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A table / « Il était un foie… »

Publié le lundi 18 juillet 2011 à 10H00 - Vu 181 fois


Pour Sévrine et Fabien Warzée, le bonheur est dans le pré.

Pour Sévrine et Fabien Warzée, le bonheur est dans le pré.


ARTAISE-LE-VIVIER (Ardennes). Alors que leur carrière professionnelle les avait emmenés en région parisienne - Séverine était enseignante et Fabien cadre dans la grande distribution - les époux Warzée n'ont pas hésité un instant à l'occasion d'un drame familial à revenir dans les Ardennes pour assurer la succession d'Alain Warzée.
« Nous étions de vrais-faux Parisiens et cette reconversion qui peut surprendre a été toute naturelle pour nous. On a tourné une page pour avancer dans un autre domaine », explique Fabien, pas fâché de retrouver la campagne.
Le couple crée une société civile pour gérer à Artaise-le-Vivier une exploitation agricole de 160 hectares uniquement laitière et céréalière. Il s'attache tout de suite à diversifier l'activité du domaine en réhabilitant les anciens bâtiments pour créer un laboratoire de transformation pour l'élevage de canards (*).
« Lors de vacances passées douze ans plus tôt dans le Périgord, on avait découvert le foie gras du cru au cours de moments privilégiés avec les gens du coin. On les avait écoutés parler de leur métier et on avait rangé cela dans un petit coin de notre tête », souligne Séverine. Huit ans plus tard, c'est derrière l'église d'Artaise-le-Vivier que les Warzée entament la production de foie gras et de dérivés de canards (rillettes, pur magret, rillons, velouté de châtaigne de foie…).
« Depuis, on a investi 120.000 euros. On se fait livrer nos canards à un jour par un couvoir du sud-ouest. Fabien les nourrit et les élève pendant quatre mois et demi. Durant le premier mois, ils sont placés dans une étable sous les lampes. Ensuite, ils sont lâchés dans les vergers situés derrière la ferme avant gavage sur place durant quinze jours d'une quarantaine de spécimens. C'est du vrai canard fermier. On peut se vanter d'obtenir un foie gras nature à l'ancienne ».
« Il était un foie », le nom de l'antenne créée à la ferme, commercialise ainsi du foie gras frais et mi-cuit dans la boutique « intra muros » et sur les marchés paysans de Renwez, Jandun et La Cassine ou, en fin d'année, au marché couvert de Charleville- Mézières. Comme à Paris, les Warzée continuent d'avoir une vie trépidante et contraignante en plus de leurs métiers parallèles. Chapeau…

Pascal REMY
(*)Une activité qui prend six mois pleins, de juillet à décembre.

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goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

18/07/2011 à 18h25

Il faut avoir la foi de son métier pour entreprendre pareille reconversion !

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