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Bouazza Sabri, le roi de l'évasion récidive

Publié le mardi 09 octobre 2012 à 08H36 - Vu 2661 fois


Sabri était déjà parvenu à jouer la fille de l'air, en octobre 2008, devant les portes de la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne.

Sabri était déjà parvenu à jouer la fille de l'air, en octobre 2008, devant les portes de la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne.


CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Bouazza Sabri, un Carolomacérien surnommé le king de l'évasion, vient une nouvelle fois de montrer l'étendue de ses « talents ». C'est, cette fois, la police belge qui en a fait les frais.

ON le croyait enfin derrière les barreaux, en train de purger ses multiples condamnations, mais non : Bouazza Sabri, un caïd de la Ronde Couture, se trouvait en fait en Belgique. Arrêté vendredi dans le cadre d'un trafic de drogue, il est parvenu à fausser compagnie aux policiers qui le conduisaient vers la prison de Saint-Gilles, à Bruxelles, dans des circonstances qui rappellent comment il était déjà parvenu à jouer la fille de l'air, en octobre 2008, devant les portes de la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne.
A sa manière, Bouazza Sabri est une sorte de vedette, une star de la truande doté d'un pedigree long comme un jour sans pain, émaillé d'anecdotes rocambolesques qui parviendraient presque à le rendre sympathique : le public a toujours secrètement raffolé de ces monte-en-l'air ou escrocs de haut vol qui parviennent à faire tourner les forces de l'ordre en bourrique.
A ceci près que ce Carolomacérien de 40 ans n'a rien d'un Arsène Lupin : il s'agit d'un important trafiquant de drogue, une activité certes lucrative mais pas vraiment romantique, son parcours le prouve.

Premières armes

On entend pour la première fois parler de lui en 1992. Il a alors une vingtaine d'années et se retrouve condamné à une peine de 8 ans d'emprisonnement, assortie d'une interdiction définitive de territoire français. Les policiers du SRPJ venaient en effet de le prendre la main dans le sac, au centre d'un vaste trafic qui devait se conclure par la livraison d'un colis contenant dix kilos de haschich en provenance de Maastricht.
Pour la petite histoire, Bouazza Sabri avait tenté d'échapper à son arrestation en prenant la fuite à bord d'une voiture, la course-poursuite se terminant par le vol plané du véhicule du fuyard, récupéré dans la Meuse. Il purge sa peine puis s'en va vivre au Maroc. Fin du premier épisode.
Le deuxième se déroule dans les années 2000. Bouazza Sabri est parvenu à obtenir une carte de résident qui lui permet de revenir en France, dans les Ardennes (sa maman habite dans le Sedanais), où il ne tarde pas à regoûter à ses premières amours, le trafic de stupéfiants.
En 2008, à l'issue d'une nouvelle course-poursuite, il tombe à nouveau et se retrouve le 31 octobre à la barre du tribunal qui le condamne à 3 ans de prison ferme. Avant d'être escorté par les policiers chargés de son transfert immédiat en prison, il parvient en plein tribunal à s'entretenir quelques minutes avec des membres de sa famille venus le soutenir, sans que les gardiens de la paix n'interviennent. Un incident d'apparence anodine mais qui prendra toute son importance quelques heures plus tard…

Cavale

Le trajet entre Charleville-Mézières et la prison de Châlons-en-Champagne s'effectue de façon classique. Bouazza Sabri est à l'arrière de la voiture de police, vraisemblablement menotté (lui affirmera plus tard avoir eu les mains libres en raison d'un bras cassé), coincé entre deux policiers qui ont dû prendre la précaution, comme l'exige la procédure, d'activer la sécurité enfant des portières, qui empêche ces dernières de pouvoir être ouvertes depuis l'intérieur.
A l'avant, deux autres fonctionnaires dont le chauffeur complètent l'équipage.
Arrivé devant la porte de la prison, le passager avant sort et va à l'interphone pour prévenir de l'arrivée du prisonnier.
Que se passe-t-il alors ? Nul ne le sait avec certitude, sauf peut-être la police des polices qui va enquêter sur l'évasion, mais sans rendre publiques ses conclusions… Toujours est-il que le caïd carolomacérien parvient, sous les murs de la prison, à fausser compagnie à ses quatre anges gardiens et à se réfugier dans un kebab situé à proximité d'où il appelle sa compagne, qui viendra le récupérer un peu plus tard.
Le couple commence alors une cavale qui le conduira en Belgique, déjà, puis dans l'Aube où Bouazza Sabri s'installe, quasiment pignon sur rue : par l'intermédiaire d'un homme de paille, il rachète une dizaine de stations-service qui lui permettront de blanchir l'argent lié à ses trafics. Entre-temps, la police est à ses trousses, parvient à mettre la main sur sa compagne, à l'inquiéter pour faux témoignage, mais sans réussir à localiser le truand carolo.

