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Un officier condamné dans les services de renseignement !

Publié le jeudi 30 juin 2011 à 10H51 - Vu 1135 fois


« C'est un homme qui, depuis, ne fait plus parler de lui »,

« C'est un homme qui, depuis, ne fait plus parler de lui »,


AISNE. La gendarmerie nationale a reclassé en interne un officier condamné pour agressions sexuelles. L'institution relativise et plaide non coupable.

C'EST peu dire que la gendarmerie nationale, du commandant de groupement à celui de la région Picardie, tenait à ce que le parcours de l'un de ses gradés soit le moins visible possible. Or, il semble bien que l'élément gêne et sans doute pas seulement dans la troupe des militaires retors. Depuis un peu plus d'un an en effet, un officier objet de poursuites judiciaires depuis 2009 et condamné le mois dernier par le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne) pour des faits d'agressions sexuelles, œuvre dans le périmétat-major du Bruno Louvet, le colonel patron de la gendarmerie dans le département. Il est intégré au centre opérationnel de renseignement de la gendarmerie, le Corg (ex-Cog). C'est un lieutenant, devenu depuis capitaine*. Il a 52 ans.

Une seule plainte


L'homme, dont le général de région Maizy est bien obligé d'admettre la présence dans l'Aisne, a effectué une grande partie de sa carrière en Seine-et-Marne. En 2007, il dirigeait le regroupement de brigades de Château-Landon et Beaumont-du-Gâtinais. C'est dans ce département de la grande couronne parisienne que trois femmes ont été approchées au-delà de l'acceptable par ce gradé qui, au surplus, avait autorité sur elles. Une seule de ces gendarmes, alors adjudante-chef, a déposé plainte, et pour des faits graves de nature clairement sexuelle. Le cas des deux autres militaires a été étudié et, semble-t-il, en l'absence de plainte de leur part. Seuls les éléments confiés par ces dernières auraient cependant été retenus dans la procédure.
« Dès que la hiérarchie a eu connaissance de ces faits, elle a procédé à une enquête interne », relève le colonel Louvet. « Toutes les parties ont été entendues et une procédure disciplinaire a été mise en œuvre. L'une de ses manifestations a été la mutation de cet officier. C'est d'ailleurs moi, lorsque ce lieutenant est arrivé, qui ai procédé à la clôture de ce volet disciplinaire. »

Ecarté six mois

Le maintien dans l'institution militaire d'un officier de gendarmerie soupçonné d'agressions sexuelles dès 2007, et définitivement condamné depuis mai dernier, suscite évidemment maintes réactions. « Le contexte pénal et la sanction disciplinaire ne sont pas liés, précise pourtant le colonel Louvet. A tous les niveaux, le dossier de ce gradé a été minutieusement étudié. Il est clair qu'il a commis des fautes, mais il est évident aussi qu'entre les accusations de départ, quand il était quasiment question de viol, entre les réquisitions du procureur et le jugement final, il y a beaucoup de différences. Et du reste, la seule plaignante a été déboutée. »
Avant d'intégrer les effectifs du groupement, l'ex-lieutenant a fait l'objet d'un « retrait d'emploi » pendant une période de six mois « parce qu'il était hors de question de le laisser en contact avec les personnes qui se plaignaient de son comportement ». Dans l'Aisne, il ne bénéficie pas de l'habilitation d'officier de police judiciaire, et s'il n'est plus directement dans le commandement, il a des subordonnés sous ses ordres. « C'est un homme qui, depuis, ne fait plus parler de lui », souligne son supérieur. « Et pour avoir suivi son dossier de très près, je peux vous assurer qu'il n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur. » Imagine-t-on pouvoir un jour lire exactement l'inverse ?
Yves KLEIN
* Le grade de capitaine est le seul qui s'obtient mécaniquement à l'ancienneté.

