Publié le mardi 14 février 2012 à 10H34 - Vu 566 fois
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). Après Entourage, Ardenna Stone et les Artisans du Bois, une quatrième société, Botanic, va s'installer à Vivier-au-Court. Résumé.
CELA n'a pas échappé aux automobilistes qui circulent régulièrement sur la voie rapide entre Charleville-Mézières et Sedan : le parc Ecovert de Vivier-au-Court comptera bientôt un nouveau pensionnaire avec l'enseigne Botanic, pourtant déjà présente sur le territoire de Cliron au bord de la RN 43.
Marie-Laure et Rémy Toury qui exploitent cet établissement vont ouvrir une seconde jardinerie à 22 km de là.
« Ce secteur s'est considérablement développé depuis quelques années. Les ménages consacrent beaucoup de dépenses dans ce type d'activité. L'affaire que nous gérons à Cliron en est l'illustration parfaite avec 100 000 passages/caisse à l'année et un chiffre d'affaires de 3,8 millions d'euros. A cet endroit, nous sommes parvenus à fidéliser une clientèle qui vient de diverses zones de chalandise : Charleville-Mézières, Fumay, Signy-l'Abbaye, Signy-le-Petit en plus des villes environnantes. Partant de là, comme on aime entreprendre, on a voulu tenter une autre expérience » souligne ce couple d'Ardennais qui a démarré sa carrière professionnelle comme pépiniéristes à Champlin.
Un marché potentiel intéressant
C'est en 1996 que Marie-Laure et Rémy Toury ont racheté La Semeuse, PME de six salariés mise en redressement judiciaire et qui appartenait depuis 1971 à la famille Groud laquelle possédait deux autres antennes commerciales florissantes. A Charleville-Mézières (Cours Briand) et à Sedan.
« A l'époque, on s'est d'abord attaché à relancer l'activité pour rembourser sur dix ans un passif de 150 000 euros. Puis, en 2003, on a créé une nouvelle jardinerie de 2 000 m2 tout en adhérant à la franchise Vive le jardin, abandonnée par la suite pour passer en 2009 dans le giron de Botanic » explique Rémy Toury.
Aujourd'hui, cette société à actions simplifiées installée à la campagne mais sur un site facile d'accès emploie 24 salariés auxquels s'ajoutent trois saisonniers lors du coup de bourre printanier.
L'idée de se développer et de relever un nouveau défi a vite germé dans l'esprit du couple. « Dès 2008 avec l'aide de la CCI, on a fait une étude de faisabilité et de marché entre Charleville-Mézières et Sedan. Mais nous voulions retrouver les mêmes conditions qu'à Cliron. Sans nous retrouver sur une zone commerciale ».
Courtisés un moment par la ville de Donchery, les Toury ont finalement opté pour Vivier-au-Court qui présentait l'avantage d'être le long de l'A34 (et son trafic de 27 000 véhicules/jours), proche d'importantes zones commerciales (Cora et La Croisette) et d'offrir la possibilité d'être intégré au dispositif zone franche. Ce qui leur ouvrait le droit à une exonération d'impôts et de charges sociales durant sept ans.
« Ça aide à avancer dans notre projet mais nous ne sommes pas des chasseurs de prime. On avait tout de même été séduit par l'endroit à l'occasion de l'inauguration d'Entourage en 2009. Et comme il existe un marché potentiel important entre les deux plus grandes villes du département, on s'est lancé dans cette nouvelle aventure ».
D'autant que sur ce secteur géographique, les disparitions de Florama à Villers-Semeuse et Arbonville à Saint-Laurent mais aussi le transfert de Godard de Sedan vers Balan laissent une marge de manœuvre à de nouveaux investisseurs.
Botanic créera dans un premier temps dix-sept emplois _ « dont 70 % de gens qui étaient en quête d'un travail »_et huit autres d'ici 2017 si tout se passe bien.
« On a reçu pas moins de 600 CV ». Une majeure partie des vendeurs, hôtesses de caisse, réceptionnaire et comptable ont d'ores et déjà été recrutés à Charleville-Mézières, Vivier-au-Court, Vrigne-aux-Bois, Vrigne-Meuse et Sedan.
Pascal REMY
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