Bis repetita

Le troisième épisode débute par une nouvelle arrestation : fin janvier 2010, après 18 mois d'une cavale finalement tranquille, Bouazza est interpellé avec deux kilos de cannabis et est incarcéré en attendant de passer devant la justice. Son procès s'ouvre en novembre 2011 et se solde par une nouvelle condamnation ferme de 18 mois.
Décidément béni des dieux, Bouazza Sabri, grâce à une prouesse de son avocat, le Carolomacérien Pierre Blocquaux, voit sa peine réduite en appel des deux tiers. Il n'a plus que 6 mois à tirer au lieu de 18. Ce qui lui permet de se retrouver le week-end dernier à Bruxelles, libre comme l'air…
C'est en effet en Belgique que vient de se jouer le dernier épisode (en date…) de la saga Bouazza, composé des ingrédients désormais habituels, à savoir trafic de drogue, enquête et arrestation. En fin de journée, vendredi, Bouazza Sabri se trouve à bord d'un fourgon de la police belge chargé de le transférer du palais de justice à la prison de Saint-Gilles.

Dangereux

En plus du prisonnier, menotté, deux fonctionnaires sont à bord du véhicule, le chauffeur et une policière assise près du premier nommé.
Selon les premières constatations, le roi de l'évasion a profité de l'arrêt du fourgon devant la porte de la prison pour s'échapper après avoir frappé la policière. Outre l'embarras des autorités belges, confrontées au même cas de figure que leurs homologues françaises quatre ans auparavant, cette évasion a suscité la colère du Syndicat national des services de police et de sécurité : « Les personnes qui transportaient Bouazza Sabri n'étaient pas au courant qu'il s'agissait d'un individu dangereux, affirment ses responsables. Pour les personnes dangereuses, il existe une qualification mais celle-ci n'a apparemment pas été utilisée. Les agents ne savaient pas qu'il risquait de s'enfuir. » Désormais, en France comme en Belgique, on peut espérer que tout le monde se trouve au courant…

J.-C. R.

 

Coffré par les policiers et douaniers carolos

Le tumultueux parcours du truand de la Ronde Couture Bouazza Sabri, alias le roi de l'évasion, détaillé par le menu dans nos pages mardi dernier, a suscité un certain nombre de réactions. Et d'interrogations : de quelle façon a-t-il pu fausser compagnie aux quatre policiers chargés de l'escorter vers la prison de Châlons-en-Champagne ? Comment est-il arrivé à se procurer une carte de résidant alors qu'il avait été précédemment interdit de manière définitive du territoire français ? A défaut de pouvoir répondre à ces questions, voilà toujours une précision : la première arrestation du caïd, en 1992, a été le fruit d'une enquête minutieuse menée conjointement par les policiers de Charleville et les douaniers ardennais, et non l'œuvre du SRPJ, comme nous l'indiquions par erreur.

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Les dernières contributions


CathyG

17/10/2012 à 12h48 | 1

Sachant qu'on ne peut absolument rien dire sur ce type, les lecteurs apprécieront simplement à la lecture de cet article pour se faire leur propre opinion. Un exemple de plus...

Commentaires anonymes

13/10/2012 à 22h22

Encore un qu'il faut blâmer car il n'a pas de travail !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 11h00

racaille quand tu nous tiens .............................

mais où est donc passé le KARCHER ?

merci au modérateur !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 11h00

racaille quand tu nous tiens .............................

mais où est donc passé le KARCHER ?

merci au modérateur !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 11h00

racaille quand tu nous tiens .............................

mais où est donc passé le KARCHER ?

merci au modérateur !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 10h10

je disais "franc" comme FRANCAIS !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 09h46

mon post sur l'insertion exemplaire de cet individu a encore été supprimé par le modérateur

c'est pas bon d'être franc dans ce pays !

Commentaires anonymes

10/10/2012 à 08h49

une carte de residant alors qu'il est interdit de territoire francais , , allez remettez ça dans son pays

Selah Sue

10/10/2012 à 08h35

Il s'est fait racketter par les policiers dans le fourgon, en échange ils l'on laissé s'échapper.

mbj51

09/10/2012 à 23h39 | 2

dans l'Aube où Bouazza Sabri s'installe, quasiment pignon sur rue : par l'intermédiaire d'un homme de paille, il rachète une dizaine de stations-service qui lui permettront de blanchir l'argent lié à ses trafics... Pas trop regardante la banque qui a contribué à ce type d'opération. Y aura-t-il une enquête pour mettre en évidence des complicités ? On peut se poser des questions. Essayez d'obtenir un prêt, de déposer des sommes en liquide ou de faire un achat important en payant cash, vous verrez si un vrai professionnel ne vous pose pas de questions sur des dépenses pas en rapport avec vos revenus. Une dizaine de commerce avec des prêtes-noms, quid des comptes des proches garnis par les soins de ce voyou... peut-être bénéficiaire de la CMU et du RMI ? Braves gens, bossez et con tribuez à entretenir ce genre d'individu.

ours51

09/10/2012 à 19h32

16 h 18 oh que c'est bien dit bravo pour votre franchise

Commentaires anonymes

09/10/2012 à 13h47 | 1

ce qui m'étonnerait encore moins, c'est qu'il ai perçu le RSA et qu'il ai bénéficié de la CMU !

c'est beau LA FRANCE

miam miam y a bon tous les subsides payés par les CON-TRIBUABLES que nous sommes.

perlilipette

09/10/2012 à 13h45 | 1

Des gens comme ça il faut les éliminer se ne sont que des criminels qui tuent nos enfants avec leur drogue. Donc qu'ils soient tués.

mbj51

09/10/2012 à 13h43 | 2

Comment un condamné à une interdiction définitive de territoire national peut-il revenir, s'installer, et continuer ses magouilles ? Confiscation des biens et des détournements, prison, et retour dans son pays où il verra s'il bénéficie du même laxisme et de la même tolérance. Ces cas particuliers plombent toutes les honnêtes gens issues de l'immigration. La chance pour la France, c'est d'avoir des lois et de les appliquer pour que ce genre d'individu ne continue pas à pourrir nos jeunes en les intoxiquant avec sa drogue.

Johnny Be Good

09/10/2012 à 13h42

Sans Haine et sans Arme !
Un émule de Spaggiari !

hervedereims

09/10/2012 à 13h28

Je viens de tomber sur cet article qui n'etonne pas du tout. En effet ,j'ai grandis avec Bouazza et deja à l'époque il representait deja une des terreurs du quartier de la Ronde Couuture. Il a fait hélas partis de ceux qui font qu'aujourd'hui ce quartier est devenu malfamé.

ardennais

09/10/2012 à 13h01 | 2

Et quand bien même il n'aurait pas été condamné, en autre, à une interdiction définitive de territoire national, comment peut on accepter de délivrer une carte de séjour à un mec condamné à 8 ans ????!!!!! Ah oui l'immigration, une chance pour la France, il est devenu chef d'entreprise........... Et avec son casier il prend seulement 18 mois en 1ère instance et 6 mois en appel, la justice française déjà laxiste à l'époque. Ils se foutent vraiment, mais vraiment de notre gueule.
J'espère au moins qu'avec les amendes douanières il s'est fait confisquer ses stations services et encore j'ai des doutes. De plus, je suppose qu'il a des biens à l'étranger.

princhon

Ce que l'on apprend pendant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.

09/10/2012 à 11h53 | 2

"interdiction définitive de territoire français"
" Bouazza Sabri est parvenu à obtenir une carte de résident qui lui permet de revenir en France, dans les Ardennes".
Qui n'a pas fait son travail ? çà fait quand même deux boulettes
Aucune surveillance pour l'achat de "10 stations service"( comme fourniret et le Sautou ), oubliez une virgule ou trompez-vous dans votre déclaration d'impôts (vous ne pourrez pas non plus prétendre à un avocat de renom)
sans oublier la non-communication à nos amis belges
Cela fait beaucoup pour un seul homme et on trouve que l'on râle tout le temps !

TRINIDAD

CHAMPAGNE

09/10/2012 à 11h51

costaud comme une ablette il reussit à se sauver au nez et à la barbe des policiers ! il va falloir utiliser le G.I.P.N si nos polisiers ne sont pas assez sportif pour maitriser les voyous

themisblind

09/10/2012 à 11h44 | 1

Entre deux deals, il pourrait être consultant dans la Police française et belge, pour former les escortes à déjouer les tentatives d'évasions.

ours51

09/10/2012 à 11h38

il rachéte une dizaine de stations service lol a vous dégouter de se lever le matin pour aller pour certains bosser au smig ça va faire des émules

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