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« J'embauche d'abord une compétence »

Publié le mardi 02 novembre 2010 à 11H02 - Vu 296 fois


Claire Loiseau est assistante d'un architecte. Sa surdité ne l'empêche pas d'exercer pleinement sa fonction de technicienne.

Claire Loiseau est assistante d'un architecte. Sa surdité ne l'empêche pas d'exercer pleinement sa fonction de technicienne.


« Je n'ai pas embauché une personne handicapée mais une compétence », déclare sans ambages Alain Duval, directeur du Pact des Ardennes. Le responsable de cette association en charge de l'amélioration de l'habitat dans le département et qui emploie douze personnes, a engagé en CDI, Claire Loiseau, sourde à 100 %.
La jeune femme de 24 ans lit sans difficultés sur les lèvres de ses interlocuteurs et s'exprime oralement. «Cela a supposé au départ une attention plus soutenue des collaborateurs et quand vraiment c'est parfois difficile elle écrit sur un petit papier. » Technicienne, elle collabore avec les architectes de l'association et avoue n'avoir eu aucun mal à s'intégrer. « J'étais déjà venue en stage dans le cadre mon bac pro et je connaissais déjà l'environnement de la structure donc pour moi il n'y a eu aucun problème. »
Même satisfaction à l'Intermarché de Sault-lès-Rethel où deux caissières souffrantes de handicaps ont été embauchées. L'une d'elle, Stéphanie Fournier raconte : « J'exerçais avant dans le conditionnement de pommes de terre, j'ai eu un accident du travail qui m'a empêchée de poursuivre. Après deux ans de chômage, j'ai été embauchée et tout se passe bien car ici on prend en compte mon handicap. »
Pour le patron, Georges Camus, « le handicap n'a jamais été pour moi un frein. Au contraire même, les personnes en situation de handicap sont souvent plus motivées, souvent elles en veulent un peu plus ».
À Revin, depuis maintenant trois ans, ce sont trente-trois salariés de l'entreprise adaptée (entité de l'association formation emploi insertion des handicapés) qui travaillent au sein même du site de l'entreprise Ardam-Electrolux dans le cadre d'un atelier intégré. Cet atelier de sous-traitance réalise l'assemblage des panneaux arrières des machines à laver avec des postes de travail aménagés. La direction d'Electrolux est là encore entièrement satisfaite et a déjà renouvelé la convention de partenariat pour trois ans supplémentaires. « Les salariés des deux entités partagent vestiaires, zones de repos et restaurant, il n'y a pas de différence et tout se passe pour le mieux. » La question ne se pose même pas, signe d'une intégration vraiment réussie. Et Alain Lecocq responsable de l'atelier se réjouit de constater l'épanouissement de nombreux salariés « qui sentent désormais des personnes ordinaires et utiles à la société ». Autant de satisfecit de part et d'autre, donc.
Alix Pierret, chargée de mission handicap au Medef reconnaît pourtant que tout n'a pas toujours été aussi facile. « On voit au départ des entreprises hésitantes et qui ne pointaient que les contraintes. » Mais rapidement elles constatent le bénéfice qu'elles peuvent en retirer et « nombreuses sont celles qui, une fois la loi appliquée, sont convaincues ».
Car l'intégration des personnes dite en situation de handicap (pour mieux indiquer en cela que le handicap procède davantage de la relation à l'environnement que de la personne elle-même) devient souvent aussi l'occasion d'une motivation nouvelle pour tous les salariés, favorisant ainsi le dialogue social au sein même de l'entreprise.
Cette loi handicap, du 11 février 2005, qui renforce l'égalité d'accès à la cité et aux lieux de travail impose aux entreprises de plus de 20 salariés, un quota de 6 % de personnes atteintes d'un handicap. Plusieurs modalités sont proposées pour aider à l'intégration dans les meilleures conditions possibles. Cette loi a été toutefois renforcée à partir de 2010 en se montrant plus répressive concernant l'indemnité à payer en cas de non-application de la loi. « Cela peut atteindre un équivalent Smic à l'année », rappelle Alix Pierret.

Carl Hocquart
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BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

03/11/2010 à 00h10

"Je n'ai pas embauché une personne handicapée mais une compétence",dit un patron veanant d'embaucher une personne atteinte d'un handicap appelé la surdité. Le patron a donc vu un handicap et a reconnu qu'il n'est pas handicapant,puisque la personne sourde n'entend pas et lit sur les lèvres,mais est capable de s'exprimer à voix intelligible,et est capable d'éxécuter son travail; Que peut donc demander de plus un patron? Et le MEDEF ouvre un pole pour l'emploi des personnes handicapées!Il est vrai que la loi fait obligation d'embaucher un quota d'handicapés,mais,au-delà de cet aspect légal,le patronat semble lui-même vouloir prendre à coeur le problème des handicapés pour les intégrer dans le travail!

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