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Les dernières contributions


guiguifabsyl

01/07/2011 à 16h01

Pensez-bien à lire également les annexes, dont celle intitulée: "Une connaissance du général"
Toujours plus loin dans le culot, même la main dans le pot de confiture..... "Non m'sieur, c'est pas vrai !!!!!"

nono41

01/07/2011 à 13h58

des individusent encore être des rois, des nobs qui croient que tout leur est dû ils vivent dans un monde a part et bien protégés par leur hierarchie

Bertrand Duc

Reims

01/07/2011 à 12h19

Il serait bon de préciser sous la photo de votre article qu'il s'agit du commandant de groupement, le colonel Louvet en l'occurrence, et non le capitaine dont il est question. N'étant pas précisé, cela peut porter à confusion.

radar51

epernay

01/07/2011 à 11h01

magouille magouille..........sont au premier plan .....ont a besoin d eux mais pas de lui ..........REVOCATION .

guiguifabsyl

01/07/2011 à 10h03

Je suis le mari de la fameuse gradée!!!
Plusieurs précisions:
LES TROIS femmes ont porté plainte !! (Non Mr Louvet, il n'y a pas qu'une seule plaignante !!!!!!!)
Encore un parfait Officier de Gendarmerie, ce Mr Louvet: "Il ne s'est presque rien passé, ça n'est pas si grave, il n'a rien fait depuis etc etc..."
Que de discours qui perdurent depuis deux ans !!!
Pour être précis, la "seule plaignante" (il y en a trois) n'a pas été déboutée !!!! Les faits ont été reconnus, l'accusé lui-même a reconnu à la barre ses "érections" et la relaxe a été prononcée car mon épouse avait, dans ses déclarations, initialement dit qu'elle avait réglé cette affaire elle même et par ailleurs, la défense, aidée de la belle hiérarchie gendarmique, a traîné mon épose dans la boue, sachant que cette dernière avait déjà été victime des mêmes faits par un supérieur qui avait été muté et pris le grade d'Officier !!!! (Bis répétitas ????????)

Lulub

01/07/2011 à 00h33

Ah décidement , pauvre femmes , a qui devons-nous faire confiance

c'est désolant , je plains ces femmes , comment faire confiance après cela !

pascal_08

30/06/2011 à 23h14

une "brebis galeuse "doit etre ecartée , que la justice fasse son travail , envers se donneur de lecon de moral !

KELLERMANN

30/06/2011 à 21h45

Comme on peut le constater, les loups ne se mangent pas entre eux.
Quant au grade, il ne s'obtient pas au mérite comme pour les sous officiers,
mais mécaniquement et à l'ancienneté en ce qui concerne les officiers et ceci
jusqu'au grade de colonel.

Commentaires anonymes

30/06/2011 à 20h06

Etant condamné pour agréssions sexuelles celui ci aurait du étre révoqué sans attendre car essayer de rentrer dans la gendamerie aprés avoir été condamner pour un un simple vol de denrée alimentaire pour nourrir vos enfants vous m'en direz des nouvelles !!!!!!

BIKER

Région EPERNAY

30/06/2011 à 19h35

Pas de place dans ce corps d'élite d'un Officier condamné pour les faits évoqués dans l'article!!!

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

30/06/2011 à 18h26

Encore une affaire qui ne donne pas une bonne image de l'institution, bien que heureusement pour la quasi totalité, les gendarmes sont d'honnêtes personnes ! Mais que fait encore cet homme au sein de la gendarmerie ?

sebreims

Epernay

30/06/2011 à 17h46

LA GRANDE MUETTE................

Honteux de voir ça ! Et certainement insupportable pour la victime

HAWK51

30/06/2011 à 15h45

On dit toujours que le linge sale se lave en famille. Maintenant que fait la famille et que décide t-elle dans ces faits là.
Pourquoi, ces femmes, aussi gendarmes, n'ont-elles pas porter plainte de l'autre côté du mur, en zone neutre, soit auprès des policiers.
Il faut rappeler quand même que "l'habit, malheureusement, ne fait pas toujours le moine".

lucreims

reims

30/06/2011 à 15h22

Effectivement je suis surpris que l'on ne donne pas son nom et la peine de prison comme le demande haibituellement l'ensemble des lecteurs de ce forum !!!!

Le Furtif

Marne

30/06/2011 à 12h48

Effectivement, je suis surpris qu'il porte encore l'uniforme !

MANSA

ici, là ou ailleurs

30/06/2011 à 12h35 | 3

Il est clair que la sanction judiciaire et la sanction disciplinaire sont distinctes l'une de l'autre. D'autant plus distinctes que la jurisprudence admet une sanction disciplinaire même lorsque l'affaire a bénéficié d'une relaxe au niveau judiciaire. Mais au delà de ces considérations de droit, est-il normal que quelqu'un qui a gravement tâché l'uniforme qu'il porte soit toujours autorisé à le porter ? D'autant que la gendarmerie, qui demeure un corps d'armée, même s'il a été placé dans le giron de l'intérieur, peut mettre d'office quelqu'un en retraite. Sans compter le licenciement pur et simple évidemment

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