Publié le samedi 21 juillet 2012 à 11H00 - Vu 203 fois
Selon Didier Devaux, le chiffre d'affaires de l'unité saint-micheloise d'Eberspächer, est en augmentation depuis trois ans.
HIRSON (Aisne). Les résultats d'Eberspächer Saint-Michel sont positifs de l'avis de tous, pour l'année écoulée. Ce qui n'apaise par les craintes des salariés. Explications.
TOUT roule, chez Eberspächer Saint-Michel, en ce moment. Et tout particulièrement depuis deux jours. Mercredi, le chef de l'entreprise, Laurent Déon, les représentants du personnel et les représentants des syndicats se sont assis autour d'une même table. A l'ordre du jour du comité d'entreprise, les résultats du site saint-michelois. « Positifs », de l'avis de tous.
« Notre unité a réalisé d'importants bénéfices et est en excellente santé financière », commentait avant-hier Didier Devaux, représentant de la CGT locale. « Ça a été une excellente année », indiquait, quant à lui, Ludovic de Barros, délégué du personnel.
Qui dit mieux à quelques semaines de l'annonce de la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, chez PSA, et pour lequel Eberspächer sous-traite une partie de ses pots d'échappement notamment ?
« Nous avons parlé de PSA entre nous, il y a des inquiétudes, mais pour l'instant, ce ne sont que des dires. Nous n'en savons pas davantage », confie Ludovic de Barros, avant de reconnaître : « Cette année, nous n'avons pas à nous plaindre, c'est vrai. » Didier Devaux donne, lui, une explication : « Ces résultats sont possibles car le groupe Eberspächer s'est doté d'un service recherche et développement très actif et performant. » De bonne augure pour les années à venir ? Pas vraiment.
Car d'une part, les carnets de commande n'ont que quelques mois devant eux. En d'autres termes, l'industrie automobile est volatile. Et avec elle, sa production et ses bénéfices.
France ou Tchéquie ?
D'autre part, au sein même du groupe, celui d'Eberspächer, la concurrence peut être rude. « Lors du CE, l'expert s'est montré plus réservé quant à 2013 et 2014. » Selon Didier Devaux, tout dépendra de la répartition de la production entre les différents sites. Et le site de Saint-Michel, s'il est le seul à creuser des pots catalytiques en France, il n'est pour autant pas seul au monde. « Il y a un même site en Russie, et plus proche, un même site en Tchéquie. » Une coïncidence ? Les unités tchèque et saint-micheloise partagent le même directeur. « C'est la raison pour laquelle on ne le voit que deux jours par semaines ou tous les 15 jours. »
Pour Ludovic de Barros, Laurent Déon n'est pas un mauvais directeur. L'un de ses seuls défauts ? « Nous comparer avec le site de Tchéquie. Sauf qu'il y a une différence entre eux et nous : le code du travail. »
L'été n'en a donc pas fini de s'éterniser. A la rentrée, direction et salariés, 250 aujourd'hui alors qu'ils étaient 380, il y a 15 ans, devraient se rencontrer pour éclaircir l'avenir. Du moins c'est ce que souhaitent délégués, représentants et salariés.
Delphine OLIVA
Nous n'avons pas réussi à joindre le directeur du site, Laurent Déon.
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