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Basket-ball (Ligue féminine) / « Beaucoup d'incertitudes »

Publié le samedi 22 septembre 2012 à 10H54 - Vu 64 fois


Frédéric Dusart pourra s'appuyer sur la médaillée olympique Jennifer Digbeu.

Frédéric Dusart pourra s'appuyer sur la médaillée olympique Jennifer Digbeu.


CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Avant d'affronter les Flammes carolos demain à Paris, Frédéric Dusart considère que Villeneuve-d'Ascq n'est pas prêt.

APRÈS avoir remplacé Abdou N'Diaye en cours de saison dernière sur le banc de Villeneuve-d'Ascq, Frédéric Dusart (34 ans) aborde la réception des Flammes carolos avec prudence.
Frédéric, quel bilan dressez-vous de la phase de préparation ?
« Il est très mitigé. On a subi deux défaites, dont une sévère à Mondeville, et gagné contre des équipes belges supposées inférieures. Notre dernier match contre Le Hainaut s'est révélé plus positif, notamment dans le jeu collectif, même si notre adversaire a disputé la seconde mi-temps en roue libre.
La préparation a été moyennement rassurante. On n'est pas prêt pour l'Open. Il nous faudra quelques matches pour lancer la machine. »
Votre effectif a beaucoup changé à l'intersaison. Quand aurez-vous de la stabilité ?
« Je n'en ai aucune idée. A l'entraînement, on est capable d'effectuer de très bonnes séances, mais le lendemain, on perd totalement notre basket. Je ne vois aucune perspective d'évolution rapide. On n'a pas de stabilité dans le collectif. J'espère qu'on sera prêt le plus tôt possible. »
Quels objectifs ont été fixés cette saison ?
« Aucun. Le président et moi sommes très prudents, car le club annonce depuis deux ans qu'il vise le Top 4 et il a terminé deux fois 10e.
Aujourd'hui, la masse salariale et le partenariat sont en baisse, sans compter l'impact causé par le licenciement de l'ancien entraîneur, à qui il restait deux ans et demi de contrat. Après avoir recruté des joueuses en Ligue 2 et en bas de classement de Ligue féminine, je ne me vois pas annoncer de grandes ambitions. Tout le monde nous prédit une saison difficile. On va essayer de faire mieux que l'année passée avec moins de moyens. »

« L'Open, c'est la foire ! »

A quoi vous attendez-vous face à Charleville ?
« L'Open est toujours spécial. Je m'attends à un match serré avec de l'engagement.
Je sais que Charleville n'est pas à son meilleur niveau collectivement. A part Lyon, qui a recruté l'effectif de Challes-les-Eaux, aucune équipe ne sera prête à Paris. Il existe beaucoup d'incertitudes, a fortiori parce qu'il s'agit pour nous d'un match à domicile. Mais le championnat s'annonce tellement homogène que je suis incapable d'établir un ordre hiérarchique. »
Vous êtes présents sur place depuis hier. Comment gérez-vous l'attente jusqu'au match ?
« La pression de l'Open est difficile à gérer, c'est la foire ! A Villeneuve-d'Ascq, les filles ont été sollicitées depuis lundi avec la photo officielle et la présentation de l'équipe aux partenaires. Il faut par conséquent marteler qu'on n'est pas là pour un défilé, mais qu'on a un match à jouer. Le danger, c'est de penser aux paillettes. »

Propos recueillis par Cédric GOURE

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