Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 37 fois
« Avec sept joueuses plus Eléonore (Grossemy), en phase de reprise, nous ne donnons pas l'image d'un club de haut niveau. »
Sans minimiser le défi, Romuald Yernaux assure que les Flammes carolos ne feront aucun complexe face à Challes.
BIEN qu'obligé de terminer la saison avec un effectif restreint, l'entraîneur carolomacérien (35 ans) sait qu'une neuvième victoire entérinerait le maintien de son équipe.
Romuald, malgré la défaite (31-62), le déplacement à Bourges vous a-t-il servi à préparer la réception de Challes-les-Eaux ?
« Il est toujours préférable de travailler face à une opposition réelle. Nous avons été confrontés à beaucoup de dureté, si bien qu'une remise en question s'est opérée, mais nous avons su après ce que nous avions besoin de bosser. »
Une victoire serait-elle synonyme de maintien ?
« Même si rien ne sera acquis mathématiquement, un succès nous mettrait à l'abri. Avec la confrontation entre Aix et Lyon, nous sommes assurés de conserver au moins trois points d'avance sur la zone rouge. Mais nous traînons toujours le même problème. Avec sept joueuses plus Eléonore (Grossemy), en phase de reprise, nous ne donnons pas l'image d'un club de haut niveau. On voudrait conserver certaines filles pour la saison prochaine, mais l'accumulation de la fatigue augmente le risque de blessure. Or, songer à l'avenir fait partie du haut niveau. »
« Je n'en veux à personne »
Le marché s'est refermé hier sans l'arrivée du renfort que vous espériez…
« Nous n'avions pas l'argent nécessaire. Nous sommes ainsi le seul club de Ligue féminine à ne pas avoir changé de joueuse. Nous possédons le plus petit budget de l'élite, mais nous n'avons pas la plus petite équipe. Ça prouve les compétences qui sont les nôtres parce que nous ne sommes pas les plus mal lotis. »
Considérez-vous qu'il existe un décalage entre les ambitions européennes du club et sa marge de manœuvre financière ?
« Je n'en veux à personne, car le projet de David Gidoin est sensé. Les dirigeants ont cherché à trouver une solution, mais le budget a besoin d'évoluer. Aujourd'hui, on travaille autrement. Sur les cinq joueuses recrutées à l'intersaison, une seule n'a pas trouvé sa place (Magali Lacroix), la marge d'erreur a donc été limitée. Maintenant, je préfère que le club ait des finances saines, qu'il paie les salaires des employés et les cotisations sociales, que les joueuses se sentent bien, plutôt qu'il se mette en péril en enrôlant une recrue supplémentaire. »
Comment abordez-vous la réception de Challes-les-Eaux ?
« Première ex-æquo, l'équipe savoyarde possède huit joueuses comme nous, mais son collectif est en place depuis le mois d'août. On va voir qui est l'équipe la plus fraîche, mais avec Zoi Dimitrakou malade, on s'attend à un match difficile. Nous n'avons jamais battu ce genre d'équipe, mais on ne part pas perdants. »
Avez-vous élaboré un plan contre Mistie Mims, statistiquement considérée comme la meilleure joueuse du championnat ?
« Il va falloir être concentré. Mais une joueuse ne fait pas tout. Si elle marque vingt-cinq points et ses partenaires aucun, il suffira d'en inscrire trente pour gagner. Elle est dangereuse, mais ce n'est pas la seule. »
Propos recueillis par Cédric GOURE
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