Publié le mercredi 31 août 2011 à 08H59 - Vu 123 fois
Un cocktail d'activités à base de sport, de culture, d'art et de soutien scolaire leur était proposé.
Depuis vingt ans, l'opération Ecole ouverte conserve sa pertinence. Entre variété des activités et rapports moins formels entre professeurs et élèves, retour sur les clés du succès.
LANCEE à l'été 1991, l'opération Ecole ouverte n'a pas pris une ride. La recette du succès n'a pas changé : accueillir des élèves dans les établissements pendant les vacances en leur proposant un cocktail d'activités à base de sport, de culture, d'art et de soutien scolaire. Au cours des dernières semaines, une poignée de collèges ardennais ont organisé quelques-unes de ces savoureuses sessions estivales.
Parmi ceux-ci, le collège Rouget-de-Lisle, basé à Charleville-Mézières et dont c'était la 7e participation à l'opération Ecole ouverte. Dans cette enceinte classée en Zep, une centaine d'élèves ont, pour 3 euros/jour, été pris en charge lors des deux semaines prévues - une en juillet, une seconde en août*. « Nous avons dû refuser un peu de monde en juillet car notre plafond de cinquante élèves était déjà atteint », précise Jean Herbreteau, principal de l'établissement. Parmi les élèves, certains viennent tout juste d'achever leur année de CM1. Ils sont là pour « dédramatiser leur future entrée au collège, leur assurer une transition en douceur », poursuit M. Herbreteau. Preuve de la pertinence de cet élargissement, « près de 50 % » des accueillis n'étaient pas encore collégiens. Enfin, pour assurer l'encadrement, cinq professeurs, rémunérés par une subvention spécifique (conseil général, jeunesse et sports et rectorat).
En charge de la gestion de cette Ecole ouverte, Valérie Doulet et Patrick Gobain mettent l'accent sur une manière de passer des « vacances intelligentes », pour ceux qui n'ont pas forcément l'occasion de partir pendant l'été. Au menu : piscine, pêche, VTT, ping-pong, jeux de logique et, le temps d'une journée, sortie collective à l'extérieur.
« Bien sûr que c'est une bonne idée ! »
Dans la cour, Kyllian, 12 ans, affiche une mine radieuse : « Moi, je voulais venir ! La piscine en juillet, c'était chouette. Là, je veux essayer le tir à l'arc ! Et puis j'ai retrouvé des copains, j'ai fait des connaissances… » A quelques mètres, Samuel, 15 ans, fait figure d'ancien : « Je vais rentrer en 2de donc c'est ma dernière fois… Je suis là chaque été depuis la 6e. Bien sûr que c'est une bonne idée cette Ecole ouverte ! Il y a du choix dans les activités, des profs moins anxieux, une belle ambiance… »
A l'évidence, l'expérience malmène un certain nombre d'idées reçues : frilosité des enseignants, monolithisme de l'Education nationale, indifférence des jeunes pour l'école… Ni centre aéré, ni boîte à bachotage, cette école transformée permet aux élèves de voir leurs adultes autrement… et réciproquement. Pour un dispositif créé sans tambours ni trompettes, c'est remarquable.
Mathieu LIVOREIL
* La seconde session se termine aujourd'hui.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez