Publié le mardi 29 mai 2012 à 10H15 - Vu 322 fois
Gérard Minucci a quelque peu délaissé le bois de trituration au profit du bois de chauffage.
Quand Gérard Minucci a créé l'entreprise Sostranbois en 1990 à Gué d'Hossus dans les Ardennes, son activité principale était orientée principalement vers l'achat et le traitement du bois dit de trituration. Un bois à destination des usines de production de panneau et du secteur de la papeterie. « Peu à peu cela s'est dégradé, car les usines se sont mises à acheter des plaquettes. », se rappelle-t-il.
Mais l'augmentation du prix du gaz, du fuel et de l'électricité va peu à peu changer la donne. Le chef d'entreprise, qui compte aujourd'hui quatre salariés, a vu ainsi progresser rapidement une demande pour le bois de chauffage.
Une demande en hausse de 5 % par an
Ce bois de chauffage à destination essentiellement des particuliers et qui constitue désormais 60 % de son chiffre d'affaires. Le reste étant toujours le bois de trituration, vendu notamment à l'entreprise Unilin à Bazeilles.
Pour s'approvisionner, chaque année, le dirigeant se rend aux ventes régulières de l'ONF et achète en moyenne pour 40 000 m3 de bois sur pied par an.
« Il s'agit des branches et des taillis de différentes essences (chêne, hêtre, frêne, charme) ».
Pas de clientèle dans les Ardennes en raison de la tradition de l'affouage
Une fois fendu et coupé par l'entreprise, ce bois est acheminé par cargaison via des transporteurs. Direction le Nord-Pas de Calais et la Picardie. Et les Ardennes ? « Nous ne travaillons pas dans le département en raison essentiellement de la pratique des parts de bois dans les villages (affouage), qui consiste à céder aux habitants pour un montant modique une parcelle de forêt communale pour la récupération du bois. »
Il n'est cependant pas le seul à faire le pari du bois de chauffage : il constate une augmentation de la demande d'environ 5 % par an. Avec des prix qui suivent à la hausse : « Le bois sur pied est de plus en plus cher. En dix ans, on constate une augmentation de près de 50 %. Mais il reste toujours beaucoup plus intéressant de se chauffer ainsi. »
Aussi, face à une telle augmentation et pour dégager davantage de plus-value, l'entreprise s'est lancée dans le bois de chauffage conditionné.
Et a investi dans de nouveaux équipements comme l'achat en 2005 d'une abatteuse pour un montant de 400 000 euros. « Cela permet de palier le manque de main-d'œuvre qualifiée », explique le responsable qui a vu progressivement disparaître de nombreuses scieries au cours des années 90 dans le département. « Le bois d'œuvre a presque disparu ici, c'est dommage. »
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site














Les dernières contributions
lanterne
Le réveil cauchemardesque des doux rêveurs.
29/05/2012 à 16h31
Tout augmente même l'éco, alors il ne nous reste plus qu'à se vêtir d'une peau de mouton afin d'être rasé de près par ceux qui nous gouvernent car ceux-là sont prioritaires dans les besoins...