Publié le jeudi 19 janvier 2012 à 11H17 - Vu 304 fois
RETHEL (Ardennes). Un découpoir rotatif de 4,5 millions d'euros permet à la cartonnerie de Rethel d'ancrer davantage son activité sur le plan local. Une bonne nouvelle.
ON attendait l'onduleuse à l'Etoile. Finalement, les Rethélois reçoivent pour leurs étrennes, un découpoir rotatif de 4,5 millions d'euros qui vient de prendre sa place sur le site de la cartonnerie de la zone Noiret.
Cet investissement lourd, mais nécessaire, ne générera pas d'embauches. Par contre, il semble afficher la volonté des dirigeants de Smurfit-Kappa de pérenniser le site. En tout cas à Rethel.
C'est tout le sens de la manifestation haute en couleur qui s'est déroulée, hier après-midi, à l'usine Noiret en présence du président-directeur général du groupe, Tony Smurfit lui-même et de ses représentants en France, Luis Martinez, et Bertrand Arnault, directeur général de la région Nord-est. Il a donc ainsi été possible pour les salariés, comme pour les élus, député, conseiller général et régional, maire et sous-préfet ainsi que des personnalités locales, de découvrir LA machine qui va booster la production de la cartonnerie Noiret. Pour mémoire, Smurfit dispose de trois sites dans le Rethélois : les deux cartonneries, l'Etoile et Noiret et la papeterie à Sault-lès-Rethel.
A Noiret sont fabriqués les cartons d'emballage pour l'agro-alimentaire et le e-commerce. Toute la stratégie du groupe est de travailler sur la proximité. La cartonnerie récupère 15 % des papiers produits à Sault, pour en faire de l'emballage et approvisionne les industriels de l'agro-alimentaire. « Pour nous, cette nouvelle machine était une nécessité, nous devions gagner en productivité. Elle permet de doubler tout simplement notre capacité de production. En plus, elle permet l'impression des cartons en quatre couleurs », explique Tony Smurfit, PDG du groupe.
Transfert à l'Etoile pas enterré
Sur Rethel, 170 salariés sont employés par les deux cartonneries. « Nous ne pouvons pas créer d'emplois, parce qu'une machine a pour but de faire gagner en productivité, mais cela permet quand même de maintenir l'emploi, puisque nous augmentons les volumes », rajoute Luis Martinez.
Le sous-préfet, les élus ont été ravis de cet investissement à l'instar de Guy Deramaix, maire, qui a évoqué néanmoins, le transfert sur le site de l'Etoile avec à la clé la fameuse « onduleuse ». « Nous ne désespérons pas que cela se fasse, car cela ancrera définitivement le groupe à Rethel », a-t-il souligné. Les dirigeants de Smurfit sont du même avis, le projet est toujours dans les « cartons » si l'on peut dire, mais l'investissement étant de l'ordre de 20 millions d'euros, la conjoncture doit suivre. « Même si actuellement, ce n'est pas aussi dramatique que ce que l'on peut lire dans les médias », rajoute Luis Martinez.
Virginie KIEFER
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