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Un projet d'écoquartier

Publié le mercredi 01 décembre 2010 à 12H00 - Vu 264 fois


Les propriétaires  des parcelles ne sont pas prêts à vendre.

Les propriétaires des parcelles ne sont pas prêts à vendre.


Détruire  un espace  de verdure  pour y mettre  un écoquartier, c'est le paradoxe que pointent  du doigt  les détracteurs  de ce projet  à Ressons-le-Long.

VOILÀ leur quiétude troublée. À Ressons-le-Long, des habitants du secteur de la Trésorerie, dans le centre bourg, voient d'un mauvais œil le projet d'écoquartier décrit dans le bulletin communal de novembre dernier. Un numéro d'ailleurs spécialement et entièrement dédié à la description de ce projet. Le maire Nicolas Reberot et son équipe y expliquent que la commune a engagé la réalisation d'une étude en vue de cet aménagement : « En raison de la demande locale en terme d'habitat et conformément aux orientations du schéma de cohérence territoriale ». La commune « souhaite pouvoir proposer une nouvelle offre de logements. »
Un écoquartier, c'est quoi ? C'est un projet d'aménagement urbain, dans la veine du développement durable, destiné à limiter l'empreinte écologique de la construction.

« Pas à la campagne »

Définition dans le bulletin municipal : c'est « un quartier dont l'impact sur l'environnement est limité et qui est conçu de manière à favoriser la qualité de vie, la mixité et l'intégration sociale ». Autant dire que du côté du secteur de la Trésorerie, cela fait doucement rire les habitants. Mais un rire jaune.
Depuis quarante ans, les époux Marin vivent au bout de la rue du Marais-Saint-Georges. Tout autour de leur maison, des étendues de champs, de prairie et un bois. Ce projet exemplaire est, selon eux, « paradoxal. Il consisterait à détruire un vaste espace vert existant, comprenant un bois de feuillus abritant des espèces protégées (chouette effraie, écureuils, piverts, grimpereaux des jardins…), un rucher, des prairies et des champs et un large chemin vert apprécié des promeneurs ».
Opposés au projet, ils font circuler, avec d'autres habitants du quartier, une pétition. Ils auraient déjà collecté une soixantaine de signatures.
Pour les détracteurs du projet, un écoquartier « se justifie à la ville, pas à la campagne ». C'est, en fait, autant le projet que la méthode peu participative que contestent les riverains du secteur de la Trésorerie. Muguette et Gérard Marin expliquent avoir découvert « dans les premiers plans, deux maisons dans notre verger ! ». Sans en avoir été averti au préalable.

Il y a trente ans

René Petit est dans le même cas. Ce monsieur de 85 ans ne veut à aucun prix se séparer de son petit bois, hérité de ses grands-parents. Ni à 3 euros du m2 comme le lui propose la commune ni « plus cher. Je veux le garder. J'y ai beaucoup de souvenirs. Mes grands-parents y cultivaient un hectare de jardin à la main ». La valeur sentimentale n'a pas de prix et pourtant, c'est bien là que l'écoquartier doit prendre racine.
Nicolas Reberot, le maire, justifie la pertinence de son projet par son ancienneté : l'idée d'aménager ce secteur « à vocation d'habitat à court et moyen terme » existait, déjà il y a trente ans. Idée reprise en 2004 lors de l'élaboration du plan local d'urbanisme. En attendant le rapport du cabinet mandaté par la commune pour établir un diagnostic faune flore que le maire espère pour « le premier trimestre 2011 », la perspective de ce projet « tourmente nos vieux jours », note Muguette Marin.
Ludivine BLEUZÉ

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Les dernières contributions


Commentaires anonymes

28/01/2011 à 14h33

Et actuellement ce terrain est inondé, il joue son rôle d'éponge puisque ce secteur est un marais.
La préservation des zones humides est une nécessité pour éviter que l'eau ne soit directement entraînée vers la rivière avec le risque de crues et d'inondations..

