Publié le samedi 14 juillet 2012 à 11H00 - Vu 109 fois
Le soir de l'inauguration de la 22e édition au Metropolis : cohue autour du réalisateur Thomas Bardinet et de David Prat, l'acteur principal de « Nino, une adolescence imaginaire de Nino Ferrer ».
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). La fréquentation du festival s'est maintenue malgré une conjoncture 2012 pas très favorable. Après un changement de présidence l'année dernière, l'optimisme de l'association des Enfants du cinéma ne semble pas entamé.
AVEC 26 500 entrées tout compris, les organisateurs du Festival des Enfants du cinéma sont globalement satisfaits. C'est pratiquement le même niveau qu'en 2011 (26 800) alors que depuis le début de l'année, les directeurs de salles ont enregistré une baisse moyenne de la fréquentation nationale de 5 à 10 %.
Pour Charleville-Mézières et Sedan, peut-être la décision de la direction de Nord-Est Cinéma de baisser le prix des places a-t-elle joué ? Ailleurs comme à Vouziers et Givet, la 22e édition a connu quelques « belles progressions ».
En tout cas, c'est ce constat plutôt satisfaisant qui a dominé la dernière assemblée générale de l'association des Enfants du cinéma présidée depuis l'année dernière par Thibaut Rousseau.
L'édition 2012 a également maintenu un nombre satisfaisant d'invités (11) pour rencontrer le public.
Deux autres points positifs. D'abord, l'animation « astronomie » en partenariat avec l'association Oméga, qui a permis à quelque 800 élèves d'assister à des séances de planétarium et visiter l'exposition d'Oméga. Et qui a donné un bon coup de pouce aux deux films en rapport avec le thème, Le rêve de Galileo et Ciel d'octobre, lesquels ont totalisé le score non négligeable de 2 500 entrées.
Le manga pour attirer les ados
Ensuite, la soirée manga qui a atteint son objectif, même sans le manga de référence Akira qui a dû être déprogrammé et remplacé au dernier moment pour une question de droits (mais que l'on verra certainement au festival en 2013).
« Cette soirée est une façon pour nous d'attirer un autre public », précise Thibaut Rousseau, « en particulier les lycéens que nous avons le plus de difficulté à faire venir au festival ».
C'était la deuxième soirée manga dans l'histoire du festival et 150 personnes étaient au rendez-vous, d'autant que des représentants de La Bande Animée, activistes locaux du manga désormais bien connus, étaient annoncés pour débattre avec le public ; la salle était trop petite et les organisateurs ont dû refuser quelques dizaines de personnes.
D'autres bons résultats confortent l'association dans l'idée que l'accompagnement des films est souvent payant. Ainsi, Et puis les touristes, film qui traite de la fréquentation « touristique » d'Auschwitz, a fait 1 500 entrées, en partie grâce à la présence du distributeur du film et historien Sébastien Monceau.
Même constat avec les films italiens qui ont été soutenus par la participation de l'association Figli del Gonzagua.
En 2013, une opération identique sera renouvelée avec d'autres films italiens ; ainsi qu'avec des films sur le thème de la nature qui seront soutenus par une association œuvrant dans ce domaine.
Reconduction de soirée courts-métrages avec la Pellicule Ensorcelée, également du jury Coup de cœur des lycéens qui cette année avait désigné le film belge Oxygène. Reconduction du vote pour le film préféré du public adulte qui a désigné le même film.
Innovation avec une soirée spéciale horreur (interdite aux moins de 16 ans). Et déjà quelques titres de films qui seront à coup sûr programmés : I wish, de Kore-Eda Hirokazu et 10,11,12 Pougne, de Pierre-Luc Granjon, la suite pour le jeune public de 7, 8, 9, Boniface, qui sortira en octobre.
Patrick FLASCHGO
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