Publié le samedi 25 août 2012 à 11H05 - Vu 1777 fois
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). Nos photos ne le laissent guère deviner car les festivaliers du Cabaret Vert n'ouvrent que peu facilement le parapluie mais il a commencé, hélas, à pleuvoir hier vers 19 heures.
AVANT d'attaquer le récit des événements, quelques mots de l'incroyable concert de Manu Chao jeudi soir. Plusieurs habitués du Cabaret Vert nous ont dit qu'ils n'avaient jamais vu autant de vagues à la surface de la foule.
« Jusqu'au fond ! »
.Il fera le coup quatre ou cinq fois durant les deux heures de concert. Le public n'a même pas besoin de rappeler le groupe : le fuego repart de plus belle. Proxima Estacion : Esperanza. C'est le titre du dernier album. Manu Chao serait donc une sorte machine à redonner l'espoir à tout le monde ? Les dizaines de lueurs bleues des portables (en train de filmer !) en témoignent comme autant de cierges allumés dans un pélerinage à Lourdes. Mais Manu sait faire durer le plaisir. Le premier tube de son répertoire, Clandestino, n'est arrivé qu'au bout d'une demi-heure. Et il a eu le temps de faire tous les autres, parfois en medley accéléré mais tous y étaient, y compris Me Gustas Tu, presque méconnaissable dans une version rock très speed.
Un DJ qui s'appelle… Dieu
Hier, c'est le groupe ardennais Temple qui a eu le privilège d'ouvrir la journée avec une formule métal aux tempos très lourds, enrichie d'un flow rap en français plutôt percutant. Ensuite, plongée tout habillé dans le reggae jamaïcain pur jus du vétéran Toots et de son groupe les Maytals. Le public du Cabaret Vert a gentiment adoré et s'est délecté des petits écarts fantaisistes comme le mythique Country Roads (un vieil air folk US de John Denver à mille lieues du reggae) ou les quatre premiers accords de Smoke on the Water (si, si !).
Lorsque Baptiste et Flora, le duo ardennais de Most Agadn't, sont apparus sur la petite scène, le public a compris qu'ils allaient tout donner. Ce qu'ils ont fait. Elle déchirante. Lui omniprésent. Tous les deux plus hypnotiques que jamais.
Puis avec les Dandy Warhols, ce fut un peu l'école du perfectionnisme new yorkais, avec de fréquents changements de guitares, pratiquement à chaque morceau pour être précis dans la couleur sonore. Les Dandy, très applaudis, offrirent finalement le dernier moment sec de cette journée… mais on ne le sut que quelques instants plus tard.
Au moment où La Femme interprétait l'un de ses morceaux engagés, From Tchernobyl with Love, (Bons baisers de Tchernobyl) la drache ! Même punition pour les rappeurs new yorkais de Public Enemy qui ont cependant réussi à « tenir » leur public devant la grande scène avec tout le décorum du rap américain (sirènes hurlantes, huit sur scène, un DJ qui s'appelle Dieu, DJ Lord, la totale….) mais un peu dommage tout de même pour cet unique concert français de l'été.
Légère déception ensuite avec le concert un peu décousu de The Bots, le duo des jeunes américains (un batteur de 15 ans et un guitariste-chanteur de 18 ans) : deux jeunes pousses capables de moments géniaux à la MC5 mais qu'il faudra absolument revoir dans quelques années.
Patrick FLASCHGO
Au fait, petit ajustement : la journée de jeudi a totalisé non pas 13 000 mais 14 000 entrées. Du coup, Manu Chao et la Ventura ont senti qu'ils pouvaient donner un concert de feu. Ceux qui les connaissent bien ont reconnu le truc infaillible : au bout de 40 mn, on a l'impression que c'est terminé. Manu dit au revoir au public, remercie mille fois Charleville («Vous êtes fous à Charleville ! ») et il revient.
Il fera le coup quatre ou cinq fois durant les deux heures de concert. Le public n'a même pas besoin de rappeler le groupe : le fuego repart de plus belle. Proxima Estacion : Esperanza. C'est le titre du dernier album. Manu Chao serait donc une sorte machine à redonner l'espoir à tout le monde ? Les dizaines de lueurs bleues des portables (en train de filmer !) en témoignent comme autant de cierges allumés dans un pélerinage à Lourdes. Mais Manu sait faire durer le plaisir. Le premier tube de son répertoire, Clandestino, n'est arrivé qu'au bout d'une demi-heure. Et il a eu le temps de faire tous les autres, parfois en medley accéléré mais tous y étaient, y compris Me Gustas Tu, presque méconnaissable dans une version rock très speed.
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Les dernières contributions
tibee
29/08/2012 à 08h39
lily51, tu n'auras aucun remboursement, le concert a eu lieu, peut-être pas à l'heure annoncée au début, mais les organisateurs avaient prévenu sur tous les réseaux sociaux de ce changement de dernière minute. Dommage pour toi !
lily51
27/08/2012 à 19h32
Rien n'est mentionné sur le concert d'Eagles of Death Metal censé avoir lieu ce jour là à 20h10? Nous avions acheté nos places la veille au soir à la fnac de Reims ou nous résidons. Nous avons apris après être arrivés au festival que le concert avait été décalé...une heure plus tôt! Nous n'avons plus eu qu'à repartir bredouilles, le porte monnaie allégé de 63 euros de billets( 2 places), des 20 euros d'essence (aller retour Reims Charleville). Bref, 83 euros pour un concert qu'on a pas vu.... Pour qui prend t'on les gens? Après avoir appelé l'association "flap" qui gère le festival, il semble que je doive rappeler un peu plus tard, rien ne semble avoir été prévu pour nous dedommager ! Je vous invite à faire comme moi si vous avez aussi loupé le concert, manifestez vous!
lily51
27/08/2012 à 19h16
Le Canard Déchaîné
Pigeon... mouton... vache à lait... suivant la saison, mais avec TOUS les gouvernements...
25/08/2012 à 16h51
Eh bien à la prochaine sécheresse, il faudra qu'ils reviennent !!