Publié le vendredi 16 mars 2012 à 12H00 - Vu 160 fois
Vainqueur et même vaincu, Kassa Baradji aura pris date pour l'avenir.
Demain à Pessac, Baradji, le Drancéen de Nouzonville, cherchera à être jusqu'au bout la surprise des CFA.
APRÈS Mehdi Amar (Marseille), Kamel Chenni (Reims) ou Jaoid Chiguer (Troyes), Kassa Baradji fait partie de ces boxeurs qui ne sont pas ardennais mais auxquels Hamid Zaïm tend la main.
Le dernier « assimilé » en date vient de Drancy (93) mais, surtout, il a pour entraîneur Houari Amri qui considère le manager du CS Nouzonville-Ardennes « comme un membre de sa famille ».
Mentor, coach (de l'équipe d'Algérie), préparateur physique (il fut chargé de la remise en forme des blessés des footeux du Paris SG) ou mental : Houari Amri est tout cela et bien plus encore.
À un moment de leur carrière, Jean-Baptiste Mendy, Freddy Skouma, Akim Tafer, Mehdi Shanoune ou Newfel Ouatah, l'actuel champion de France des lourds, ont adhéré - avec succès - à ses méthodes.
« Il va être champion de France », prophétisait Hamid Zaïm au lendemain des finales régionales. À tout juste 19 ans, Kassa Baradji n'a, pour l'instant, pas fait mentir le manager du CSNA, même s'il y a eu des combats plus durs que les autres, surtout en demi-finale de la Coupe de France, à Nouzonville, devant Maxime Beaussire.
Un joker olympique
Sa défaite en finale de la Coupe de France devant Daouda Sangaré n'a pas empêché le Franco-Malien d'être exact au rendez-vous, grâce à un succès face à Nassim Hamitouche (tête de série n° 1), la semaine dernière à Hayange.
La logique aurait voulu que samedi soir à Pessac, Kassa Baradji retrouve Sangaré pour une revanche en finale. Sauf que le Nordiste s'est fait sortir à Berck par le Nazairien David Papot : 14 touches + contre 14 !
« Kassa est un garçon tout neuf qui peut donner l'impression d'être lent mais qui est très explosif et possède une belle allonge. Il n'aime pas trop les boxeurs fuyants. Papot est justement un rentre-dedans », explique Hamid Zaïm.
Surnommé « le Poulidor de la boxe » à Saint-Nazaire, David Papot court après une première consécration, lui qui a été barré par le Troyen Eric Lenfant en juniors puis par Samir Machrouh (en - de 64 kg) l'an passé en demi des CFA.
Alexis Vastine ayant déjà en poche son visa olympique en - de 69 kg, David Papot - membre de l'équipe de France - n'a rien à espérer d'un titre de champion de France : « Mon objectif, ce sont les JO de Rio de Janeiro 2016 », souligne-t-il.
La donne est différente pour Kassa Baradji qui dispose d'un joker. Le 27 avril à Casablanca, sous les couleurs du Mali, il peut espérer se qualifier dans la Zone Afrique.
Jean-Pierre PRAULT
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site











