Publié le jeudi 04 août 2011 à 09H13 - Vu 290 fois
SAINT-QUENTIN (Aisne) Alors que le vol est condamné vivement par la population et l'Eglise, on apprend qu'il y a eu un antécédent.
DÉCIDÉMENT, on va de surprise en surprise. Au presbytère Saint-Martin, hier, au lendemain de l'arrestation des deux voleurs, on explique qu'il y a eu un précédent, il y a peu.
Le premier vol est passé en quelque sorte inaperçu, en tout cas les autorités se sont bien gardées de rendre l'affaire publique ! Peut-être parce que la superficie de tôles de cuivre retirées alors était bien moindre (quelques mètres carrés alors qu'on parle de près de 20 kg de cuivre pour ce 2 août). Le fait que les auteurs du premier vol n'ont toujours pas été identifiés a sans doute joué aussi sur la non-publicité de l'affaire.
Beaucoup de questions
Au presbytère Saint-Martin, on se rappelle avoir constaté les dégradations, il y a trois semaines environ, sans plus de précision. Le vol a en fait été commis le 13 juillet et le curé a déposé plainte deux jours plus tard. Qui sont les auteurs de ce premier vol ? Y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Le duo arrêté mardi au petit matin avait-il fait un galop d'essai ? A moins qu'il puisse s'agir de connaissance du duo qui aurait en quelque sorte donné le tuyau ?
Placés en garde à vue mardi matin, les deux Axonais, âgés de 37 et 26 ans, habitant Lehaucourt et Bellenglise, sans profession, déjà connus « des services de gendarmerie mais pas pour des antécédents graves », selon le commissaire David Boileau sont ressortis très rapidement du commissariat, quelques heures plus tard, sur décision du parquet. Cependant les policiers ont eu le temps de les entendre sur la nuit du 13 juillet. Ils ont assuré qu'ils n'étaient pas les auteurs, qu'ils n'avaient pas entendu parler du vol. En l'absence de preuves, d'indices, ils ne sont évidemment pas poursuivis pour ces faits.
Ils ont fait l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire uniquement en lien avec leur arrestation en flagrant délit. Ils ont rendez-vous au tribunal correctionnel pour vols en réunion et dégradations. Une audience fixée au 6 décembre, dans quatre mois donc.
Contrôle des ferrailleurs
Comment espéraient-ils écouler le précieux métal : marchandise encombrante car très surveillée par les forces de l'ordre ? Ils n'ont donné aucune réponse aux policiers. Ils ont assuré que c'était la première fois qu'ils tentaient ce genre de vol et n'auraient pas réfléchi à la manière d'écouler cette marchandise… Néanmoins, les policiers ont effectué le contrôle de plusieurs ferrailleurs mais les démarches n'ont rien donné de particulier.
En l'état, le mystère entourant le premier vol reste entier…
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