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Criblé de dettes, il vend sa maison par un jeu-concours

Publié le jeudi 12 janvier 2012 à 12H00 - Vu 2091 fois


Pour protéger financièrement sa famille, Didier Paquis n'a plus le choix : organiser un jeu-concours pour vendre sa maison avant qu'elle ne soit saisie.

Pour protéger financièrement sa famille, Didier Paquis n'a plus le choix : organiser un jeu-concours pour vendre sa maison avant qu'elle ne soit saisie.


GOMONT (Ardennes). C'est l'histoire d'une descente aux enfers. Un habitant de Gomont va vendre sa maison par le biais d'un « quiz » pour sortir de l'endettement.

LA vie de Didier Paquis, 53 ans, originaire de Gomont, avait démarré sous de bons auspices. Vingt ans dans la grande distribution et une rapide ascension sociale. L'employé libre-service du départ était devenu en 2005 directeur d'une grande surface vouzinoise.
Premier coup dur en 2007. « J'ai été licencié suite à un différend avec mon PDG. » Entre-temps, en 2004, rassuré par sa stabilité professionnelle, Didier fait bâtir une maison à Biermes en contractant un prêt immobilier sur quinze ans. « C'était une fierté pour mon épouse et nos quatre enfants d'avoir notre propre nid. »
Tranquilisé par l'expérience acquise au fil des ans dans son ex-métier, le Rethélois pense vite retrouver un job après sa mise à l'écart. Mais le marché de l'emploi est sans pitié.
« En l'espace de deux ans, j'ai répondu à 600 annonces et reçu 30 réponses. Le monde de la grande distribution me fermait systématiquement ses portes. Je me suis vite aperçu que les choses allaient être difficiles pour retrouver un emploi. »
Les problèmes financiers finissent par le rattraper. « En 2009, une, deux, trois puis quatre échéances de retard. J'ai éprouvé des difficultés pour rembourser. Et voulu trouver une solution avec ma banque. En l'occurrence et comme l'autorise le code de la consommation : une demande de report d'échéances de prêts. »
Refus de l'agence qui active son service contentieux. Aucune négociation n'est alors possible. « Ce qui me vaudra d'ailleurs la réflexion un rien cynique de l'ex-directeur : ''La seule issue positive pour vous, c'est de gagner au loto''. »
Ne pouvant s'acquitter des échéances de retard, Didier tente d'éviter la saisie de sa maison et assigne sa banque devant le tribunal de grande instance pour obtenir un report d'échéances. En octobre 2009, la juridiction lui donne gain de cause. Il tente alors de profiter des 18 mois de sursis qui lui sont accordés pour ouvrir, avec son épouse, un dépôt-vente à Acy-Romance. On est en janvier 2010.
« Fini, la galère, je me voyais déjà au bout du tunnel. Le premier exercice a été correct. J'envisageais même d'installer une seconde antenne à Sedan et démarrer une chaîne. Mais la volonté de réinvestir dans le magasin pour le rendre plus attractif ne nous a pas permis de sortir un salaire. Même en bossant sans prendre un seul jour de repos.* »
Février 2011. Didier est hospitalisé suite à un malaise. Batterie de tests. Le diagnostic du neurochirurgien tombe : tumeur à la moelle épinière. Sa vie bascule à nouveau.
« Tout s'est écroulé autour de moi. Ne pouvant plus marcher, je me suis retrouvé dans une chaise roulante avant d'être opéré, en juillet, à Reims. La peur de mourir m'a envahie. » Le pensionnaire au Centre de réadaptation de Warcq attend de savoir s'il récupérera ses membres inférieurs.
« C'est mon gros souci. Les médecins ne peuvent se prononcer catégoriquement sur mon taux d'invalidité. Du coup, la maison départementale des handicapés ne peut m'octroyer une aide. » Cela alors que les époux Paquis doivent honorer leurs dettes dès avril. « La banque n'a pas apprécié de se retrouver en justice, elle ne me fera aucun cadeau. »
Peu enclin à se lancer dans une nouvelle procédure, préjudiciable à son moral, et sa maison n'étant pas adaptée à son statut de handicapé, Didier a décidé en dernier recours et pour protéger sa famille de vendre sa demeure par le biais d'un quiz. « La meilleure opportunité pour en finir avec nos dettes (250.000 euros) et repartir à zéro. » Pour se reconstruire…

Pascal REMY

* Ce contexte a amené Marie-Claude à trouver un emploi dans un cabinet dentaire pour assurer un salaire au couple. Si vous souhaitez entrer en contact avec Didier Paquis : didierpaquis@hotmail.fr

