Publié le jeudi 20 janvier 2011 à 09H25 - Vu 914 fois
RETHEL (Ardennes). Un Rethélois de 25 ans a été condamné pour une agression sexuelle sur un garçon de 10 ans en août 2007.
LE tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a jugé et condamné, lundi, un Rethélois âgé de 25 ans, à qui le parquet reprochait, des actes d'agression sexuelle sur un petit garçon âgé 10 ans au moment des faits au mois août 2007.
Ni la victime, ni l'auteur des faits étaient présents lundi à la barre. Il était tous les deux représentés par leur avocat : Me Agnès Chopplet pour la partie civile et Me Philippe Jumelin pour la défense. Le tribunal, mais aussi le parquet ont tous les deux regrettés l'absence de l'auteur des faits à la barre. Les magistrats ont même interrogé l'avocat pour savoir s'il connaissait les raisons de l'absence de son client. Ce à quoi l'auxiliaire de justice n'a pas pu répondre.
L'agression sexuelle, caractérisée par des caresses sur le sexe d'un mineur de 10 ans, s'est déroulée à Rethel, le soir de la fête de la Sainte-Anne au mois d'août 2007. Cette circonstance de lieu a une grande importance en ce qui concerne le déroulement de l'agression de l'enfant. En effet, le petit garçon, qui est placé en famille d'accueil, avait été confié par sa tutrice, qui devait sortir ce soir-là, à une connaissance. L'enquête a démontré que le garçonnet connaissait l'ami de sa tutrice dans la mesure où il avait l'habitude de passer du temps avec lui. C'est aussi la raison pour laquelle l'enfant a accepté d'aller dormir chez l'ami de sa tutrice. En revanche, c'était la première fois que l'enfant dormait chez cet homme.
Aussi après avoir passé une bonne partie de la soirée à la fête foraine, l'enfant rentre dormir chez son gardien. Dans la maison, le gamin ayant peur du noir, demande à son accueillant de dormir avec lui.
Geste pervers
Pour comprendre ce qui s'est passé, la présidente du tribunal a lu les déclarations de l'agresseur qui a reconnu les faits tout au long de la procédure : « Son corps touchait mon corps et j'ai eu une érection. Je lui ai touché les fesses et le sexe. J'ai voulu le faire bander, mais je me suis arrêté car je savais que ce que je faisais était mal »
Bien que l'enfant ait été très touché et stressé par cette agression sexuelle, selon le rapport des experts, c'est en tout cas, lui qui a dénoncé les faits.
Pour la partie civile : « Mon client est un petit garçon assez volontaire et mûr pour son âge. Il considérait son agresseur comme un substitut paternel. Le fait qu'un gamin de 10 ans rejoigne le lit d'un adulte, car il a peur du noir, ne me paraît pas incompréhensible. Ce que je comprends moins, ce sont certaines déclarations de l'auteur des faits où il donne l'impression qu'il veut faire plaisir au garçonnet ».
Pour le parquet, « tripoter un enfant de 10 ans pendant qu'il dort, c'est un geste pervers. Je trouve insupportable que l'auteur veut mettre sa perversité sur le compte de l'enfant en disant que c'est parce qu'il le collait qu'il a voulu lui faire une fleur. C'est grave ». Et de réclamer 12 mois de prison assortis d'un sursis mis à l'épreuve de 3 ans.
La défense a simplement décrit son client comme quelqu'un d'immature qui n'a pas une relation sexuelle accomplie.
Dans sa décision le tribunal a suivi les réquisitions du parquet interdisant aussi le prévenu d'entrer en contact avec des mineurs et ordonnant son inscription au fichier des délinquants sexuels. Les juges ont fait droit à la demande de dommages et intérêts de la partie civile en octroyant 1.000 euros à la victime.
Bernard DORDONNE
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez