Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 187 fois
Suite à l'article intitulé « Le collège menacé à moyenne échéance » paru mardi dans nos colonnes, Benoît Huré répond, dans un long communiqué aux inquiétudes de Michel Sobanska, maire de Rocroi, quant à l'avenir du collège après la « refonte de l'intercommunalité ».
« Prévoir pour ne pas subir »
Un communiqué pour rassurer où le président du conseil général regrette tout d'abord une dramatisation des situations, « comme s'il fallait préparer les esprits à des grands bouleversements. La réalité est tout autre ». Benoît Huré rappelle alors les compétences du Département dans la gestion des collèges, à savoir tout ce qui concerne les moyens matériels, le volet pédagogique étant du ressort de l'Éducation nationale.
Benoît Huré rentre ensuite dans le vif du sujet et affirme : « Même si la réforme de l'intercommunalité modifie sensiblement le paysage communal, elle n'entraîne aucune conséquence sur la carte des collèges qui impose, elle, une vision cohérente à l'échelle du département. Les craintes exposées par Michel Sobanska pour le collège de Rocroi ne sont donc pas fondées. » Voilà qui devrait tranquilliser le maire de Rocroi.
Le président du conseil général va même plus loin dans son plaidoyer : « La définition d'une nouvelle sectorisation des collèges ardennais n'est pas à l'ordre du jour et demain comme aujourd'hui, le conseil général veillera à privilégier le critère de proximité pour les élèves, d'autant plus qu'il finance la totalité des transports scolaires. »
Il en profite également pour rafraîchir quelques mémoires : « En 2006, le conseil général, conscient de certaines réalités en termes d'effectifs, d'évolutions pédagogiques, d'état des bâtiments, a proposé aux élus et à l'ensemble de la communauté éducative de prévoir pour ne pas subir. Le statu quo a été souhaité à une très large majorité : dont acte. »
Il enfonce encore le clou, citant des exemples concrets de la politique du Département menée dans ce domaine : « Seule la réalité de l'état immobilier et de la sécurité des élèves conduit le conseil général à prendre les décisions qui s'imposent en matière d'investissement : il en a été ainsi pour la fermeture du collège de Margut, pour la construction du nouveau collège de Revin, pour le projet de nouveau collège à Attigny et pour la fermeture du collège de Frénois. »
Enfin, Benoît Huré renvoi la balle à l'Éducation nationale : « Quant aux évolutions à venir liées à la démographie scolaire et à la pédagogie, seule l'Éducation Nationale est fondée à les mettre en débat ».
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