Commentaires anonymes

15/12/2010 à 13h55

Je croyais qu'en France, la propriété privée était un droit mais je vois qu'un jeune maire de 32 ans peut transformer à sa guise un village sans l'approbation des propriétaires des terrains convoités, au nom de "l'intérêt général", envisager de les exproprier probablement pour construire un lotissement dont on ne sait s'il est vraiment une nécessité, le village ne proposant aucun service à part l'école et le bassin de l'emploi étant en crise. Un quartier-dortoir, probablement, qui va demander des investissements très coûteux car il n'y a pas que la construction et l'aménagement mais aussi l'adduction d'eau, les voies routières (c'est déjà la galère pour aller à Vic par la Nationale), les déchets...Mais sûrement qu'une commune de 790 habitants a les reins suffisamment solides pour assumer un endettement.

Commentaires anonymes

05/12/2010 à 12h02

Par Saint-Georges, ne réveillons pas le dragon de la Trésorerie !!

Commentaires anonymes

02/12/2010 à 12h14 | 1

Dans mon village, les habitants n'ont pas voulu de création de lotissement et au final, tout le monde s'en trouve satisfait, des hangars sont transformés en maisons ; là où une place est libre, à l'intérieur du village existant, des maisons individuelles se construisent. Les constructions s'intègrent dans le village en douceur et les espaces verts naturels sont respectés.
Le secteur de la Trésorerie n'est pas une "DENT CREUSE" ainsi que le nomme la municipalité mais un itinéraire de promenade charmant, une respiration, un parcours de santé, un lieu où les oiseaux, les animaux peuvent vivre en toute tranquillité, un corridor vert...

Laminette

02/12/2010 à 04h21 | 2

Un écoquartier ! Et quoi encore !

Détruire, saccager, anéantir des années d'efforts pour préserver la beauté et la tranquillité d'un magnifique village, voilà la marque qu'un maire ambitieux propose d'imprimer pendant son mandat.

Ressons le long est un village dont la tranquillité et la qualité de vie font le bonheur de ses habitants, des promeneurs qui découvrent des sentiers et des bois magnifiques, des ornithologues, des botanistes, des visiteurs...

Le projet d'écoquartier n'a pas lieu d'être. La quiétude des lieux doit être protégée. Et surtout, celle de ses habitants mérite le respect.

BTY

02/12/2010 à 02h40 | 1

Ce n'est pas parce qu'un projet est ancien qu'il est valable !

D'ailleurs, l'aménagement du secteur de la Trésorerie a été REFUSE il y a 30 ans pour des RAISONS TECHNIQUES ET ENVIRONNEMENTALES, ce qui n'est, bien sûr, pas précisé dans le bulletin municipal.

air2rien

01/12/2010 à 22h14 | 2

Hélas! Sous l'étiquette du "tout durable", les terres agricoles, bassins versants herbeux, ou simples taillis, autrefois sauvegardés par des P.O.S respectueux de la vie et de la nature, sont aujourd'hui la proie des investisseurs comme des maires soucieux de leur image politique par des P.L.U invasifs lancés tout azimut. Avec des réunions de présentation, concertation,puis décisionnelles où, comble de l'équité, dans un village proche de Chateau-thierry, le représentant de la chambre d'agriculture était celui -même, habitant du village, qui voyait avec intérêt, des terres agricoles et humides, achetées 20ans avant, et laissées depuis à l'abandon, enfin promises à l'urbanisation.

Commentaires anonymes

01/12/2010 à 14h53 | 1

L'idée d'aménager ce quartier date de 30 ans et n'a jamais été réalisé, c'est donc que ce projet n'avait ni la faveur des élus, ni celle des habitants.
Construire des maisons alors que plusieurs sont à vendre dans le village, n'est-ce-pas curieux ?
Ressons, un village tranquille qui ne propose aucun service à part l'école (pour l'instant car qui dit qu'un pôle scolaire intercommunal ne sera pas créé ?) a t-il besoin d'un "écoquartier" ?
Ce qui est sûr, c'est que les bureaux d'études sont gagnants, que le projet se réalise ou pas.
Quant au diagnostic flore, encore une dépense qui pourrait être évitée, qu'on demande aux riverains ce qu'ils voient comme animaux et comme plantes, certains sont très compétents en la matière...

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