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Viols : la guerre entre une mère et sa fille

Publié le samedi 09 avril 2011 à 11H00 - Vu 837 fois


Me Bouchaillou,  avocat de la victime,  tente de lutter  avec énergie contre  les différentes versions des viols.

Me Bouchaillou, avocat de la victime, tente de lutter avec énergie contre les différentes versions des viols.


CHAUNY (Aisne). Le verdict est attendu lundi soir dans l'affaire de viols contestés à Chauny.  La mère de la victime, compagne  de l'accusé, a choisi son camp,  celui de son homme. Entre les deux clans, la lutte est implacable.

«QUEL est le rôle d'une mère ? » C'est la question posée hier après-midi par Me Bouchaillou, avocat de la victime, à sa maman. En apparence anodine, elle est cruciale. La réponse de son interlocutrice, corpulente, portant une ample chemise à carreaux, est particulièrement vive. « Une fois qu'on m'a démoli, je ne suis pas une mère. » Le ton est celui d'une guerrière. Son mari, maintenant décédé, avait été condamné pour le viol d'une de ses filles.
Elle n'avait pas cru à l'existence de ces agissements coupables. Celle fois, pas davantage pour son actuel concubin, Didier Devaux, âgé de cinquante-quatre ans. « Cela commence à bien faire. Qu'il soit jugé ou pas, je ne saurais jamais la vérité. Je ne crois plus en rien. Je ne sais pas ce qui s'est passé », explique-t-elle. Elle sait en dire beaucoup plus. Mine éteinte, chevelure sombre, elle semble bien lasse mais sa détermination jaillit. Elle soutient avec énergie son compagnon accusé de viols. « Nous nous sommes séparés dans les quatre-vingt-quinze fois. J'ai toujours des sentiments pour lui », dit-elle. Un de ses cinq enfants n'attend plus rien d'elle : « Notre mère a toujours fait passer sa vie de couple avant nous. »

Une lutte à mort


C'est donc une lutte implacable que se livrent la victime proclamée et la compagne de l'accusé. Une mère opposée à sa fille. C'est la guerre totale. Les liens de sang sont tranchés à la hache. « Est-ce qu'elle était consentante ? Je n'ai rien vu. Elle a eu combien de relations, d'hommes ? », s'interroge la mère à propos de celle qu'elle a mise au monde, âgée aujourd'hui de vingt-deux ans. Quand on sait que les faits peuvent concerner, au début, une fillette de treize ans, on comprend l'essentiel, l'existence de liens instinctifs démolis, le poids de la haine dans une ambiance glauque. La victime riposte : « Cela m'écœure. Je suis orpheline. »
La tâche de la cour qui va rendre son verdict lundi soir n'est guère facilitée par ses déclarations évolutives. « Cela fait seulement quelques jours que les souvenirs remontent. » Elle se décrit comme vierge lors du premier rapport forcé avec son beau-père et puis se contredit. Les ténèbres triomphent et il faut avancer à la bougie.
Me Herman, avocat de Didier Devaux, invite à se méfier des fausses évidences. « Violent peut-être, pas violeur », dit-il à propos de celui pour lequel il va plaider l'acquittement.
Thierry de LESTANG PARADE

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ficelle 02500

picardie

10/04/2011 à 21h09

la maman n'est pas protectrice de ses enfants !
Son mari décédé condamné por viol !
Un compagon accusé de viols !
Si je comprends bien la maman est plus femme que mère !
Cette maman à des lacunes concernant l'éducation de ses enfants.
" on ne nous dit pas tout"

topine60

10/04/2011 à 20h22

Mansa je suis bien d'accord avec toi!! Etant maman je ne vois comment une mère peut autant faire mal à ses enfants.Et oui elle dit bien que c'est sa fille qui a sollicité son beau-père, je suis bien placé pour le savoir car cette femme qui soutient ses maris pour les 500 euros de rsa qu'ils touchent tous les mois c'est la femme qui m'a mise au monde!! honte pour elle!!

MANSA

ici, là ou ailleurs

09/04/2011 à 21h56

Une mère qui ne voit rien, qui ne croit pas ses enfants, marié une première fois avec quelqu'un condamné pour viol, mais qu'elle estime toujours innocent. Bientôt, elle dira que c'est sa fille qui a sollicité les faveurs du beau-père: tout juste bonne à encaisser les allocs, et à laisser des gamins livrés à eux-mêmes: qu'ont fait les services sociaux, surtout après la première affaire ?

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