Publié le mardi 26 juin 2012 à 11H00 - Vu 399 fois
On dirait le sud…
Vous ne rêvez pas. A 820 kilomètres des Saintes-Maries-de-la-Mer, une Vouzinoise passionnée élève des chevaux de race Camargue. Rencontre.
VOUS en connaissez beaucoup, des étudiants qui avec leur première paie ont filé s'acheter… un cheval ?
Voici ce qu'a fait, il y a quelques années, Aurélie Bonhomme, une jeune femme « génétiquement » passionnée par les chevaux. « De race Camargue », précise-t-elle *.
Évoquant des aïeuls cavaliers dans l'armée, un papa agriculteur et « un petit peu » éleveur, la dynamique trentenaire élève aujourd'hui, dans des pâtures jouxtant l'ancien moulin de Contreuve, une quinzaine de ces chevaux blancs immédiatement identifiables (même si les petits naissent bruns).
Levée avec les poules, couchée bien après elles, Aurélie mène une double vie au triple galop. Durant la journée, elle est juriste à la chambre de commerce et d'industrie de Châlons. Tôt le matin, le soir et le week-end, elle cultive son jardin secret, en bichonnant ses bêtes.
Les héritiers de Farandole
Tout a commencé en 1999, lorsqu'avec son père, elle a acheté Farandole. De cette première jument, née au pays des taureaux noirs et des Flamands roses, sont issus tous les chevaux actuels.
« Ces chevaux ont plein de qualité, détaille la jeune femme. Ils sont petits (1,35 mètre à 1,50 mètre) mais rustiques, costauds et jamais malades. Ils sont aussi très polyvalents. Leur discipline de prédilection, c'est le tri du bétail, mais on peut les employer pour la rando, l'attelage, le trek, voire le saut ou l'endurance. »
Chaque année, Aurélie vend deux ou trois poulains. « Ils sont vendus sevrés à partir de six mois, explique celle qui fait partie de l'Association des éleveurs de chevaux de race Camargue (AECRC). La fourchette de prix varie entre 850 euros pour un poulain et 10 000 euros pour un étalon agréé. Le prix dépend beaucoup du degré d'apprentissage. »
Pour les habituer à l'homme, la Vouzinoise a pris l'habitude de les monter, ou de les sortir pour des manifestations (comme la récente journée du Patrimoine de pays) **.
Enfin, pour se tenir informée du marché et ne pas oublier la terre natale de Farandole, Aurélie Bonhomme retourne une à deux fois par an en Camargue, souvent à l'occasion du Camagri, un Salon professionnel des amoureux du cheval blanc.
Plus de 1 600 kilomètres à chaque fois. Quand on aime…
Guillaume LÉVY
* La véritable appellation n'est pas « cheval camarguais » mais « cheval de race Camargue ».
** Toute collectivité ou association intéressée peut la contacter au 06.86.84.43.15
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Les dernières contributions
mijo
27/06/2012 à 15h30
ils sont aussi élevés en ... Suède!
Commentaires anonymes
26/06/2012 à 21h44
Faute d'avoir du soleil dans le vouzinois, on a des chevaux de camargue ! c'est déjà ça ! lol
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
26/06/2012 à 18h21
Le soleil doit leur manquer à ces belles bêtes, elles vont bien avec leur propriètaire qui est une très belle personne !
Argon
26/06/2012 à 18h03
Sans doute leur parle-t-elle à l'oreille...