Publié le vendredi 29 juin 2012 à 09H43 - Vu 121 fois
Le retour du marché place Lucien-Bauchart n'a eu lieu qu'en février 2011, soit un an après son déménagement. De quoi provoquer un manque à gagner pour les commerçants sédentaires de la place.
Le conseil municipal a validé l'indemnisation de sept commerçants de la place Lucien-Bauchart. Leur chiffre d'affaires avait chuté après le déménagement du marché pendant un an.
VOILÀ le dénouement d'une affaire qui dure depuis plusieurs années. Le conseil municipal de Charleville-Mézières qui s'est réuni mercredi après-midi à l'hôtel de ville a entériné l'indemnisation de sept commerçants sédentaires de la place Bauchart à la Ronde Couture.
La municipalité va leur verser une enveloppe globale de 49 887 euros au titre des pertes de chiffre d'affaires suite au départ du marché dominical de la place Lucien-Bauchart pendant près d'un an.
L'affaire remonte à février 2010. En raison des lourds travaux engagés pour la réfection de la place (dans le cadre du plan de rénovation urbaine), le marché a été délocalisé rue des Pivoines, près du cimetière. Un exil qui ne devait durer que le temps du chantier soit jusqu'à l'automne.
A la date fatidique, un autre problème s'est posé : les camelots refusèrent de réintégrer la place nouvellement ménagée, la rue des Pivoines leur semblant mieux adaptée au marché.
Plusieurs mois de négociations furent nécessaires avant que ces derniers concèdent finalement, à rejoindre la place Bauchart, à la fin de février 2011.
Un an pendant lequel les commerçants sédentaires implantés autour de la place Bauchart ont vu leur établissement déserté les dimanches matin.
De quoi engendrer des pertes de chiffre d'affaires. C'est pourquoi la municipalité a décidé en octobre 2011 d'engager une démarche d'indemnisation.
Une commission consultative, composée d'élus et d'experts et présidée par un magistrat, a donc été créée.
Après examen des comptes, elle a proposé une indemnisation aux deux boulangeries (respectivement 8 304 euros et 17 286 euros), bazar (7 117 euros), boucherie (2 139 euros), bar (11 069 euros) et débit de tabac 3 972 euros). Des montants qui ont été validés par le conseil municipal.
Seule la demande d'indemnisation faite par un primeur a été refusée car « aucune perte n'a été constatée », détaille le premier adjoint, Philippe Pailla.
Précisons par ailleurs, que l'indemnisation ne couvre pas l'ensemble des pertes subies par les commerçants.
Christophe Vaucois, conseiller municipal d'opposition, en a profité pour regretter une affaire « qui a été mal gérée ». « Je regrette qu'il ait fallu 13 mois pour faire revenir le marché […] Nous aurions fait une économie de 50 000 euros ». Logiquement, l'opposition s'est abstenue lors du vote.
M.T.
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