Publié le lundi 30 janvier 2012 à 10H18 - Vu 1581 fois
Le garçonnet aurait dû se trouver à la cantine ce jour-là. Au lieu de cela, il a été reconduit devant chez lui. Sa maman souhaite que toutes les dispositions soient prises pour qu'un tel incident ne se reproduise plus.
GIVET (Ardennes). Le centre social Le Lien, les enseignants, les maires d'Ham-sur-Meuse et d'Aubrives, le transporteur Francotte seront face à l'inspecteur aujourd'hui pour évoquer l'incident survenu à Aubrives.
AUJOURD'HUI à 18 heures, l'inspection académique entrera en scène. Elle essaiera de comprendre pourquoi la semaine dernière un élève de 5 ans de l'école maternelle d'Aubrives s'est retrouvé seul dans la nature (nos éditions du dimanche 22 janvier).
En effet, à la pause de midi, alors qu'il aurait dû être sous la surveillance de l'école maternelle à la cantine scolaire, l'enfant a été reconduit chez lui à Ham-sur Meuse. Et ceci par le transport scolaire Francotte.
« On ne négocie pas avec la sécurité d'un enfant »
Le souci est qu'à cette heure-là, ses deux parents étaient absents. L'élève est resté seul une dizaine de minutes. Catherine Linglet, une voisine, l'a recueilli chez elle. Si elle ne l'avait pas fait, il serait resté trois heures livré à lui-même en attendant l'arrivée de sa mère.
Ce cas de mise en péril de la vie d'un enfant et de défaut de surveillance sur personne vulnérable fera donc l'objet d'une réunion en mairie d'Aubrives en fin d'après-midi.
« Il convient, nous dit Évelyne Gruesard, inspectrice académique, de « voir l'organisation et d'analyser la situation ». Ajoutant par ailleurs : « On ne négocie pas avec la sécurité d'un enfant. »
Autour de la table, prendra place Laurent Modesse, du centre social Le Lien de Vireux, qui gère la cantine. S'y trouveront aussi les enseignants de la maternelle et de l'école élémentaire d'Aubrives. Le maire d'Ham-sur-Meuse, Jean-Claude Jacquemart, et celui d'Aubrives Gilbert Leclerq, le représentant du transport scolaire Francotte.
Fabien Prignon, premier adjoint au maire d'Aubrives, a pour sa part, déjà mené une première enquête la semaine passée. Selon les premiers éléments, il souligne qu'il y a eu « une accumulation de plusieurs paramètres ». Il n'en dira pas plus avant de connaître la suite judiciaire que les parents souhaitent donner.
La maman de l'enfant a pour sa part déjà reçu les accusés de réception de ses lettres envoyées au maire d'Aubrives, au conseil général, à l'inspection de l'Éducation nationale, et au préfet. La jeune femme n'engagera pas de poursuites si elle obtient ce qu'elle veut, la refonte de l'organisation à l'heure du déjeuner.
Mais comme elle a aussi informé le procureur de la République de ce grave incident, il convient aussi d'attendre les suites que ce dernier compte donner à cet incident.
Arlyne JEANNOT
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