Publié le lundi 07 novembre 2011 à 09H22 - Vu 138 fois
Les classes Cham, dépendant du conservatoire à rayonnement départemental, accueillent des élèves carolos mais aussi de l'extérieur de la ville. Un argument supplémentaire pour encourager le Département à mettre la main à la poche.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Une convention sur les Cham devrait être signée cette semaine entre la Ville et l'inspection académique. Tout en répondant à des questions très concrètes d'organisation, elle devrait assurer la rentrée 2012-2013. Mais quid de l'avenir ?
LA rentrée 2012-2013 devrait bien avoir lieu pour les classes à horaires aménagés musique (Cham) au sein du collège Jean-Macé à Charleville-Mézières.
La municipalité carolo devrait signer une convention cette semaine avec l'inspection académique à cet effet.
Le document clarifie également des questions organisationnelles essentielles. Mais on est encore loin de la panacée. Car la menace plane toujours sur ces classes qui concernent aujourd'hui une petite centaine d'élèves. Et ce pour deux raisons.
Tout d'abord, parce que cette convention n'est établie que pour un an : « Nous aurions aimé pouvoir nous assurer du maintien de l'ensemble du cursus (les quatre années, NDLR) pour sécuriser les parents », regrette Liliana Moyano, interrogée au nom du collectif de défense des Cham, réunissant les deux fédérations FCPE et PEEP et les parents d'élèves du conservatoire. D'autre part la question de son financement, au centre de la problématique, est encore loin d'être réglée (lire ci-dessous).
Un effectif de 100 élèves sur quatre niveaux
La question de la pérennisation du dispositif se posera donc de nouveau au cours de l'année prochaine, date à laquelle devra être renouvelée la convention.
Une pratique nouvelle alors qu'auparavant, le dispositif relevait « d'une reconduction tacite », selon les termes de Claude Pérignon, inspecteur d'académie adjoint.
A défaut de régler le problème à long terme, la collaboration Ville-Inspection engagée dans un contexte d'inquiétude accrue des élus et des parents d'élèves, aura au moins permis de remettre les choses à plat, pour « une meilleure transparence », ajoute Claude Pérignon.
« Il fallait clarifier les choses. Ce n'était pas flou, mais cela manquait de lisibilité pour les parents notamment ».
Sur des points concrets importants, la convention fixe de nouvelles règles.
L'effectif de base par niveau a ainsi été fixé à 25 élèves, soit 100 élèves Cham sur l'ensemble du collège. L'aboutissement logique d'une politique entamée à la rentrée dernière, qui a vu la nombre de places disponibles diminuer.
De même, « on a décidé de bien préciser les horaires impartis aux Cham, et de s'assurer que tout se passait bien durant le temps scolaire, ce qui n'était pas le cas. On s'est rendu compte lors d'une étude qui a été réalisée […] quand démultipliant les horaires, en terme de coût notamment, ce n'était pas forcément le plus adéquat », détaille Julien Sauvage, adjoint au maire en charge de la culture.
Enfin, la procédure d'admission a été revue afin de permettre à un représentant de la Ville d'être présent.
Quand on signe le chèque, normal de vouloir suivre le cours des événements, selon l'élu.
M.T.
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