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Les dernières contributions


eau de rose

13/01/2012 à 11h30

Il ne faut pas accepter un refus de la MDPH sans réagir. Un appel au tribunal de sécurité sociale est possible et peut aboutir. Il faudra affuter les arguments et produire le maximum de pièces justificatives. Courage à ce monsieur et à sa famille. Honte aux banquiers inhumains et aux administrations plus préoccupées d'économie que d'aide sociale, pourtant leur mission première.

ficelle 02500

picardie

12/01/2012 à 23h51

"on ne nous dit pas tout"
Avec quels deniers ce monsieur a créé son dépôt vente ?
les 250 000 euros de dettes : maison seule ,ou maison + dépôt vente ?
250 000 euros = 1 639 892,50 f
J'espère que la situation de ce couple va évoluer.

Marguerite12

Charleville-Mézières

12/01/2012 à 21h35

Ce monsieur a vraisemblablement été victime de son banquier qui ne lui a pas fait souscrire une assurance chômage. Il me semblait pourtant que c'était obligatoire. Quand nous avons acheté notre maison, et bien qu'étant tous les deux fonctionnaires titulaires, la banque nous en a fait souscrire une.

Ce monsieur a parfaitement le droit de vendre sa maison, hélas pour lui, l'argent de la vente reviendra en majeure partie à la banque. Au départ, on ne rembourse que les intérêts et non le capital. Le seul avantage que ce monsieur retirera de la vente de sa maison, c'est de ne plus être endetté. Vraiment triste, j'espère pour lui que les choses s'arrangeront et qu'il pourra retrouver une habitation digne pour ses enfants.

Marre_des_pubs

12/01/2012 à 20h48

Triste histoire...

bolero

12/01/2012 à 20h34

Il y a quelque chose que je ne comprends pas ! Il a fait bâtir sa maison en 2004, elle est donc loin d'être payée, ce qui fait, qu'elle appartient encore à la banque. Comment alors peut-il vendre ( sa ) maison ? ? ?

cdu51

12/01/2012 à 19h37

d'accord pour l'assurance decès, invalidité (à priori chomage s'était fait puisqu'il a eu le report d'échéances), bizarre qu'il n'y en ai pas pour un prêt immobilier, mais ce n'est pas obligatoire .
Quand à la MDPH, pour obtenir une reconnaissance, il faut compter 6 mois minimum pour passer en commission...

gkar02300

12/01/2012 à 19h14

@ reaction08 : il faut faire très attention avec cette j'ose le dire ces escrocs d'assurance...un exemple: mon père à acheté un véhicule à crédit avec l'option décès/invalidité...à la suite d'un accident il s'est retrouvé amputé d'une jambe donc logiquement l'assurance aurait du marcher....eh bien non car il aurait fallu qu'il soit amputé des 2 jambes pour qu'il soit pris en charge...une belle arnaque quoi alors pour ce monsieur je n'ose imaginer ce que son assureur à pu lui raconter....

chalonnaise51

12/01/2012 à 18h07

quand au chiffrage du taux d incapacité cela ne relève pas des médecins mais des commissions de la sécurité sociale, en ce qui concerne la MDPH, au vu des élements médicaux actuelles, elle peut statuer sur certificat médical établi par un neurologue qui connait parfaitement les soucis de santé de ce Monsieur, il suffit d y faire mention de l historique et de certifier sur l honner de l'état de santé à l heure d'aujourd'hui ... s'il y a aggravation il faut alors déposer un autre dossier auprès de la MDPH mais là rien ne vous empeche de faire cette demande pour vous faire reconnaitre travail handicapé, voir si vous ouvré droit à l'AAH etc ... pour l incapacité, c est auprès de la sécurité sociale que vous aurez les informations idem une visite sur l état actuel peut permettre de définir un premier taux à revoir si aggravation ou amélioration ce que le neurologue n hésitera pas à préciser sur son certificat ....

chalonnaise51

12/01/2012 à 18h03

parfaitement d accord avec réaction08 lorsqu'il y a un pret sur une telle longueur il y a normalement assurance pour invalidité décès ou autre, pourquoi ne pas utiliser cette clause tout simplement pour faire suspendre le crédit - saisir à nouveau la justice peut etre une solution !!!

reaction08

12/01/2012 à 13h09

tout mon soutien en esperent que vous aller trouver une solution et garder votre maison !!!

reaction08

12/01/2012 à 13h08 | 1

je ne comprends pas ??
ce monsieur n'a pas souscrit d'assurance avec son pret ???
une assurance "chomage, deces, invalidité" !!!!
ou alors il a ete tres mal renseigné par son banquier !!!

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