Publié le vendredi 03 septembre 2010 à 10H42 - Vu 217 fois
Jean-Baptiste Clément à Sedan Tout sera prêt pour le 6
En chantier depuis quelques mois, le lycée professionnel Jean-Baptiste Clément est en pleine restructuration, ce qui a occupé tout l'été une partie du personnel, notamment le proviseur Yannick Discrit et l'intendante Élisabeth Dromzee.
La situation était très tendue aux vues des délais très courts. En effet, l'extension des bâtiments, comprise dans la restructuration qui va se poursuivre, n'avait que 14 mois pour se réaliser.
10 millions d'euros au total auront été injectés par le conseil régional pour les travaux au sein du lycée sedanais, qui s'est doté d'un internat flambant neuf et d'un nouveau service de restauration (500 repas sont servis le midi).
Dans la mesure où les délais de livraisons sont très justes (la commission de sécurité doit passer ce vendredi 3 septembre), la rentrée scolaire est étalée par vague successive et se fera réellement le lundi 6 septembre.
Un véritable casse-tête pour l'équipe de direction, qui a vu l'arrivée au poste de proviseur adjoint de Patrice Hoyon, qui vient du collège Georges Sand de Revin.
Car non seulement, la première tranche de travaux est juste dans les délais, mais en plus, une deuxième s'enchaîne et c'est donc reparti pour 12 à 14 mois. Et comme s'ils avaient besoin de ça, en cours d'été, les travaux ont été bloqués suite à la découverte d'amiante dans les faux plafonds de certains locaux, ce qui mobilise des salles de cours.
« Ce sont 1 800 heures de cours à la semaine à replacer. Le plan B c'est de louer trois salles de classes à la ville dans un bâtiment boulevard Émile Zola » confie le proviseur.
Des cours seront quand même dispensés dans un bâtiment en travaux, en l'occurrence l'ancien réfectoire. Cours au 2e étage et travaux au 1ère et au 3e. Ce qui va demander une grosse coordination.
Mais pas d'inquiétude, Yannick Discrit en a vu d'autres. Plein d'optimisme, il assure que « tout sera prêt pour le 6 septembre, les cours seront bien assurés »
Fort de ses 600 élèves, un effectif stable, le lycée Jean-Baptiste Clément, qui fait également office de CFA (300 apprentis dont 120 sur le site) pour l'académie de Reims, peut rentrer en sérénité tout de même. « Tous les personnels sont nommés, aucun poste n'est vacant, enseignants comme non enseignants » termine le proviseur, qui pense déjà au projet d'extension des ateliers qui viendra un peu plus tard.
E.D.
Dodeman à Vouziers Une classe fermée
Après avoir connu une fin de vacances pluvieuse, les élèves de Vouziers ont effectué une rentrée scolaire sous un soleil radieux.
Dans le premier degré, 412 élèves ont découvert ou effectué leur retour sur le banc des écoles. Serge Siri, l'inspecteur de l'Education nationale chargé de la circonscription fait état d'une situation relativement stable et sans souci majeur même s'il faut déplorer la fermeture d'une classe suite à une perte de 30 enfants à l'école primaire Abel-Dodeman dans un quartier pourtant proche du centre-ville.
La résultante probable d'une baisse démographique car, il y a deux ans, l'école de la rue du Chemin salé avait profité de l'arrivée d'élèves de Vrizy, Vandy et Terron-sur-Aisne. Malgré cela, on est passé, aujourd'hui, de 175 à 145 garçons et filles. Par contre, l'effectif était étale à l'école Taine ainsi que dans les maternelles des écoles Avetant et Dora-Lévi. Les équipes de directions restent inchangées dans ces différents établissements avec la présence de Bruno Dauphy, Raoul Mayot, Anne-Marie Guilhem et Isabelle Pringot.
Mêmes caractéristiques au sein du groupe scolaire privé Saint-Louis où Marie Dominé a accueilli, à six unités près, le même nombre d'enfants (120) qu'en septembre 2009 dans les cinq classes maternelles et primaires
Dans le second degré, le nouvel arrivant, Eric Troquet, qui cumule les casquettes de principal et proviseur de la cité scolaire qualifie cette reprise de « très sereine ».
Normal, on constate en effet une hausse sensible des élèves au Lycée Masaryk (de 299 à 313 tout de même !) grâce à une forte présence en seconde, ainsi qu'une légère augmentation au sein du collège de Vouziers (341 à 357) et à la section d'enseignement général et professionnel adapté (49 à 51). Seul regret : la baisse du nombre des collégiens du Chesne (de 129 à 117). 67 enseignants sont recensés au total dans l'enceinte de la cité scolaire vouzinoise.
De quoi satisfaire Eric Troquet qui après avoir appartenu aux académies de Paris, Lyon et Versailles était depuis 2002 premier adjoint du lycée Etienne Oehmichen de Châlons-en-Champagne.
Au collège et lycée privé Saint-Louis, Mlle Elisabeth Nortier se félicite d'un effectif quasiment identique avec 94 élèves au lycée professionnel où se terminera, cette année, la première session du CAP « employé de commerce multispécialités » et 155 au Collège où une option « Anglais + » est désormais proposée aux volontaires.
Pascal REMY
Lycée agricole de Saint-Laurent : nouveau bac pro : 21 au rendez-vous
Les petits fours étaient de sortie hier, au lycée agricole du Balcon des Ardennes, à Saint-Laurent, pour la première rentrée des élèves ayant opté pour le bac professionnel bio-industries de transformation (B.I.T), spécialisé dans l'agroalimentaire, la pharmacologie et la cosmétologie. Pour l'occasion, les 21 élèves de 1ère inaugurant cette nouvelle formation ont reçu la visite de Jean-Paul Bachy, président du conseil régional, et de Yvan Lobjoit, directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, qui ont été accueillis par Etienne Vivier, le directeur de l'établissement.
« Vous êtes dans une filière porteuse d'avenir », a souligné le premier, en mettant l'accent sur l'importance du terroir en matière de développement touristique. « La Champagne-Ardenne est une terre fabuleuse pour la diversité de ses filières et de ses terroirs », a-t-il ajouté. « Comme je le dis souvent, c'est la région des trois bulles. C'est la seule région de France où on trouve toutes les catégories effervescentes : le champagne, la bière et le cidre ».
Yvan Lobjoit, pour sa part, a confié qu'il y avait beaucoup d'attente par rapport à ce bac pro dans la mesure où celui-ci était « un pari sur l'avenir ».
Vingt des 21 élèves suivant cette nouvelle formation sont issus d'une seconde ABIL (alimentation, bio-industrie et laboratoire) et la plupart d'entre eux envisagent d'aller jusqu'au BTS. C'est notamment le cas de Manon Cargnelutti, 16 ans, de Nouvion-sur-Meuse, qui a découvert cette filière à l'occasion d'une journée portes ouvertes, de Stéphane Jerry, dix-sept ans, de Charleville-Mézières, qui marche dans les pas de son frère et qui envisage une carrière de pâtissier, ou de Benoît Deville, 17 ans et demi, de Reims, qui rêve quant à lui de se lancer dans un métier touchant à la qualité des produits dans l'agroalimentaire.
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