Publié le dimanche 10 avril 2011 à 10H21 - Vu 74 fois
Gianni Meersman tout sourire après sa belle victoire ne se laissera pas faire lors des deux étapes du jour : il est venu dans les Ardennes pour s'imposer.
Vainqueur hier à Vireux-Wallerand, le Belge de la FDJ a endossé un maillot jaune qu'il compte défendre ardemment aujourd'hui.
GIANNI MEERSMAN n'aura plus besoin d'inventer d'improbables histoires pour endormir sa petite Amber.
Il suffira au puncheur de la FDJ de conter son exploit à Vireux-Wallerand, la veille de l'anniversaire de sa compagne, pour apaiser sa mignonne petite fille, deux mois depuis hier.
Sans succès depuis trois ans
« La victoire constitue effectivement un très beau cadeau pour toute la famille, avouait le Belge à l'arrivée. Il y avait un surplus de motivation parce que l'étape passait dans mon pays, mais l'équipe a travaillé à bloc au pied de la côte d'Oignies pour me placer dans les meilleures conditions. »
Une fois la longue échappée de Ludovic Mottet (Wallonie Bruxelles-CA) et Christofer Stevenson (Sparebanken Vest) annihilée à la sortie de Fumay, la formation au trèfle a provoqué une bordure préméditée dès le premier passage sur la ligne d'arrivée durant la première heure de course. Un scénario suggéré par Frédéric Gabriel avant le départ à Givet. « Lorsque j'ai vu le faux plat montant final, j'ai immédiatement dit à Sandy (Casar) que s'il parvenait à bien me placer, je gagnerai, explique l'ancien coéquipier de Lance Armstrong chez Discovery Channel (2007), qui avait terminé deuxième de l'étape de Charleville derrière Yauheni Hutarovitch en 2006. Wesley Sulzberger et Thibaut Pinot se sont alors mis à mon service. » Coleader de l'équipe dirigée par Yvon Madiot, Gianni Meersman (25 ans) a déjà promis sa dot à ses coéquipiers en cas de succès final aujourd'hui : « Une glace dans un fast-food. » Egalement leader des classements par points et du combiné, le Wallon est enfin récompensé d'un début de saison prometteur (2e de la Route Adélie, 2e de Paris-Troyes, 3e d'étape de la Semaine internationale Coppi et Bartali, 4e de la Flèche d'Emeraude) après avoir connu deux années perturbées par une opération d'une hernie.
« J'ai vécu avec des douleurs dans toute la jambe gauche. Honnêtement, je ne me sentais même plus coureur, lâche-t-il. Alors aujourd'hui, je suis super content de pouvoir à nouveau gagner des courses. »
Avec seulement douze secondes d'avance sur le Russe Andrey Solomennikov (Itera Katusha), ce spécialiste des épreuves par étapes, qui ne s'était plus imposé depuis une victoire à Ougrée lors du Tour de Wallonie 2008, sait toutefois pertinemment que les huit difficultés de la journée, harmonieusement réparties autour de Charleville ce matin et de Bogny-sur-Meuse cet après-midi ne lui laisseront aucun répit. « Mais je vais défendre le maillot jaune, martèle-t-il. Je suis venu ici pour m'imposer. »
Y a-t-il des contrevenants ?
Cédric GOURE
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