Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Barrages, blocages et toujours le même message : « Non ! »

Publié le samedi 23 octobre 2010 à 11H00 - Vu 495 fois



ARDENNES. La grogne ne faiblit pas. Hier, grévistes et manifestants ont multiplié les opérations « coup de poing ». Et ils pensent déjà à la semaine prochaine.

UN blocage du dépôt des cars RDTA (ramassage scolaire et trafic interurbain) et bus urbains de la SETAC à Prix-lès-Mézières de 5 heures à 8 h 30. Avec les conséquences que l'on devine. Congé forcé pour les élèves des zones rurales et des bus de ville qui n'ont débuté leur service qu'en milieu de matinée.
Une manifestation sur les voies, devant la rame TGV, à la gare, pour retarder le départ du Charleville-Paris de 9 h 54. Un blocage de 30 minutes qui permettra, a expliqué un cégétiste, aux voyageurs de se faire rembourser 50 % de leur billet.

Un gros coup dès mardi


Et enfin, à 14 heures, une invitation-surprise (et bruyante) à l'inauguration du forum de la création d'entreprise, au centre de formation des apprentis, avenue de Gaulle.
A Charleville, hier, les grévistes et manifestants contre la réforme des retraites ont choisi des opérations symboliques et unitaires (cheminots, communaux, agents EDF et CPAM, enseignants de la FSU, employés du privé aussi, toutes étiquettes confondues).
Idem à Sedan, avec des barrages filtrants aux abords de Leclerc puis un cortège et une nouvelle distribution à Douzy, la ville du député-maire UMP Jean-Luc Warsmann. « Des gens sont venus spontanément nous rejoindre. Le mouvement est populaire ! » ont remarqué Pascal Louis (UNSA) et Sylvie Cochard (CFDT).
Des actions également du même type à Vireux et Gespunsart.
« La mobilisation ne faiblit pas. Il faut continuer » ont conclu les leaders syndicaux départementaux hier soir lors de la désormais traditionnelle assemblée générale interpro. Même si, comme Daniel Blondeau (FO), certains ont regretté que la future journée nationale ait été fixée… le jeudi 28.
« Qu'à cela ne tienne. Après un week-end de repos, on remettra ça dès lundi avec différentes actions (et notamment un vin chaud en guise d'apéro de lutte devant les bureaux de Mme Poletti et mardi, une action très spectaculaire à l'échelle départementale sur laquelle on souhaite pour le moment rester discrets… » a précisé Patrick Lattuada (CGT).
Quant au rendez-vous du jeudi 28, justement, il sera décliné ainsi : rendez-vous à 12 h 30 au parc des expos, puis à 14 heures défilé jusqu'à la préfecture via la rocade, l'avenue De Gaulle et l'avenue d'Arches.
Entre-temps, le leader national de FO, Jean-Claude Mailly, sera de passage mercredi à Charleville. Une visite prévue de longue date pour saluer les militants de la grande distribution (en l'occurrence à Carrefour) mais qui dans le contexte actuel, prendra évidemment une autre dimension.
« Que Sarkozy, le gouvernement et la majorité ne comptent pas sur les vacances pour que le mouvement s'essouffle. D'ailleurs, ici, on n'en prendra pas », a conclu Patrick Lattuada… Et son collègue de Solidaire Nordine Kadri d'acquiescer dans un large sourire. Et l'assemblée de reconduire la grève, comme l'avaient déjà fait dans la journée les cheminots, communaux ou encore, c'est nouveau, les métallos des Janves (Bogny), qui ont décidé d'entrer dans la danse.

Philippe MELLET
A noter qu'à Charleville, la patinoire est également bloquée (une action de la CFDT).

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

25/10/2010 à 00h12

Non!Un mot qui doit être commun au message adressé par le front syndical au Gouvernement("Non à votre réforme des retraites") et au message du Gouvernement aux Manifestants("Non à vos revendication")

BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

24/10/2010 à 13h25

La détermination du Gouvernement et la détermination syndicale restent intactes!Chacun campe sur ses positions!Les vacances,pourtant sacrées,ne mettent pas un terme aux actions syndicales,il s'en faut de beaucoup!

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

24/10/2010 à 02h14

C'est le chant du cygne.... Espérons juste que certains jeunes illuminés aux bourrichons bien remontés par des irresponsables ne basculent pas dans le terrorisme type brigade rouge, action directe et consorts que nous avons connu dans les années 70

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

24/10/2010 à 00h07 | 1

ça finit par être ridicule de faire des blocages à 4 pelés et 4 tondus, alors que la loi est passée et que Martine même élue ne pourra pas revenir en arrière, sinon c'est tout le système des retraites qui s'écroule, bloquée la patinoire, quelle dérision !

nana1704

Ardennes

23/10/2010 à 23h19 | 1

@eribor Vous avez entièrement raison, bien sur l'économie de la
France, encore si fragile risque fortement d'en prendre
un coup!!
Ils ont manifesté le mécontentement du peuple, on est
d'accord, mais il faut savoir arrêter à temps, ce qui me
semble bien mal parti...

nana1704

Ardennes

23/10/2010 à 23h07 | 1

Et ils vont remettre ça la semaine prochaine!!
C'est vraiment la galère que subissent les Français qui ont compris
que la réforme ne bougerait pas, pas drôle, mais il en est ainsi.
Alors, SVP, laissez les gens qui le veulent aller travaillés en paix!!

eribor

Reims

23/10/2010 à 16h09 | 1

Peut-être que la sagesse voudrait qu'on en reste là. Le message de refus a été entendu mais ne sera pas pris en compte.
Notre génération, et celle de nos parents, a déjà transmis à nos enfants une énorme dette publique. On n'a pas forcément envie de bosser plus longtemps, mais il faut arrêter de reporter les problèmes sur les générations futures.
Et puis vu l'état économique de ce département, on ne peut pas à la fois s'émouvoir à chaque délocalisation ou fermeture, et dans le même temps utiliser le blocage comme moyen de protestation. Le travail qui reste finira par partir vers des destinations où le droit de grève ne s'oppose ni au droit de travailler ni à celui de se déplacer.
Ce n'est que mon avis, mais je trouve les blocages irresponsables et contre-productifs. C'est comme construire d'abord un beau mur puis foncer tête baissée dedans.
Au final, le gouvernement tant combattu apparaîtra comme le sauveur de tout ceux qui ne font pas grève (et ils sont nombreux), et les industriels n'y verront qu'une raison de plus d'aller plutôt faire bosser les Roumains ou les Polonais.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952