d'un treizième mois qu'ils réclament depuis 2008.
« Cela fait plusieurs fois que la direction nous dit lors des négociations annuelles obligatoires que nous obtiendrons ce 13e mois dès lors que la société trouverait l'équilibre. Bien que cet équilibre ait été atteint grâce aux efforts que cette même direction nous a demandés, nous avons cette fois encore essuyé un refus » explique Paul Hendrick, délégué FO, syndicat majoritaire chez Spartech.

Camions bloqués

Les salariés mécontents ont dressé un piquet de grève devant les portes de l'entreprise empêchant ainsi les camions de pénétrer sur le site ou de le quitter. Bruno Damèche, directeur de Spartech Donchery, a d'ailleurs fait appel à un huissier pour qu'il constate cette situation de blocage.
Selon les syndicats, le directeur aurait joint, hier après-midi, la haute direction du groupe Spartech dont le siège se trouve aux États-Unis (NDLR : le groupe est coté en bourse), afin de lui exposer la situation.
Contacté par notre rédaction, Bruno Damèche a fait savoir par l'un de ses collaborateurs qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur ce mouvement social.
Hier, à 19 heures, les salariés maintenaient toujours leur piquet de grève tout en espérant avoir des « nouvelles » en provenance d'outre-Atlantique dans les heures à venir. Ils espéraient notamment l'ouverture de négociations : « Vu le décalage horaire (NDLR : 6 heures), il est possible que la haute direction ne recontacte « Donchery » que très tard dans la soirée, voire dans la nuit » expliquait Paul Hendrick.
O.R.

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


CulJaune08

10/02/2012 à 08h08

Il y a encore des salariés qui n'ont pas compris que la France est entrée dans une période de récession, et qu'il faut "se serrer les coudes" en attendant des jours meilleurs...
Cette société n'a certainement pas les moyens d'augmenter sa masse salariale de 10% ...
Cette grève ne peut que précipiter sa fermeture, ou sa délocalisation !

Dedman08

09/02/2012 à 19h49

patchby51 09/02/2012 à 15h31

Et alors ! leurs revendications sont totalement légitimes et leur travail doit leur permettre de gagner correctement leur vie.
Trop d'ouvriers exploités pour des salaires de misère; la faute a une mauvaise répartition des richesses...

technic08

09/02/2012 à 18h00

C'est la soif de l'or....

patchby51

09/02/2012 à 16h31

Vu la situation de l'automobile en France avec les fermetures d'usines prévues par PSA, en Europe par Mitsubishi et Général Motors, la situation économique catastrophique des Ardennes ils devraient même demander un 14e mois ! Comme ça, le site fermera et il n'y aura plus de soucis pour les salaires !!!

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952